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Brève rencontre: Chrysler Imperial

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1990_93_chrysler_imperial.jpgLorsqu’un constructeur Américain va mal, il joue la carte « nostalgie » (un terrain où par exemple Infiniti ne pourra pas venir, vu son passé.) Mais vu qu’ils ont régulièrement des difficultés, ils peuvent ainsi ressortir à intervalles réguliers leurs « légendes »! L’Imperial, qui devrait revenir, avait déjà effectué des come-backs en 1981 et 1990. D’où le proverbe: « Lorsque Chrysler va mal, il sort une Imperial. »
Imperial_logo.jpgEn 1924, Chrysler baptisa pour la première fois un modèle du nom d’Imperial. Mais la grande date d’Imperial restera 1955, lorsqu’elle devint une marque à part entière. Les premiers modèles, nettement plus modernes que la concurrence, furent un succès. A la fin des années 60, Imperial marqua le pas. Il est vrai que Chrysler ne savait pas s’il devait en faire une marque indépendante, possédant sa propre gamme ou une simple extension de Chrysler. En 1975, la lignée s’arrêta.
Lee Iacocca voulu la réssusciter en 1981, via un coupé luxueux. Néanmoins, les acheteurs auraient préféré que l’électronique soit sur le tableau de bord et non pas sous le capot (où le calculateur de l’injection était aussi bugué qu’une version Beta de Windows.) Sans parler d’un ticket de caisse délirant pour une simple Chrysler Cordoba reliftée.

imprear.jpgEn 1990, les berlines Fifth Avenue et New Yorker (la seconde étant la version luxueuse de la première) voient leurs carrosseries de boite à chaussures rabottées. Lee Iacocca décide de leur ajouter une version encore plus luxueuse et de ressortir encore une fois le nom d’Imperial (cette fois-ci, comme nom de modèle.)
Ce sera l’une des dernières actions de Lido, déjà parti de Chrysler lorsque l’Imperial sorti.

Imperial_int.jpgElle derive donc des Fifth Avenue et New Yorker. Les seuls différences concernaient les feux arrières, horizontaux (verticaux sur les autres), la face avant inclinée et pointue, ainsi que le toit en simili sur la moitié de sa longueur. Sous le capot, l’Imperial recevait au choix un V6 3,3l de 143ch, rejoint en 1991 par un 3,8l 150ch.
Enfin, l’équipement étaient évidemment très luxueux, avec cuir, (faux) bois, airbags, etc.

Imperial_profil.jpgEn 1992, les Fifth Avenue et New Yorker sont reliftées. L’Imperial, en revanche, n’est pas modifiée: elle est déjà condamnée. Sa mission était impossible: au début des années 90, Chrysler possède une réputation déplorable, alors Cadillac et Lincoln peuvent compter sur un confortable matelas de clients fidèles (notamment les flottes et les retraités.) Sans oublier un style carré déjà démodé en 1990. Concernant l’Imperial, elle était beaucoup trop proche de ses soeurs.

En 1993, elle disparait du catalogue et nulle doute que lorsque la prochaine Imperial sera lancée, Chrysler oubliera de la mentionner dans le dossier de presse…

Imperial_dessus.jpg

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10 Commentaires sur "Brève rencontre: Chrysler Imperial"

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Alfred - CoolBranding Marketing Consulting
Invité

Ah, les arcanes de la politique marketing des grands constructeurs américains !!!

En somme, la segmentation marketing a été pratiquée trop longtemps sur des gammes trop étendues, alors que les marques concurrentes, japonaises ou allemandes, avaient l’avantage d’une plus grande lisibilité de leurs gammes.

Sachant que le problème de la complexité et sur-segmentation des gammes est le même pour les constructeurs japonais dans leur archipel: la gamme TOYOTA est d’une lisibilité que ne renierait pas un GM ou un CHRYSLER des années 90 !

Seuls les gammes des constructeurs européens gardent une certaine simplicité.

Ben
Invité
Les gammes des constructeurs Européens sont de plus en plus complexes aussi ! Il y a 10 ans, Mercedes, c’était Classe C berline et break, Classe E berline et break, plus 2 dérivés : coupé et cabriolet. Une classe S, une SL et un CL (et aussi le vénérable classe G). Et maintenant ? Classe A 3 et 5 portes, Classe C berline, break, « coupé sport ». Classe B, Classe R, SLK, CLK coupé et cabriolet, SL, SLR (à petite dose, c’est vrai), CL, CLasse E berline et break, « Berline/coupé » CLS, Classe S et les 4×4 ML, GL et G (toujours… Lire la suite >>
juuhuu
Invité

En attendant vu que les plateformes sont communes à beaucoup de modèles, ainsi que les moulins, les transmissions, des éléments d’intérieurs etc, au final, ce n’est pas si complexe que ça et ça permet d’arroser large en terme d’attentes client pour un coup de développement pas si élevé vu que c’est de la ré-utilisation…

On va pas se plaindre d’avoir le choix tout de même !!

Ben
Invité

Erratum, il y a 10 ans, la SLK existait déjà.

Joest
Invité

Le problème, ce n’est pas d’avoir 10 ou 20 modèles à son catalogue, mais d’avoir des modèles bien distincts.

Imaginez que Renault sorte demain une Vel Satis reliftée et vendue plus cher, qui l’achéterait?

Ben
Invité

Tout de même, avec la multiplication des niches, il y a des moments ou les constructeurs se concurrencent eux même. Plus la gamme est large, plus elle se marche sur les pieds.

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