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Mondial de l’Auto 2008 Live : essai de la Microcar M.Go électrique

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Longtemps, les électriques ont constitué une part non négligeable de la production de voitures sans permis. Avant de disparaître inexplicablement dans les années 1990. Aujourdhui, les principaux acteurs du marché sy mettent. Après Aixam-Méga, cest au tour de Microcar et Ligier de sy (re)mettre. Le retour de la poupoune électrique (et non de la foufoune électrique, bien connue des Montréalais) Nous avons pu essayer le prototype de la Microcar M.Go électrique dans les rues de la capitale.

A première vue, la M.Go est une voiture sans permis comme les autres. Son style, rehaussé par de jolies jantes alliage, est plutôt réussi pour un modèle de ce type. Sans atteindre le charme de certaines Chatenet, on est loin du style désuet de la Ligier X-Too ou de l’aspect bricolage de la JDM Aloès. A l’intérieur, la finition est acceptable, en tout cas dans les normes du marché.

Côté technique, la M.Go est une pure électrique. Elle compte sur des batteries Lithium-Fer pour stocker son énergie. D’une conception simple, elle ne dispose par de récupération d’énergie au freinage. Son autonomie varie de 80km (pour la version permis B1 d’une vitesse maxi de 70km/h) à 150km (pour la version sans permis avec pack longue durée). Il suffit de quatre heures pour recharger les batteries. Un modèle sur lequel Microcar a appliqué l’expérience acquise avec la Zenn nord-américaine.

La version essayée est un modèle prototype encore en développement, notamment au niveau de la transmission. La version définitive sera commercialisée au printemps prochain, pour un tarif compris entre 16 000 et 20 000 €. Comme sur toutes les voitures électriques, on a l’impression que rien ne se passe lorsque le contact est mis. Une fois le levier en position Drive, la M.Go s’élance en douceur. Cette petite auto est facile à conduire, malgré l’absence de direction assistée. Celle-ci s’avère superflue, eu égard à la monte pneumatique et à la faible masse. D’ailleurs Smart applique la même politique avec la Fortwo.

Une fois en ville, la M.Go rassure avec une accélération de bon aloi, tout à fait sécurisante. On n’a pas l’impression d’arriver aux limites du moteur à 45km/h. C’est l’avantage de cette motorisation électrique, qui apporte une accélération constante. Le plus agréable reste toutefois la facilité de conduite dans les embouteillages. Un policier zélé ayant créé un bouchon sur toute l’avenue de la Porte d’Issy, j’ai eu tout le loisir de profiter du silence (quoique la 309 diesel à côté de moi se faisait un peu trop entendre) et de l’agrément procuré par l’absence de boîte de vitesse. Dès que la circulation reprend son cours, le moteur électrique se fait entendre. Il reste toutefois beaucoup plus discret qu’un moteur thermique (qui est déjà proposé sur la M.Go). Une myriade de petits bruits se manifestent dans l’habitacle, signe qu’il s’agit encore d’un prototype. Des « musiques » qui seront éradiquées d’ici à la commercialisation. Dans un trafic fluide, la M.Go se comporte efficacement. Le seul reproche concerne le temps de latence au démarrage lorsqu’on appuie à fond sur l’accélérateur. Un peu gênant pour le « grand prix des feux rouges ». Au final, la M.Go semble donc bien née.

Le tarif de cette puce peut sembler élevé, comparé à ce qu’on estime pour les Heuliez Will (si elle sort un jour) ou la Pininfarina Bo. Mais il ne faut pas oublier qu’une voiture sans permis standard affiche un prix proche de celui d’une citadine, petite série oblige. La M.Go représente donc certainement l’avenir de la voiture sans permis. Une sorte de retour vers le futur…

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