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Nissan Futures 3.0 : une vision électrique de la ville

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Nissan Leaf

Il y a quelques jours, Nissan développait sa vision de la ville du futur lors des Nissan Futures 3.0. Un avenir qui vous branche ?

La nouvelle Nissan Leaf en statique

Lors de ces rencontres en Norvège, Nissan en a profité pour dévoiler la version européenne de la Leaf. Nous vous emmenons faire un petit tour statique pour l’instant, avant de pouvoir en prendre le volant.

Esthétiquement, nous avons déjà découvert cette Leaf. Elle s’inscrit dans le style actuel des Nissan et gomme là l’un des principaux griefs de la première Leaf. En effet, celle-ci rebutait certains potentiels acheteurs par son style décalé et même l’absence de calandre.

Un style actuel

Ici, une fausse calandre est soulignée par le V-Shape (ou boomerang) chromé. Il se prolonge sur les feux via la signature lumineuse. A l’arrière, les feux reprennent une nouvelle fois le style boomerang. La nouvelle Leaf fait moins « molle » que la précédente.*

A l’intérieur, les assemblages sont corrects et les plastiques honnêtes. On regrettera le renouvellement de la partie centrale « laquée » qui marque immédiatement. Les compteurs évoluent aussi. Le tout est assez classique et pas désagréable. La capacité de la batterie passe à 40 kWh, promettant plus de 300 km réels. A voir sur la route.

De même que le nouveau comportement. En effet, Nissan innove avec le e-Pédalier. On gère l’accélération et le frein avec seulement la pédale d’accélérateur. En relevant le pied plus ou moins vite, on provoque une décélération ou un freinage. On rajoute le proPilot (conduite en partie autonome) et tout un tas de « gadgets » et on a une voiture « de demain ».

Une voiture intégrée au réseau électrique

Mais Nissan ne voit pas qu’une voiture électrique pour les villes de demain. La nouvelle Leaf est compatible « smart grid » et dialogue avec le réseau électrique. Tellement qu’elle est capable de stocker de l’électricité à un moment où la consommation nationale est creuse et la restituer à un moment où la demande connait un pic.

Un test a été mené au Danemark l’an dernier. Le pays sert de laboratoire et cette offre est disponible pour tout le monde désormais là-bas. En Angleterre, c’est via le fournisseur OVO que l’offre sera déclinée. Un propriétaire peut même se faire payer pour stocker l’électricité en trop, puis se refaire payer pour fournir l’électricité (à un meilleur prix) quand la demande est forte. Nissan vise à rendre l’énergie gratuite pour ses VE.

Pour rassurer les propriétaires, Nissan indique que l’on peut donner sa charge minimum à laisser dans la voiture histoire d’avoir toujours un minimum d’autonomie. En outre, la batterie ne serait utilisée que dans sa plage médiane ce qui évite de la fatiguer.

Une nouvelle box/batterie stationnaire

Une autre possibilité qui sera bientôt lancée est une batterie stationnaire installée à la maison. Cette batterie stationnaire recevra et redistribuera de l’électricité depuis et vers le réseau. Mais elle peut recevoir de l’électricité à vil prix, pour recharger la voiture plus tard quand l’électricité est très demandée.

Dans cette vision, les habitations et les voitures deviennent partie intégrante du réseau électrique.

Cela évite aux producteurs d’électricité d’acheter des batteries stationnaires, quitte à rémunérer les propriétaires pour l’utilisation de la leur.

 

Oslo, une politique pro VE

Quitte à être à Oslo, autant voir comment la ville, et le pays, est devenu l’eldorado de la voiture électrique. La Norvège a décidé très tôt de se convertir à l’électrique. Au début, on croisait plus de Tazzari, de Th!nk, ou autres « voiturettes » que de vraies voitures électriques. Désormais, on croise des i3, des Leaf, des e-Golf, mais surtout des Tesla !

Ce changement, ce sont les grosses taxes sur les modèles thermiques, ainsi que l’absence de TVA sur les électriques qui en sont la cause. En effet, elles aident à avoir des prix similaires. La ville d’Oslo a aussi décidé d’exonérer de péage urbain les VE. Ces derniers ont reçu des immatriculations commençant par EV, puis EK, et désormais VE.

Mais, il a aussi fallu pousser à l’implantation des milliers de prises dans la rue. Ces prises, gratuites sont des prises lentes. Mais, cela permet de recharger pendant les heures de travail. En outre, le parking est gratuit.

Les premiers inconvénients apparaissent

Toutefois, Oslo est confronté à des soucis avec l’augmentation du parc électrique. Les places avec prises se raréfient, certains parking ont mis une limite de temps de recharge, mais surtout certains avantages ont du être réduits.

En effet, les VE pouvaient sans restriction emprunter les voies de bus. Désormais, aux heures de pointes, il faut être au moins 2 dans un VE pour pouvoir prendre ces voies. Une façon de favoriser le covoiturage électrique.

Avec une production électrique qui devrait atteindre 100% de renouvelable cette année, le VE a de beaux jours encore en Norvège. Toutefois, on soulignera qu’il n’est pour le moment pas question de distinguer les VE lourds et gourmands, de ceux à l’appétit plus frugal. Pourtant, c’est une distinction qui est faite avec les thermiques. Les taxes sont plus élevées sur les thermiques gourmands que sur les autres.

La consommation des VE prise (enfin) en compte ?

Néanmoins, le Ministre des finances norvégien propose de ne plus exempter de TVA les véhicules de plus de 2 tonnes. Une manière de privilégier les véhicules « frugaux ». Cela ne devrait tout de même pas trop impacter les ventes de Tesla (qui est le seul pour le moment visé par cette proposition NDLA) car ce sont des voitures qui s’adressent à des gens fortunés (une Model S 90D débute à 100 000 euros).

Pionnier dans le VE, Nissan espère conserver une longueur d’avance sur ses concurrents. Jusqu’à présent, (et depuis le séisme de mars 2011) les VE sont capables (au Japon au moins) de restituer à la maison l’électricité de sa batterie en cas d’urgence. Nissan veut une voiture totalement intégrée à l’écosystème électrique.

C’est aussi la vision d’une ville pleine de VE, semi-autonomes. Un avenir qui vous plait ? En tout cas, il devrait faire tache d’huile depuis la Norvège.

Illustration : T. Emme/le blog auto, Nissan

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8 Commentaires sur "Nissan Futures 3.0 : une vision électrique de la ville"

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Jdg
Invité

La Norvège est une chose les autres pays en sont une autre.
L’avenir nous dira ce qu’il en est

SGL
Invité

@Thibaut Emme
Ne faisons pas trop peur aux gens et au fana de l’automobile de la vieille école. 😉
100 % de VE c’est vraiment énorme… Déjà 30 % et on pourrait les faire cohabiter avec plus de Muscle car.
Ça, c’est une vision plus sympathique.

SGL
Invité

Surtout que le parc de VE, actuellement, doit être à 0,60 %

SGL
Invité

Contre 20 % pour la Norvège.

SGL
Invité

Je me suis un peu emballé et mélangé les chiffres pour la Norvège.
Normal sachant qu’une voiture a 15 ans de durée de vie.

SGL
Invité
SGL
Invité

Franchement, on a du mal en France !

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