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Les Courrèges au Parc André Citroën : à ne pas louper

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Au milieu des sculptures d’André Courrèges, les voitures Courrèges s’exposent pour quelque temps au parc André Citroën, dans le XV°. Coqueline et André Courrèges se sont rencontrés alors qu’ils travaillaient tous deux pour la maison Balenciaga. Par la suite, André Courrèges a fondé sa propre maison avec le succès que l’on sait et des créations au look futuriste affirmé, toutes de blanc vêtues. Minijupe (dont l’invention semble tout de même échoir à Mary Quant), Seconde Peau et bas Courrèges ont marqué de manière indélébile l’Histoire de la mode. C’était l’époque où on rêvait de l’an 2000. Pierre Cardin imposait lui un look « Star Trek ». A priori, rien ne laissait prévoir l’avènement d’une lignée de véhicules siglés Courrèges.

Ou plutôt si, la Matra SIMCA Bagheera Courrèges, série limitée (blanche, bien entendu) de l’étonnant coupé à trois places frontales du constructeur de Romorantin semble assez logique. Une sorte d’annonce des séries limitées qu’on voit aujourd’hui (Twingo Benetton, Twingo Kenzo, Micra Lolita Lempicka). Une autre collaboration d’André, avec Suzuki cette fois, a donné quelques exemplaires d’un Samurai Courrèges.

Le nom de Courrèges fut mis sur roues de manière plus révolutionnaire par Coqueline. En effet, dans le couple, c’est madame qui se tourne vers le futur automobile, monsieur préférant la sculpture. Un choix d’énergie ? L’électrique. Un choix de conception ? La légèreté. De ce point de vue, Coqueline Courrèges et Colin Chapman semblent ne pas partager leurs initiales fortuitement, la philosophie est la même, bien qu’exprimée différemment. Au « Light is right » de Colin, Coqueline oppose « Le poids, c’est l’ennemi de l’énergie ». Emile Mathis s’arrêtait lui à « Le poids, c’est l’ennemi ». Trois mots de plus qui font mesurer tout la prise de conscience écologique au fil des presque soixante ans qui séparent la petite Mathis 333 de la Courrèges Zooop. La recette est la même, pour deux objectifs différents : l’économie pour la 333, l’écologie pour la Zooop.

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Si les trois véhicules décrits dans ces lignes sont récents, l’idée court depuis longtemps. Dès les années 1960, Coqueline avait introduit de petits modules électriques (entre le skate-board motorisé et la voiturette de golf) dans les défilés de son mari, pendants à roulettes des looks futuristes défendus par des mannequins, recouverts de blanc depuis les bottes jusqu’au serre-tête. En 2002, les choses sérieuses ont commencé avec la Bulle. Une drôle de petite voiture symétrique qui porte bien son nom. 1000kg malgré la quantité de batteries embarquées. Une vitesse maxi de 110km/h pour une autonomie de 170km. Tout de suite, les sourires narquois qui auraient pu naître au vu du look se figent : Madame Courrèges n’est pas là pour amuser la galerie. Les performances sont de bon aloi et même carrément épatantes si on considère les moyens limités avec lesquels la Bulle a été conçue.

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En 2004, rebelote. C’est la EXE qui apparaît. Un modèle dépouillé, au look de voiture expérimentale. On est loin de la douceur et des rondeurs de la Bulle. Coqueline Courrèges affirme d’ailleurs avoir « voulu créer une voiture pour les garçons ». Un peu plus légère (990kg) que son aînée, elle affiche des performances bien supérieures, la plaçant dans le gratin des voitures électriques : 175km/h en pointe, une autonomie de 450km. La Venturi Fetish est battue

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En 2006 naît la Zooop, dernière Courrèges en date. 180km/h, 450km d’autonomie, Coqueline persiste et signe, avec un modèle au look unique. Il ne faut pas oublier que les Courrèges sont avant tout des artistes. La force du style de ces voitures est de s’être affranchi de tout ce qui existait dans le monde de l’automobile. Il en résulte des lignes et surtout proportions absolument originales, mais soignées. Les détails en témoignent, comme les pneus Michelin colorés : bleus pour la Bulle, rouges pour la EXE et jaunes pour la Zooop. D’autres éléments retiennent l’attention : le volant de la Bulle, l’harmonie de couleurs entre le pneu, l’amortisseur et le boa de la EXE ou le spectaculaire dôme de la Zooop.

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L’exposition se tient jusqu’au 8 juin, au parc André Citroën. A ne pas manquer, tant pour les voitures que pour les sculptures. Mais attention, ces autos n’aiment pas l’eau ! Aussi allez-y un jour de beau temps, sous peine de les voir recouvertes par des bâches.

Galerie Bulle :

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Galerie EXE :

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Galerie Zooop :

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Lien :
Histoire de la maison Courrèges sur Save My Brain

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1 Commentaire sur "Les Courrèges au Parc André Citroën : à ne pas louper"

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Bernardo
Invité

… et la Bagheera Courrèges alors ?! ;-))

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