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Essai Subaru XV, méconnu

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Essai Subaru XV 1.6 (2018)

Quand on pense au bouillonnant marché des SUV, Subaru ne fait partie des marques qui se révèlent immédiatement. Pourtant, la marque japonaise fut l’une des premières à participer à la création de cette catégorie. Aujourd’hui, aux côtés des Forester et Outback, Subaru présente un XV qui se renouvelle et revendique les caractéristiques propres à la marque.

Malgré un dessin proche de la première génération, ce XV de deuxième génération est totalement nouveau à l’exception de deux boutons partagés avec son prédécesseur. Tout comme la récente Impreza, il repose sur la « Global Platform » présentée en 2016 par Subaru, ce qui profite tant à la sécurité qu’à l’agilité. Prenant l’aspect d’une Impreza plus baroudeuse, le XV propose l’arsenal habituel avec des ailes élargies en plastiques noirs, des renforts latéraux ou encore des barres de toit. À l’intérieur, il offre une planche de bord moderne avec un grand écran central de 8 pouces à l’ergonomie améliorée et auxquels les smartphones peuvent se connecter. Avec ses coutures apparentes, la présentation peut même se montrer cossue selon la finition. S’étendant sur sur 4,46 mètres, le XV offre une habitabilité correcte mais il pêche par un volume de coffre limité à 385 litres.

Essai Subaru XV 1.6 (2018)

Il n’a pas que le style d’un SUV

Malgré ces évolutions, il conserve les spécificités de la marque. Ainsi, alors que de nombreux SUV du marché sont proposés uniquement en deux roues motrices en série, le XV n’est disponible qu’avec une transmission intégrale permanente. Comme toutes les Subaru, à l’exception de la BRZ uniquement disponible en propulsion. Associée à une garde au sol confortable de 22 cm, cette transmission aux quatre roues permet au XV de s’aventurer loin des sentiers battus comme nous l’avons expérimenté sur un terrain adapté.

À la demande, le X-Mode proposé en série peut prendre le contrôle du moteur, de la boîte de vitesses, de la transmission AWD ou encore des freins afin d’offrir quelques aides en tout-terrain telles que l’assistant à la descente dans des pentes vertigineuses. Une fois la voiture placée dans l’angle maximal de la pente, il suffit ainsi de relâcher le frein pour laisser le XV réguler la vitesse automatiquement. Ajoutons qu’en tout-terrain, le XV s’est montré particulièrement confortable lors de notre essai.

Essai Subaru XV 1.6 (2018)

Evidemment, la plupart des SUV vendus en France goûtera davantage au bitume qu’à la terre et nous avons donc eu l’occasion d’essayer la deuxième génération de XV sur routes. Bonne nouvelle : les capacités en tout-terrain du XV ne l’empêche pas de bien se comporter sur le bitume pour autant. Subaru a d’ailleurs tellement confiance en son SUV que nous avons été invités à le tester sur circuit. S’il n’a rien d’une sportive, le XV a néanmoins montré un comportement très correct grâce à un châssis rigidifié. Comparé à la première génération, le nouveau XV présente un roulis mieux maitrisé ainsi qu’une direction bien plus précise et rapide. En dépit de ses qualités en tout-terrain, cette deuxième génération est donc loin de se montrer ridicule sur la route et peut affronter la concurrence sereinement.

Mais tout n’est pas parfait pour autant. Nous l’écrivions en préambule : Subaru reste fidèle à ses caractéristiques. Si l’architecture de moteur boxer partagée avec Porsche en fait partie, l’accord entre ce nouveau quatre cylindres à plat et la boîte à variation continue n’est pas vraiment des plus agréables. Cette boite qui constitue l’unique choix en matière de transmission a le désavantage de donner l’impression de mouliner. Le moteur se fait ainsi rapidement entendre lors des accélérations, à l’image des hybrides Toyota. S’insérer sur une voie rapide, par exemple, se fera ainsi sous un volume sonore inutilement élevé. Dans le cas du bloc 1.6 de 114 ch et 150 Nm qui constitue l’entrée de gamme, on regrettera aussi un manque de couple qui se fera surtout sentir hors de la ville où le XV n’est pas vraiment vif. Près de 14 secondes sont ainsi nécessaires pour passer de 0 à 100 km/h. Le boxer 2.0 de 156 ch et 196 Nm fait logiquement mieux  (10,4 secondes pour le même exercice) même s’il ne représente pas la panacée pour autant. Une conduite coulée conviendra donc davantage au XV et l’on appréciera alors de ne pas devoir manipuler un levier de vitesse.

