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Vidéo – Touring Cup ROC contre Porsche 911 : Duel du siècle au Paul Ricard HTTT

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Il y a quelques mois, Leblogauto avait la chance dessayer une voiture de course pas comme les autres. Malmenée par Arnaud Remy sur le circuit du Pole Mécanique dAlès, cette voiture de course avait la particularité davoir fait rouler TOUS les grands champions du sport automobile mondial : Michael Schumacher, Jenson Button, Séb Loeb, David Coulthard ou encore Marcus Gronholm ont tous posé leurs fesses dans le baquet des Touring Cup préparées par Solution F et utilisées à loccasion de la Michelin Race Of Champion, ce ballet annuel qui rassemble tout le gratin des pilotes pour un beau week-end de drifts contrôlés, le tout dans un stade surchauffé comme en 2007 à Wembley. Leblogauto a retrouvé la trace de ces beaux protos déguisés en Opel Astra, cette fois-ci dans le cadre toujours somptueux du circuit Paul Ricard HTTT. Et bonne nouvelle, les Touring Cup ROC étaient loin dêtre seules

Schumi et Marcus sont dans un stade de foot

Traitée sur le Blog Auto en live intégral dans sa dernière édition – celle de décembre 2007 – la Michelin Race Of Champion est donc, pour rappel, une sorte de manifestation « All-stars » où sont présents les meilleurs pilotes de chaque discipline auto ( et même parfois moto ). Tout ce joli monde se départage à chaque fois deux par deux à raison dun duel en super spéciale aménagée et la ROC 2007 avait été remportée par un surprenant Mattias Ekström au nez et à la barbe de Michael Schumacher.

Silhouette de rêve

La Touring Cup est donc lun des outils principaux pour départager tous ces champions pendant la ROC. Vous connaissez quasiment tout de cette Touring Cup si vous avez lu lessai détaillé par Arnaud Remy en début dannée mais je vais quand même rappeler les caractéristiques principales de la bête :

La Touring Cup cest un châssis tubulaire ultraléger qui accueille en position centrale arrière un V6 3,5 litres Nissan, le tout caché sous une carrosserie en fibre de carbone imitant dassez près les lignes dune Opel Astra.

Bien évidemment, la comparaison avec la paisible berline allemande sarrête à cette silhouette ressemblante : Moteur à larrière, châssis tubulaire, plus de 310 chevaux et seulement 950 kilos en font une authentique voiture de course capable de bien plus que sa fiche technique ne le laisse penser.

Arnaud Remy sen était déjà rendu compte lors de lessai sur le circuit dAlès, alors il me restait à jauger cette machine par rapport aux quelques supercars déjà testées sur le Paul Ricard par Leblogauto : Corvette C6 2008, Lamborghini Superleggera, Lotus Exige 255 et surtout, Ariel Atom 300 et Porsche 997 GT2.

Et comme autres moyens de comparaison, nous allions pouvoir aussi la mesurer face aux voitures présentes ce dimanche dernier au Paul Ricard dans une journée organisée par People Organisation. Quest-ce que People Organisation? Une société de communication / Évènementiel tendance VIP que les initiés connaissent entre autres pour sa capacité à organiser dimpressionnants rassemblements automobiles bien différents de ceux visibles le vendredi soir sur le parking de certains supermarchés Résultat : En même temps que les Touring Cup roulaient un grand nombre de supercars. Une multitude de 430 Scuderia, des 430 Challenge, quelques 997 GT2, une Ultima GTR et même quelques monoplaces GP2 à coté de certaines légendes du Mans comme une très belle Ferrari BB512LM.

Solide comme un ROC

Il ne sera hélas pas possible pour moi de prendre le volant dune des Touring Cup ce dimanche-là, la faute à un planning surbooké pour les quatre autos présentes, mises à disposition pour loccasion par Volant Touring Cup qui organise des stages de pilotages sur ces impressionnantes machines. Tant mieux, ce sera loccasion de vérifier ce que vaut vraiment cette auto aux mains dun « bon pilote », qualificatif que je suis loin – très loin – de pouvoir revendiquer ( personne nest parfait! ).

Alors cest Stéphane Pourquiè qui se chargera de me monter où sont les limites de la Touring Cup. Bonne pioche puisque Stéphane connaît lauto comme sa poche : Lhomme est vice-champion du championnat Touring Cup 2007 et pilote régulièrement lauto dans le cadre des courses VdeV.

Quant à moi, après avoir rapidement briefé Stéphane ( « essaie de tout faire pour impressionner les lecteurs » ), je minstallait en copilote pour filmer et chronométrer les temps de lauto.

Installation ROCambolesque

Le problème de la Touring Cup, cest quà la base elle est prévue pour embarquer un seul baquet, celui du pilote. Alors quant Solution F y a rajouté un siège passager, il a fallu composer avec un habitacle à lergonomie un peu délicate. Du coup, après mêtre longuement déchiré les ligaments des jambes et des bras dans tous les sens pour réussir à mintroduire dans le cockpit de lauto, et faufilé péniblement entre les gros arceaux de la cage tubulaire, je devais maintenant composer avec un espace aux jambes aussi important quà larrière dune Smart.

