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Vers un UTAC plus indépendant

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C’est un morceau de l’histoire automobile française qui est en passe d’évoluer. 72 années après sa création, l’UTAC va devenir plus indépendant selon un article de Les Echos.

Organisme historique

L’Union Technique de l’Automobile, du motocycle et du Cycle (UTAC) est né, au sortir de la seconde guerre mondiale, à partir du BNA (Bureau de Normalisation de l’Automobile). C’est la volonté des constructeurs et des équipementiers qui a donné naissance à ce syndicat de l’automobile.

Très vite, son histoire se confond avec celle de l’autodrome de Linas-Montlhéry qui avait déjà une vingtaine d’année lorsque l’UTAC s’y installe en 1946. Puis les péripéties de l’histoire et de la technologie créent Mortefontaine, le laboratoire CEM (compatibilité électro-magnétique), etc. Plus récemment, l’UTAC rachète le CERAM (Centre d’Essais et de Recherche Appliqué à la Mobilité) à Pininfarina en 2008.

Au centre de certaines interrogations

L’UTAC est l’organisme qui homologue les véhicules pour la France. Sauf que depuis le dieselgate de VW et les différentes enquêtes ouvertes contre différents constructeurs, certaines voix se sont élevées pour souligner le côté juge et partie de l’UTAC.

En effet, l’UTAC est détenu par la filière automobile. Bien que sa probité n’est pas en cause (l’organisme ayant même pointé du doigts certains constructeurs), la filière se serait donc résolu sur le journal économique à prendre du recul pour que l’on ne puisse pas reprocher quoi que ce soit à l’UTAC-CERAM.

C’est le FCDE (fonds public-privé de consolidation des entreprises) qui devrait prendre une grosse participation dans la société. La filière garderait 30% du capital selon Les Echos.

Le FCDE préféré à Bureau Veritas

Il faut dire que la société d’environ 450 salariés est un rouage importante de l’automobile en France. A priori Bureau Veritas, acteur de l’automobile également, était sur les rangs. Mais, les constructeurs et les équipementiers ont visiblement privilégié un partenariat avec le public. Il faut dire que, selon Les Echos, Bureau Veritas voulait séparer les activités de l’immobilier, avec le risque de voir l’activité partir de l’un des deux centres d’essai.

Cette prise de contrôle s’effectuerait contre 70 millions d’euros. Selon les chiffres publiés sur son propre site, l’UTAC c’est 55 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2016.

Source : Les Echos, illustration : UTAC

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