Essai Subaru XV 1.6 (2018)

Plus récemment, Subaru a tenu à ajouter une corde sécuritaire à son arc en proposant l’arsenal d’aide à la conduite EyeSight sur ses différents modèles. Le Subaru XV de deuxième génération embarque ainsi plusieurs capteurs dont une caméra stéréo à l’avant. Le SUV profite donc du régulateur de vitesse adaptatif, de l’aide au freinage d’urgence, du détecteur d’angle-morts ou encore de l’assistance au maintien dans la bande de circulation (désactivable). Conjugués à une nouvelle architecture renforcée, ces équipements ont permis au Subaru XV de récolter cinq étoiles aux crashs-tests EuroNCAP.

Conclusion

Affiché à partir de 27.990€, le Subaru XV propose un bel équipement en série avec notamment l’EyeSight, le X-Mode, la transmission intégrale et la boite CVT. Au terme de cet essai, nous ne pouvons que saluer les efforts de Subaru pour améliorer le XV. On déplorera toutefois que ce modèle soit proposé uniquement avec le moteur boxer associé à la boîte CVT.

+ON AIME
  •  Vraie transmission intégrale
  • Capacités en tout-chemins
  • Comportement amélioré sur route
  • Alternative originale
ON AIME MOINS
  •  Volume de coffre
  • Volume sonore
  • Manque de couple
SUBARU XV
Prix (à partir de)27 990€
Prix du modèle essayé 29 990€
Moteur
Type et implantation Essence, 4 cylindres à plat, 16 soupapes
Cylindrée (cm3) 1.600
Puissance (kW/ch) 84/114 à 6.200 t/min
Couple (Nm)150 à 3.600 t/min
Transmission
Roues motricesAWD avec système de distribution du couple variable
Boîte de vitessesA variation continue CVT
Châssis
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreDouble triangle
Freins Disques ventilés AV/AR
Jantes et pneus 225/60R17, 17 x 7″ J
Performances
Vitesse maximale (km/h)175
0 à 100 km/h (s)13,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)7,9
Cycle extra-urbain (l/100 km)5,6
Cycle mixte (l/100 km) 6,4
CO2 (g/km) 145
Dimensions
Longueur (mm)4 465
Largeur (mm)1 800
Hauteur (mm) 1 595
Empattement (mm) 2 665
Volume de coffre (l)385
Réservoir (l)63
Masse à vide (kg)1 408

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29 Commentaires sur "Essai Subaru XV, méconnu"

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xpech
Invité

A priori avec une CVT on se fiche totalement du manque de couple. C’est étonnant comme article.

Thibaut Emme
Admin

Ah bon ? Il y a pourtant une valeur max…même avec une CVT.
Que cela n’oblige pas à rétrograder ok. Mais 150 Nm !

C’est peu. D’ailleurs le 14 secondes pour le 0 à 100 km/h est là pour le prouver.
Après on achète en connaissance de cause…4 personnes + bagages, il ne faudra pas attendre de « miracle ».

Mais le XV reste une excellent voiture, et surtout qui protège bien ses occupants.

Dernier point, et non des moindres…le malus de 1613€ qui alourdit la facture.

labarda3000
Invité
ce qui serait bien pour analyser le caractère du berlingot, c’est d’avoir les renseignements techniques du moteur,alésage, course, R.V. y compris la distribution diagrammes , degrés , diamètre et levée de soupapes. Là on avale juste des données que le constructeurs envoie. On se doute bien qu’on a pas cherché la puissance à tout prix avec cet engin. Le 16 soupapes, ce n’est pas pour prendre les tours, c’est très certainement avec des diagrammes de distribution courts pour avoir un remplissage maximum à faible régime. Il y va toujours pour le constructeur des calculs de rejets et de la sobriété… Lire la suite >>
ART
Invité

C’est le véhicule ideal pour rouler à 80 Thibaut ? D’ailleurs, une mesure du 0 à 80 deviendrait presque plus pertinente….

labarda3000
Invité

oui Art, sauf que pour le 80, on va voir . ce n’est pas fait. Là nos élites vont se mesurer aux zadistes contre 1 aéroport, …mais pour le 80….j’ai comme impression qu’un grand rassemblement va donner le « la ». …à suivre !

