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Ferrari : nouveau record de bénéfices en 2017

Ferrari a connu une nouvelle année record en 2017, son bénéfice net progressant, pour ne pas dire s’envolant de 34 % ! Il a ainsi atteint 537 millions d’euros, un résultat meilleur qu’attendu, les analystes quant à eux sur 528 millions.

Le résultat d’exploitation (Ebitda) ajusté a quant à lui lui atteint 1,036 milliard d’euros, progressant de 18 %. Double sujet de satisfaction pour Ferrari qui avait dit viser un chiffre supérieur à un milliard d’euros. Le constructeur s’est félicité d’avoir atteint ce seuil avec deux ans d’avance par rapport au plan annoncé lors de son entrée en Bourse.

Le chiffre d’affaires a progressé de 10 %, à 3,417 milliards d’euros, en ligne avec l’objectif du groupe fixé à 3,4 milliards, mais néanmoins très légèrement inférieur aux attentes des analystes (3,43 milliards). Durant l’année dernière, la célèbre marque aura livré 8 398 véhicules, un chiffre en hausse de 4,8 %. En 2017, les livraisons sont restées stables dans la région Chine, Hong-Kong et Taïwan. Elles ont en revanche progressé de 12 % dans le reste de l’Asie-Pacifique, grimpant de 5 % en Amérique et de 4 % en Europe-Moyen-Orient-Afrique. Cette région demeure le principal marché du groupe avec 3.737 véhicules commercialisés.

« Cela a été une bonne année. Nous avons réalisé tous les objectifs que nous nous étions fixés, et nous sommes même allés au-delà », s’est réjoui le patron du groupe, Sergio Marchionne, s’exprimant à ce sujet devant des analystes.

Rentabilité et diminution de la dette pour 2018

En 2018, le constructeur prévoit d’accroître encore sa rentabilité tout en souhaitant parallèlement réduire son endettement.

Il vise pour cette année un Ebitda ajusté (résultat d’exploitation) égal ou supérieur à 1,1 milliard d’euros, puis de 2 milliards d’euros au plus tard en 2022. Pour rappel, ce ratio met en évidence le profit généré par l’activité indépendamment des conditions de son financement (lesquelles induisent des charges financières), des contraintes fiscales pesant sur l’entreprise (impôts et taxes), et du renouvellement de ses outils d’exploitation et de production (amortissements).

Sergio Marchionne a par ailleurs indiqué que le renforcement de l’euro par rapport au dollar ne devrait pas affecter les résultats du groupe, étant donné que ce dernier est positionné sur le marché du luxe et qu’il produit peu d’unités.

Ferrari entend également réduire sa dette nette industrielle à moins de 400 millions cette année, contre 473 millions fin décembre 2017 et 653 millions en décembre 2016. L’objectif final étant de la rembourser totalement au plus tard en 2021.

Hausse de la production et du chiffre d’affaires visée en 2018

En terme de production, le constructeur table sur plus de 9.000 véhicules livrés en 2018 et un chiffre d’affaires supérieur à 3,4 milliards d’euros. Refusant néanmoins de fournir des chiffres précis en terme de prévisions, Sergio Marchionne a toutefois tenu à souligner que si Ferrari prévoyait d’atteindre un Ebitda ajusté de 2 milliards, cela ne signifiait pas pour autant « un doublement des volumes ». Le groupe souhaite au contraire agir sur les prix, améliorer ses marges et rationaliser certaines activités.

Contrairement à ce qui avait été initialement prévu, le groupe annoncera son prochain plan stratégique au troisième trimestre, probablement en septembre et non au premier semestre. Sergio Marchionne a par ailleurs indiqué que seront dévoilés à cette occasion de nouveaux modèles, dont des sportives hybrides.

Pour rappel, Ferrari entend lancer une sorte de super SUV « probablement fin 2019-début 2020 », selon l’annonce faite par le patron du constructeur lors du salon automobile de Detroit en janvier dernier. Ajoutant que le nouveau modèle  ne serait pas construit pour rivaliser avec Porsche et sa Cayenne.

Selon Sergio  Marchionne, il ne s’agira pas véritablement d’un SUV, mais d’un FUV pour (Ferrari Utility Vehicle), qui contiendra « l’ADN de Ferrari » et sera une voiture qui « n’existe pas encore sur le marché ».