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Essai jeu vidéo : Project Cars 2

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Sorti le 22 septembre dernier, Project Cars 2 s’offre enfin un essai sur leblogauto. Le deuxième opus de la série inaugurait la salve de jeux de course avant Forza Motorsport 7 et Gran Turismo Sport.

Dans le monde des jeux de course, on distingue de manière basique trois genres : les jeux d’arcade faits principalement pour se détendre comme Need For Speed, les simulations pures et dures comme iracing, rFactor ou Assetto Corsa et les semi-simulations. Dans ce genre à la fois accessible et un minimum réaliste, les deux poids lourds : Gran Turismo et Forza Motorsport.

Project Cars est difficile à ranger dans l’une des catégories. S’il se révèle bien plus exigeant et pointu que Forza Motorsport ou Gran Turismo, il en demeure plus accessible que les références de la simulation, le rendant finalement très proche des deux cités. Toutefois, Project Cars 2 doit bien être considéré comme l’un des jeux de course les plus profonds En témoigne le système Live Track 3.0, sensé reproduire l’évolution de la piste en fonction de divers paramètres comme les dépôts de gomme ou la température.

Là où Project Cars apportait un vent de fraîcheur et a été jugé gentiment, avantage d’être le petit nouveau, Project Cars 2 est dans l’obligation de confirmer. Les nombreux ajouts rendent cette suite tout à fait légitime mais attention au dérapage.

60 circuits dès le lancement

Le nombre de circuits a considérablement grossi, passant à 60 lieux différents. Il est dorénavant possible de rouler aux quatre coins du monde sur des tracés relativement rares dans les autres jeux comme Sugo. Les circuits les plus connus sont bien entendu compris dont Silverstone, Spa, Monza ou le Nurburgring. Quelques pistes manquent toutefois. Suzuka est présent mais sous la forme d’un tracé semi-fictif, le bien connu Sakito de Project Cars 1. Sebring est absent et se réserve pour Forza Motorsport 7. Mais Project Cars 2 n’est pas vraiment critiquable à ce niveau puisqu’il embarque quasiment deux fois plus de circuits que son rival américain, avec en prime le renfort du rallycross.

Coté voitures, le jeu est également bien fourni. Bien qu’il ne parvienne pas à rivaliser en terme de nombre avec FM7, Project Cars 2 propose une liste de voitures équilibrée, avec pas moins de 180 unités. Toutes les catégories sont accessibles aux joueurs, du karting à la F1 en passant par le GT3, GTE, LMP1, LMP2 ou les nombreuses catégories historiques. On remarque également quelques voitures de série pour les adeptes de la conduite sur des œufs. Comme sur Project Cars premier du nom, tout ce contenu est jouable dès le début. Aucun système de gain d’argent et de déblocage de véhicules, l’intérêt du titre réside dans la compétition.

Qu’elle soit en solo via un mode carrière similaire au premier Project Cars, ou un mode en ligne mettant l’accent sur l’esport avec des systèmes de classements des joueurs en fonction de leur fair play et de leurs performances. De ce coté, Project Cars 2 ne révolutionne pas le genre mais se révèle solide. Quant à l’IA, elle est plutôt sage malgré quelques folies de temps en temps.

Des bugs qui gâchent tout

L’emballage du jeu a aussi été soigné. Les menus et musiques sont sobres et offrent une ambiance plutôt sympathique loin de l’austérité des véritables simulations. Enfin, graphiquement, Project Cars 2 souffle le chaud et le froid. Le verre à moitié plein d’abord, avec une multitude d’effets météorologiques : pluie, neige, brouillard, transition jour nuit sur 24 heures. Il est même amusant de voir que l’intégralité des lieux sont jouables sous la neige. On profitera de cette météo extrême à Dubai ou Laguna Seca. Le verre à moitié vide ensuite. Le jeu est entaché de nombreuses tares graphiques sur tous les supports. L’aliasing et autres effets de scintillement notamment qui sont bien trop présents. Autre défaut majeur, les bugs. Principalement sur consoles où il n’est pas rare par exemple d’observer de forts ralentissements graphiques, des voitures de l’IA provoquer joyeusement un carambolage en rentrant au stand ou des sauvegardes de réglages qui disparaissent lors de la partie suivante. Ces quelques accidents donnent quand même l’occasion de se rendre compte du gros travail effectué sur les dégâts, avec des voitures aux déformations parmi les plus poussées de tous les jeux de course.

Nous devons enfin évoquer le principal dans un jeu de course typé simulation, à savoir la conduite. Elle est dans la lignée de celle de Project Cars 1. Exigeante mais manquant parfois de précision, même au volant surtout dans le rendu du retour de force. A la manette, il faudra aussi modifier les réglages d’origine pour éviter des réactions malvenues. Avec ce périphérique, le jeu s’est bien amélioré mais on ressent toujours qu’il a été logiquement développé principalement pour les volants. On retiendra le paramètre de la physique comme un bon point.

Conclusion

Project Cars 2 a su améliorer la recette du premier. Un jeu technique qui permet au plus grand nombre d’accéder à une simulation avec une prise en main rapide. Niveau contenu, le jeu est solide et ne manquera pas d’occuper les amoureux de course virtuelle pendant des heures. Malheureusement, de nombreux bugs viennent gâcher ce qui aurait pu être la nouvelle référence des jeux de course. Ces défauts sont en passe d’être corrigés par des mises à jour rapidement annoncées par Slightly Mad Studios, ce qui pourrait lui permettre de durer. Face à un Forza Motorsport 7 chiche en nouveautés et un Gran Turismo Sport léger en matière de contenu (très bientôt aussi à l’essai sur leblogauto), Project Cars 2 pourra quand même tirer son épingle du jeu.

+ON AIME
  • Liste des circuits impressionnante
  • Pluie, neige, brouillard, nuit …
  • Réaliste sans être austère
ON AIME MOINS
  • Quelques bugs
  • Aliasing parfois trop présent

Photos : leblogauto

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9 Commentaires sur "Essai jeu vidéo : Project Cars 2"

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MINI_Stig
Invité
L’essai rejoint un peu ce qui se dit et ce que j’en pense, à vouloir cibler tout le monde, le jeu se perd un peu malgré un contenu vraiment intéressant sur pas mal de points. J’aurais préféré qu’ils s’orientent soit plus vers l’arcade, soit purement simulation. Son plus gros défaut à mon sens reste le comportement des voitures plus que le ressenti, certaines voitures sont plutôt bien faites, d’autres ont un comportement tout à fait irréaliste les rendant inconduisibles… Je vois que le test parle de MAJ, mais il y en a eu il y a 2 jours je crois,… Lire la suite >>
Invité

Après la grosse déception Forza7 j’espérais beaucoup de ce PC2… mais il ne me semble pas super optimisé pour la xbox One.
A voir d’ici quelques mois, quand le prix aura baissé et le contenu des DLC.

klm
Invité

c’est quoi l’Aliasing ?

Invité

c’est l’effet escalier autour des objets (voitures/décors)

Raymond Boncoin
Invité

La vérité est que les tests devraient être effectués au moins un mois (voire trois) après la sortie du logiciel car souvent l’éditeur tient à respecter une date de lancement et fournir dans la foulée des patchs correctifs.
Idéaliement meme il faudrait attendre la version GOTY pour avoir un avis definitif.

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