Thibaut Emme
Admin

Idéal je ne sais pas. Mais il est sûr (cf http://www.leblogauto.com/2017/12/euroncap-8-nouvelles-5-etoiles-surprises.html#XV ).
Le 0 à 100 km/h n’est qu’une échelle de comparaison et cela donne une idée des reprises (qui sont plus enquiquinantes à mesurer).
Et il y aura encore plein de belles routes limitées à plus de 80 😉

labarda3000
Invité
merci Thibaut pour lien qui renseigne ! le 0 à 100 ne m’a jamais rien dit. je ne cherche pas à vous contrarier, j’en suis tjrs au 400 m DA que je continue d’appliquer ad je teste une machine roulante.Celui-là me dit tjrs la vérité. Oui il reste illégal sur route. …pour ce qui est de la consolation avec la, les limitations, quelles qu’elles soient: pas d’accord ! un conducteurs intelligent adapte de lui même sa conduite. Et faut pas critiquer tout le monde, mais on voit de plus en plus de gens qui savent encore faire: rouler en dessous… Lire la suite >>
ART
Invité

J’espère que tu dis vrai labarda….

xpech
Invité
Oui mais le le couple est une donnée partielle donnant une indication de disponibilité de la puissance. Ce qui fait avancer c’est la puissance. Sur une boite traditionnelle, sur un rapport, pour accélérer, il faut monter en régime. Hors la puissance disponible à chaque régime est différente. Pour simplifier, sur un moteur de 100ch à 6000, on a environ 50ch à 3000. Donc pour passer de 3000 à 6000 en 3eme (pas ex de 50 à 100 Km/h) on va commencer par 50ch …. ça va pas vraiment pousser. Mais au fur et à mesure le moteur va monter en… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin

Ah mais que la courbe de couple soit plus « pleine » avec une CVT, c’est son avantage.
Reste qu’il y a 150 Nm max de couple quand d’autres essence affichent du 190 ou 200 sur une plage suffisamment large pour ne pas jouer du levier de vitesse ni avoir besoin d’une CVT.

xpech
Invité
Ce qu’il faut voir, c’est la courbe de puissance, mais avec la CVT, le seul interêt d’avoir un moteur plus plein c’est de moins monter en régime pour rechercher la puissance adaptée à la demande du conducteur. Un confort auditif uniquement. Mais je concède que c’est 90% de la qualité perçue, qui a fait le succès d’un autre constructeur. Mais on parle ici de perception pas de réalité. Sur une boite manuelle, c’est très important, maintenant avec les boites (semi-)auto à 8 ou 10 rapport, on cherche vraiment une plage de puissance étroite avec un rendement idéal. Autre point sur… Lire la suite >>
labarda3000
Invité

surtout qu’on a un moteur 1600 cc sans turbo. Il est utopique de lui demander des accélérations d’un BRZ. Dans le genre d’auto, on en voit nombre des bien plus moches. Subaru produisait des 4×4 avant d’être accepté à l’import en France. Ils savent . Ils ont le recul d’une quattro dans le genre.

Yop
Invité

Super voiture !

Bien construite, solide, normalement fiable, confortable.

Dommage qu’ils n’y collent pas le 1.6 Turbo de 170ch que l’on retrouve dans la Subaru Levorg.

beniot9888
Invité

Je ne suis pas sûr que cette voiture ait besoin d’encore plus de puissance… Et de malus ! La Levorg frôle les 5000 € de malus.

Yop
Invité

N’étant pas français…

Yop
Invité

D’ailleurs, en y regardant de plus près, la Levorg ne coute que 2500€ de plus par rapport au XV 2.0…

BAM
Invité

Manque juste un bon design.

SAM
Invité

Ah ba ça c’est un vrai SUV! Classe!

beniot9888
Invité

C’est quoi un faux SUV ?

SAM
Invité

Un 3008!

mko
Invité

Ahhh sur le fond tout pour plaire mais si le design avait été un peu mieux réussit…. C’est trop souvent moche chez subaru y compris les dernières déclinaisons des imprezas. Dommage !

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