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Logan : le loup dans la bergerie

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Je me souviens, je venais d’entrer au collège quand mon père a décidé d’acheter une Renault 21 GTD. Le prix à la concession était de 87 500 francs (13 340 Euro) auxquels il fallait ajouter l’option direction assistée et le combiné vitres électriques/verrouillage centralisé. Pour cette somme nous avions une berline assez vaste avec un coffre pouvant emporter toutes les bagages de la famille.

Bien sûr le confort sonore était un concert de castagnettes, il fallait s’élancer longuement pour atteindre la vitesse autoroutière et la planche de bord se gondolait au soleil. Mais elle a roulé, près de 260 000 kilomètres sans voir souvent la concession. Aujourd’hui, il faudrait débourser 22 090 Euro pour une Laguna d’entrée de gamme diésélisée. Bien sûr la comparaison est difficile car pour ce prix la puissance a quasiment doublé, l’équipement et l’insonorisation ont fait un bond en avant.

Mais n’est ce pas trop ? Pour 87 500 francs aujourd’hui j’ai une Renault Clio Génération 2005 dCi 65. Pas vraiment le moyen de transport idéal pour 4 personnes et des bagages. Pourquoi ? Les constructeurs nous répondent que leurs produits sont le résultat d’études marketing. Ces études sont tellement avancées qu’elles en oublient l’essentiel. On voit des SUV, Crossover, SAV mais des automobiles conçues juste pour aller de A à B, très rarement. Parce qu’autant dire que ça ne rapporte un kopeck.

Finalement, les monospaces, SUV et autres SAV sont du pain béni pour les constructeurs : ça coûte à peine plus cher à fabriquer que la berline équivalente, mais ça se vend plus cher parce que le client a le sentiment d’en avoir pour son argent, et qu’en plus la concurrence est plus faible. Avec son prix serré, la Logan a la maladresse de nous rappeler qu’il est possible de rouler dans une voiture habitable pour un prix serré. Autant dire au revoir au modèle économique des constructeurs. Renault n’a aucun intérêt à ce que la Logan se vende comme des petits pains ce qui explique l’absence de communication commerciale autour de ce modèle. Si les ventes explosent, ce sera la fin des haricots pour le secteur automobile.

Crédit image : Dacia

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1 Commentaire sur "Logan : le loup dans la bergerie"

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Jonathan
Invité
Wow la qualité de l’article… Justement les études marketing ont montré qu’une tranche de clients considéraient l’automobile comme sa fonction première, point A / point B. Ce que vous annoncez en fin d’article, ou de brouillon, est au mieux fantaisiste. Évidemment l’offre s’ouvre vers le bas, premièrement pour véhiculer les pays émergents, puis ces véhicules arrivent en Europe où ils séduisent une clientèle qui recherche l’essentiel. Mais détrompez-vous, en aucune manière l’offre « basique » ne tuera le haut de gamme ou les véhicule d’image. C’est au contraire le cœur de gamme qui souffre. Les premiums se portent mieux chaque année, merci… Lire la suite >>
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