Slim-FAST

Encore mieux : Cest lété et dans le sud de la France il fait beau et chaud. TRES chaud. Ce dimanche-là, sous le soleil provençal la température de lhabitacle des Touring Cup tournait autour des 38 degrés. Mais 38 degrés, ça parait très frais dès que lon met en route le gros V6 installé à quelques centimètres de ma tête et dun habitacle dépourvu de la moindre isolation. En marche, le thermomètre grimpe donc à 45 degrés et la Touring Cup se transforme en un sauna doù vous sortirez avec quelques kilos en moins. Très pratique avant daller à la plage.

Cest parti

Pendant que les premières gouttes dégoulinent sur mon front, nous nous élançons dans la pit-lane derrière deux autre Touring Cup avant denvoyer enfin les gaz au feu vert.

Et quel gaz!

En montant dans la Touring Cup, je métais dis « 315 chevaux pour 950 kilos, ça fait un bon rapport-poids-puissance », sans plus. En fait, javais oublié un paramètre important : Cest une voiture de course. En ce sens, ses performances ne sont comparables avec aucune auto homologuée sur route. Cest bête à dire, mais cela permet tout simplement de comprendre comment une auto de seulement 315 chevaux peut ridiculiser des supercars de 600 chevaux : Pneus slick, rigidité à toute épreuve et toute une équipe de mécaniciens autour pour régler la voiture et ladapter au circuit font que les 430 Scuderia, 997 GT2 et 599 GTB rendaient plus de 15 secondes au tour à notre Touring Cup.

Grâce au poids plume et surtout aux slicks, la Touring Cup accélère très fort. Mais limpression daccélération est encore intensifiée par le volume sonore du bloc 3,5 litres ( à la base celui de la Nissan 350Z ) à léchappement libre qui hurle tellement fort quil fait trembler tout lhabitacle de lauto. La tenue en virage est hallucinante et ferait passer une Ariel Atom 300 pour une grosse berline américaine des année 70. Tout aussi marquant, la dureté des suspensions faisant confondre les vibreurs du Paul Ricard HTTT avec dénormes trottoirs!

Au final, le seul endroit où les supercars routières pouvaient se défendre était la grande ligne droite du Mistral grâce à une vitesse de pointe supérieure. Pour le reste rien à faire, la Touring Cup passait trop vite

Duel

Mais elle nétait pas la seule à passe trop vite. En même temps la Touring Cup, roulait une étrange Porsche 911 aux couleurs Gulf bleues et oranges un peu trop rapide pour être honnête. Et pour cause : Il sagissait en fait dune 911 préparée par Mougins Autosport, un spécialiste Porsche basé entre Cannes et Monaco.

Un train arrière de 911 Type 930 Turbo, un train avant de 964 RS, un châssis complètement modifié pour la course, un flat-six préparé et dénormes slicks : Effectivement cette Porsche nétait pas une 911 comme les autres. 330 chevaux pour 960 kilos au final, soit presque exactement la même chose que la Touring Cup.

Ainsi, il était fatal que ces deux autos se trouvent sur la piste étant donné quelles étaient toutes les deux extrêmement bien pilotées.

Tombées nez à nez au hasard dune sortie des stands, la Touring Cup et la 911 allaient se lancer dans un duel à couteau tiré pendant plus de six tours que jai vécu en passager dans lune puis dans lautre.

Et quel baston! Les deux autos sont restées pare-choc contre pare-choc pendant une bonne vingtaine de minutes. Une période durant laquelle elles nont cessé de se passer et se repasser au grès des virages et des lignes droites. Malgré deux types de pilotage complètement différents, les deux autos tournaient exactement dans le même rythme.

La Touring Cup était beaucoup plus simple à piloter et profitait dun avantage en virage alors que la Porsche paraissait plus rapide en sortie de virage et en ligne droite. La Porsche prenait beaucoup plus de roulis et le survirage nétait jamais loin, entraînant quelques passages de courbes plutôt risqués : Elle était beaucoup plus délicate à piloter à la limite. Au final, cest la Touring Cup qui sortira vainqueur de ce petit affrontement, bien aidée par des problèmes de transmissions sur la Porsche et la perte de sa cinquième vitesse.

Hélas, la vidéo retranscrit très mal lintensité de cette lutte mais grâce à la tenue de la caméra, on peut se rendre compte de la différence de comportement entre les deux autos : Dans la Touring Cup ça bouge dans tous les sens – surtout en virage – alors que dans la Porsche, on a moins mal au cur en regardant la vidéo et pour cause : Le pilote ne peut pas se permettre dêtre aussi brutal à son volant sous peine dun inévitable tête à queue.

Quant à moi, après cette petite expérience je sortais péniblement de la Touring Cup complètement trempé et avec la ferme intention den prendre le volant un de ces quatre. Cette machine est un épouvantable pousse au crime et nul doute quà son volant et avec les petites palettes de rapports devant mes doigts, je finirai tôt ou tard à me vautrer lamentablement sur les bandes bleues et rouges voir directement dans le mur tant elle semble inciter à venir chercher ses limites.

La Touring Cup est vraiment TRES performante ( 2 minutes 26 secondes en meilleur temps sur le grand HTTT, à comparer aux 215 des monoplaces GP2 ) et un stage à son volant ne coûte pas plus cher quune vulgaire formule standard chez un prestataire au volant dune F430 : A partir de 269 euros pour malmener une voiture jadis pilotée par Schumi ou Button pendant minimum 6 tours de circuit.

Nest-ce pas tentant?

Si vous nen êtes toujours pas convaincu, je vous invite à relire lessai par Arnaud Remy, ou directement à vous rendre sur le site officiel de Volant Touring Cup

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