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Africa Eco Race 2018 – étape 8 : la tuile pour Vasiliyev

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Serradori

Oui le Russe tenant du titre, Vasiliyev est faillible. La preuve, il perd plus d’une heure et lâche la tête.

On le pensait imbattable tant depuis le début de cette Africa Eco Race il survolait les débats, mis sous pression tout de même par un Serradori des grands jours.

L’étape 8 menaient les concurrent de Chami à Amodjar en Mauritanie. Chami, ville au bord de l’océan Atlantique, à l’ouest de la Mauritanie et au nord de Nouakchott, la Capitale, est l’un des points névralgique du passage de l’AER 2018 dans le pays. A la jonction entre le parc naturel du banc d’Arguin (patrimoine mondial de l’Unesco) et le désert, Chami est ici le départ vers l’est, en plein désert, à l’assaut des dunes si célèbres de la Mauritanie.

Pour rappel, les concurrents avaient laissé leur véhicule en parc fermé à l’issue de la première partie de l’étape « 500 Miles ». Ce marathon du désert peut provoquer des pannes vu que les véhicules vont parcourir près de 900 km sans la moindre assistance au bivouac. La spéciale du jour de 439 km promettait du sable et beaucoup de dunes.

Petit aparté. Le tracé concocté par René Metge et Jean-Louis Schlesser, deux connaisseurs de ce terrain, emprunte des portions de désert qui ne sont pas faits pour casser les mécaniques et les humains. Au contraire des dunes cathédrales du Pérou, ici ce qui fait les écarts, ce sont les « ensablages » plus que les tonneaux, les « gamelles » dans un trou. Cela n’empêche pas le tracé d’être sélectif et d’éprouver même les meilleurs et les plus aguerris.

Sans capot on refroidit mieux…

Une étape marathon éprouvante

Il a fallu attendre les 80 derniers kilomètres de cette étape pour que tout se décante. En effet, avant, Serradori attaquait mais Vasilyev contrôlait. Sauf que la Mini 4×4 s’est plantée dans le sable et que le sable Mauritanien avec la chaleur devient de la vraie colle. Il perd gros tandis que Serradori, planté aussi comme tant d’autres, a pu repartir plus vite.

Au final, Serradori l’emporte largement avec 23 minutes d’avance sur David Gérard et 26 minutes sur le « buggy boulanger » de Jean-Noël et Rabha Julien. 21 secondes plus tard (!) on trouve le monstre Iveco de De Rooy. Bien menés, les camions passent mieux les dunes. A condition de ne pas se planter (ou de rouler en convoi comme le font d’habitude les Kamaz). Vasilyev arrive avec 1h22 de retard sur Serradori. Thomasse lâche 1h, mais reste devant Vauthier. En revanche le Suisse arrive bien trop de temps après De Rooy.

I believe I can fly – par Kovacs

Classement général

Au général, Serradori prend donc les commandes. C’est lui qui va pouvoir faire le « boutiquier » désormais. Il compte 1h05 d’avance sur Vasilyev solide 2nd. Thomasse est à 2h48 de la tête mais il a 1h06 d’avance sur le nouveau 4ème, à savoir le Néerlandais De Rooy et son camion. Vauthier rétrograde et se retrouve désormais sous la menace de Gérard qui a fait une bonne double-étape marathon. En revanche, Maître Yves Fromont et son fils Jean prennent plus de 6h de retard. Badaboum ils passent de la 7ème à la 14ème place au général.

Aujourd’hui, l’étape est plus courte. 340 km en boucle autour de Chinguetti, ville historique de la Mauritanie mais qui fut l’une des raisons du départ du Dakar vers d’autres horizons. Ville classée au patrimoine de l’humanité, Chinguetti ne ménagera pas les concurrents. Pas de repos pour les braves avant St Louis du Sénégal ! Une fois la courte liaison entre Armodjar et Chinguetti, ce sera du sable à perte de vue avec un cordon de dunes de plus de 100 km vers la fin. De quoi tout chambouler au général.

Les Fromont père et fils, plantés

Illustration : AER 2018

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1 Commentaire sur "Africa Eco Race 2018 – étape 8 : la tuile pour Vasiliyev"

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ART
Invité

Coooooooooooool on a le nom des villes !!!

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