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Motorama 1953 : début de l’extravagance

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C’est en 1953 que le Motorama, pour sa troisième tenue, acquérra ses lettres de noblesse. C’est en effet à cette occasion que GM y dévoile toute une série de dream-cars futuristes. Certains peuvent prétendre à une place au panthéon de l’automobile, comme une certaine Corvette…

C’est en 1953 que l’Autorama devient Motorama, tout en devenant un show itinérant à travers le pays, avec à son programme sept grandes villes, tout en gardant la priorité à New-York, conjointement avec le New-York Autoshow, début janvier. Evénement très attendu, le Motorama se transforme désormais en véritable fête. Une revue avec chanteurs, musiciens et danseuses est au programme de la cérémonie d’ouverture, et 45.000 personnes se presseront dès le premier jour pour admirer les dernières réalisations du studio de style dirigé par Harley Earl : Chevrolet Corvette, Buick Wildcat, Cadillac LeMans, Cadillac Orleans, Oldsmobile Starfire et Pontiac LaParisienne. Sur l’ensemble des sept villes visitées, ce sont 1.4 millions de visiteurs qui ont été accueillis, dont 300.000 rien qu’à New-York.

Chevrolet Corvette

En 1953, la Corvette est exposée comme une dream-car, mais sa mise en production est déjà décidée. Harley Earl a en effet réussi à convaincre les dirigeants de GM que la gamme a besoin d’un petit roadster capable de concurrencer les réalisations britanniques et italiennes. Motorisée par un six cylindres enligne avec boîte auto à 2 rapports, dotée d’un essieu rigide et de freins à tambours, la Corvette n’a alors pas grand chose d’une sportive. Mais le style de sa carrosserie, en fibre de verre en raison de la pénurie d’acier, fait la différence. C’est en 1955 que la Corvette changera profondément avec l’arrivée du V8 et d’une boîte manuelle, grâce à Zora Arkus-Duntov…

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Buick Wildcat

La Wildcat, basée sur un châssis raccourci de Roadmaster, annonce le style des modèles de série de la marque qui commenceront à apparaître en 1954. Outre sa longueur moins importante, la Wildcat se distingue aussi par sa hauteur réduite de seulement 1m37. Par rapport aux Buick de série à venir, la Wildcat se distingue par ses « ventports » sur le haut des ailes avant, et non sur le côté, sa calandre concave. Les petits ailerons typiques du style de Harley Earl sont déjà présents, mais ici situés sur le couvercle de la malle, tout comme le pare-brise panoramique, commun à tous ces dream-cars. Le moteur est un V8 5.3 188 ch repris des Buick de cette époque, et les roues avant son dotées de moyeux fixes, censés améliorer le refroidissement des freins. La Wildcat a été sauvée de la destruction et soigneusement restaurée par un particulier. Comme tous ces dream-cars, sa carrosserie est en fibre de verre.

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Cadillac LeMans

La Cadillac LeMans, naturellement nommé en honneur aux 24H Du Mans où s’était illustré Cadillac en 1950, est un autre roadster 2 places à carrosserie en fibre de verre. Cadillac étant la marque haut de gamme du groupe, elle hérite naturellement d’un moteur plus puissant : V8 de 250 ch. Quatre exemplaires ont été produits, dont un fut ensuite détruit. Le modèle illustré sur la première photo ci-dessous fut reconditionné en 1960, sous la supervision de Harley Earl, pour adopter une calandre à 4 phares à l’avant, des ailerons arrière plus prononcés et une mécanique d’Eldorado 1960. Le modèle d’origine était très proche en style de la Cadillac Eldorado commercialisée en 1953.

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Cadillac Orleans

La Cadillac Orleans est un prototype de berline de type hard-top (sans montant central), avec portes antagonistes On parlait à l’époque de portes suicide, mais dans le cas de cette Orleans, Cadillac avait installé un système empêchant l’ouverture des portes lorsque la boîte de vitesse était en position D ou R. Il faudra attendre 1956 pour voir arriver une berline hard-top au catalogue Cadillac, la Sedan DeVille. Parmi les autres exclusivités de cette Orleans, on peut citer une prise électrique de courant alternatif du même type que dans les maisons de l’époque, et à l’arrière un petit rangement avec un rasoir électrique, un miroir et une trousse à maquillage. Le moteur est un V8 de 210 ch.

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Oldsmobile Starfire

La Starfire est un cabriolet 4 places, annonçant lui aussi le design des prochains modèles de la marque. Le nom, hérité du chasseur Lockheed F94B Starfire désignera de 1954 à 1957 les cabriolets haut de gamme de la série Oldsmobile 98, avant de devenir modèle à part entière de 1961 à 1980.

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Pontiac LaParisienne

Alors que la plupart des autres dream-cars mettent l’accent sur le sport, Pontiac prend une voie différente avec la LaParisienne. Elle adopte une originale carrosserie baptisée au choix Coupé Deville ou Landau : un coupé où seuls les passagers arrière sont abrités. Les photographies en noir et blanc ne peuvent montrer que l’intérieur est rose bonbon… Destinée à la destruction, comme nombre de show-cars de l’époque, elle fut découverte dans une casse du New-Jersey et restaurée.

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GM Futurliner

Les camions Futurliner sont souvent associés au Motorama, mais il n’en est rien. En effet, cette série de 12 camions fut créée pour un autre événement GM, la parade du progrès, une exposition itinérante (300 villes et 13 millions de visiteurs de 1953 à 1956) destinée à montrer au public inventions et technologies, pas uniquement dans le monde automobile. Ces camions énormes (10 m de long, 2m44 de large et surtout 3m50 de haut) ont marqué les esprits par leur style futuriste. Parmi les caractéristiques principales, on peut citer la cabine de pilotage au centre et en hauteur, accessible par un petit escalier, les roues jumelées à l’avant comme à l’arrière, chacune avec leur système de frein à tambour (donc 8 tambours au total), et un complexe système de transmission avec pas moins de 3 boites de vitesses, pour un total de 24 vitesses. L’un de ces Futurliner a été totalement restauré.

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Pour en savoir plus sur le Motorama :

Motorama : l’âge dor de GM
Motorama 1949 : la première édition
Motorama 1950 : une suite logique
Motorama 1954 : le plus riche
Motorama 1955 : rythme de croisière
Motorama 1956 : l’autoroute de demain
Motorama 1959 : le début de la fin

A lire prochainement :
– Motorama 1961 : fin dun espèce

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