Accueil Cabriolet Essai Nouvelle Porsche Carrera 4S Cabriolet: Comportement routier (2/2)

Essai Nouvelle Porsche Carrera 4S Cabriolet: Comportement routier (2/2)

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Il est donc temps de voir comment se comporte cette nouvelle 911 et sa fameuse boîte PDK en condition réelle. Le parcours choisi nous a permis de tester la boîte sur route/ville (à-coups), autoroute (consommation) et enfin circuit (vitesse passage des vitesses/endurance).

La première partie du voyage s’effectue en ville. Après avoir réussi à « incruster » notre ami cameraman Alain dans le strapontin arrière, nous avons pris tranquillement la direction des champs.

En ville la voiture est facile à conduire, relativement discrète, peu bruyante. En un mot « sobre ». Loin du look ostentatoire de ses cousines italiennes. Pour notre premier test de la boîte PDK nous activons le mode auto. Les vitesses s’enchaînent sans à-coups, on ne rencontre pas de perte de puissance, bref rien à voir avec la boîte robotisée d’une Smart Roadster! Ce premier contact est plutôt convaincant. Nous arrivons finalement sur l’autoroute. C’est sur ce type d’axe routier que l’on peut apprécier pleinement les bénéfices d’une boîte à 7 rapports. En effet, « caler » à 130Km/H, le septième rapport enclenché, le compteur tour affiche à peine 3000 tours/minute!

Malgré le fait que la voiture de notre essai soit un cabriolet, le niveau sonore est respectable, l’épaisseur de la capote jouant parfaitement son rôle. Et au niveau de la consommation me direz-vous? C’est plutôt raisonnable pour une voiture de 385 chevaux et de 3,8 litres de cylindrée. On tourne en consommation instantanée aux environs 8-9 litres. Légèrement au dessus de ce qui est annoncé dans la brochure technique (Optimisme légendaire des constructeurs). Quoi qu’il en soit le chiffre reste raisonnable.


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Nous quittons l’autoroute pour rejoindre le circuit de Dreux. Le temps de faire quelques plans extérieurs de la voiture, et nous voilà parti sur la piste, impatients de tester le PTM (Porsche Traction Management) ainsi que le PSM (Porsche Stability Management). Ces deux aides ont pour but de maîtriser la fougue du flat 6 positionné en porte à faux arrière et  il faut reconnaître que sur une piste humide et particulièrement froide, cela est plutôt nécessaire. Suspension réglée sur le mode sport, PTM et PSM activés, la voiture est comme sur un rail. Même aux endroits les plus détrempés, la voiture ne bronche pas. Il faut insister lourdement pour que l’arrière décroche. Mais très vite le PTM se met en marche et canalise le couple de manière optimale afin de couper la dérive au plus vite. Remarquablement efficace.

Un bon point qui pourra aider certains propriétaires en cas d’intempéries notamment. Personnellement, la seule aide que je peux concevoir est l’ABS. Alors nous profitons d’un changement de caméra embarquée, pour toutes les déconnecter. Et là, on comprend mieux l’efficacité de ce type d’aide… Le comportement est transformé. La voiture devient joueuse, plus délicate à « piloter » (sans pour autant être une caisse à savon). La mise en dérive est facilitée et la conduite sur filet de gaz devient un vrai bonheur! On se prend à chercher la perte d’adhérence juste pour le plaisir de maîtriser la glisse… Un régal!

Malheureusement, une ombre vient noircir le tableau. La fameuse boîte PDK… Je vois d’ici vos mines déconfites… Rassurez-vous, ce n’est pas le fonctionnement général que je remets en cause, mais plutôt « l’interface » Homme-machine. Je m’explique. En mode séquentiel, il est possible de passer les vitesses soit au volant, soit au levier de vitesse. Commençons par le moins négatif: le levier. Facile d’utilisation, il tombe sous la main. Contact agréable bonne prise en main. Par contre, pourquoi les constructeurs s’entêtent-ils à inverser les boîtes? Pousser le levier pour monter les vitesses et le tirer pour rétrograder n’a rien de naturel! Habitué des boîtes « course » Christophe L. nous gratifiera de quelques loupés du à cette inversion (je vous l’avais dit, rien de bien méchant, mais c’était mon petit coup de gueule!). Pour le plus négatif, j’insisterai sur le manque de touché des commandes. Il est louable de la part de Porsche d’avoir mis sur le même pieds d’égalité les Gauchers et le Droitiers, mais cela est plutôt déstabilisant. En effet généralement un côté est destiné à monter les rapports et l’autre à les descendre. Mais le plus troublant est dans le ressenti des « Bouton-Palette ». Malgré notre bonne volonté, nous n’avons pas été convaincu par la chose. Cela restera pour nous LE seul point noir de cet essai.

Pour conclure, cette dernière évolution est particulièrement réussie, tant au niveau esthétique que technique. Aussi bien utilisable au quotidien que pour une petite session sur circuit, la Porsche 911 4S sait séduire son public. La nouvelle boîte PDK n’y est d’ailleurs pas étrangère. Cependant, nous espérons que pour la prochaine évolution de son modèle mythique, la firme de Stuttgart reverra son système de commandes au volant.

Remerciement au service presse Porsche pour sa disponibilité, ainsi qu’à Bruno Tondu et Laurent Fresnais de Pro’pulsion pour nous avoir gentiment accueilli sur leur circuit…

A voir: Essai Nouvelle Porsche Carrera 4S Cabriolet : Les nouveautés (1/2)

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