Accueil Actualités Entreprise Affaire d’espionnage : Renault répond

Affaire d’espionnage : Renault répond

149
43
PARTAGER

Renault_siege.jpgAlors que le journaliste d’Auto-Plus placé quarante-huit heures durant en garde à vue vient d’être libéré, le constructeur français communique autour de la plainte déposée « contre X »  pour espionnage industriel auprès du parquet de Versailles (c’était il y a un an rappelons-le) suite à la publication par le journal d’informations et photographies à caractère confidentiel.

Le constructeur français, sans doute gêné par l’importance prise par l’affaire mais surtout par la mise en garde d’un vue d’un journaliste, explique dans un communiqué le pourquoi de la plainte remontant à juillet 2007. En substance l’on peut lire que « cette plainte a été déposée contre X pour des faits et non contre des personnes dénommées ou contre le magazine ». Reste que Renault devait bien se douter que la justice, dans l’optique de retrouver l’auteur interne de la fuite, allait alors enquêter du côté du journal et de l’auteur du papier.

Voilà peut-être l’origine du souci, l’impossibilité avouée par le constructeur à débusquer lui-même l’identité du collaborateur généreux en informations confidentielles. Le journaliste de la rédaction d’Auto-Plus (mis en examen ?!), à la recherche bien compréhensible d’informations exclusives et autres scoops, n’a pour sa part qu’effectué son travail d’investigation. Comment ? Méthodes ? Combien ? Autres sujets.

Renault agit dans une logique de protection intellectuelle, là également des plus pragmatiques, de protection de son savoir-faire industriel. Alors que le parlement se penche sur le droit au secret professionnel des jounalistes, cette affaire revêt un caractère exemplaire : peut-on encore garder à vue un journaliste dans le but de lui faire avouer ses sources ? L’Association française de la presse automobile, par l’intermédiaire de son président Denis Astagneau, monte évidemment au créneau dénonçant « des moeurs judiciaires révolues tenant de l’inquisition tout en affichant un soutien plein et entier à la rédaction d’Auto-Plus ».

A lire également. Perquisition chez Auto Plus pour espionnage industriel et Un journaliste d’Auto Plus en garde à vue.

Source : Renault/AFPA.

Poster un Commentaire

43 Commentaires sur "Affaire d’espionnage : Renault répond"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
titi
Invité

Tout ca pour des photos d’une bagnole moche dont tout le monde sait deja a peu pres a quoi elle va ressembler….pfff
A mourir de rire.

Neo.Luxembourg©
Invité

Pourquoi j’ai l’impression que sur LBA vous êtes pour AutoPlus et contre Renault? Un journaliste reste un personne comme une autre et peut être interroger pour tel ou tel actes. Vraiment, je vous comprend pas … 🙁

nurburgring
Invité

Ce qui m’effare le plus dans cette affaire, hormis la garde à vue du journaliste, c’est que RENAULT, 4ème ou 5ème groupe automobile mondial, n’ait été capable de mettre la main sur un de ses propres salariés jusqu’à hier..Bizarre, bizarre !!

Le même problème est arrivé chez Chevrolet avec des photos volées en présérie sur les chaînes de la nouvelle Camaro, l’auteur a été identifié et viré en moins d’une semaine !!??

Seldor
Invité

Je pense que la plainte déposée en juillet dernier n’aurait pas eu de suite si ces derniers jours d’autres fuites (bien plus gênantes) n’étaient venues alimenter les blogs de scoop auto… En effet, depuis quelques semaines, on trouve des photos très précises de la future famille Mégane et Scénic ainsi que le mini Kangoo. Renault a peut-être voulu faire accélérer les choses pour calmer la taupe…

Jean Michel
Invité

@ titi parce que toi tu sais de quelle voiture il s’agit???, alors c’est toi la taupe !!!

wpDiscuz