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Indycar 2017 : Watkins Glen

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Alors qu’on pensait le championnat d’Indycar plié, Josef Newgarden (Penske) tape et son avance s’évapore. Par contre, Alexander Rossi (Andretti-Bryan Herta) effectue une course parfaite.

US F2000

Watkins Glen marque la fin de la saison des formules de promotion de l’Indycar, alias « Road to Indy ». En US F2000, il y a une vague lutte entre le leader Oliver Askew (Cape Motorsport) et Rinus Vee Kay (Pabst.)

Askew s’offre la dernière pole de l’année.

Au départ, VeeKay met Askew sous pression. Respectivement 3e et 4e sur la grille, Andres Gutierrez (DEForce) et Kory Enders (DEForce) s’évaporent, laissant passer Calvin Ming (Pabst), Kaylen Frederick (Pelfrey) et David Malukas (BN Racing.) Plutôt que de risquer le contact, Askew laisse filer Vee Kay. Ming sème Frederick, mais Askew est trop rapide pour lui.

Au terme d’une course assez morne, Vee Kay s’impose devant Askew et Ming. Le photographe officiel préfère immortaliser le néo-champion que le podium.

Lauréat du Team USA Scholarship et de l’US F2000 Shootout, Askew réussit ses débuts en auto. Avec 351 points, son titre est net et sans bavure. Autre bête à concours, Vee Kay finit 2e à 344 points. Le plus Américain des Néerlandais depuis Arie Luyendyk semble promis à un bel avenir. 3e à 269 points, Parker Thompson (Exclusive) a sans doute hâte d’être en 2018 ! L’équipe Canadienne devrait l’aligner en Pro Mazda.
20e à 52 points, Alex Baron (ArmsUp) n’aura participé qu’à deux épreuves. Espérons que le Française réapparaisse au plus vite. Le coup de volant est toujours là.

Pro Mazda

En Pro Mazda, la compétition est davantage ouverte. Anthony Martin (Cape Motorsport), longtemps en tête du classement, est dominé depuis peu par Victor Franzoni (Juncos.) Pour la finale, Robert Megennis (Pelfrey) débute dans la discipline (il est également présent en US F2000.)

Aux essais, avantage Franzoni.

Le samedi, Franzoni garde la tête au départ. Martin le suit comme son ombre, puis il double le Brésilien. Derrière, Megennis perd le contrôle. Nikita Lastochkin (Pelfrey) ne peut l’éviter. Drapeau jaune.
Franzoni met le leader sous pression à la reprise. Il trouve l’ouverture. Carlos Cunha (Pelfrey) tente lui aussi de passer et Martin passe le reste de la course à contenir l’autre Brésilien.

Franzoni, Martin et Cunha montent sur l’estrade.

Le dimanche, la piste est détrempée. Lastochkin, 2e sur la grille, se fait d’emblée déborder par Cunha et Martin. Ce dernier doit impérativement s’imposer. Trop brouillon, il touche Cunha et part en tête-à-queue. Il arrive à repartir et à remonter le peloton. Néanmoins, c’est cuit pour le titre. Franzoni, largement en tête, peut rouler à un train de sénateur.

Doublé de Franzoni, devant Cunha et Martin.

Avec 351 points, Franzoni décroche un titre mérité. Inscrit de dernière minute, l’ancien animateur de l’US F2000 décroche un premier titre en auto. 2e à 333 points, Martin n’a pas su gérer son avance. La faute à l’attribution des points et à l’absence d’un troisième homme pour gêner le Brésilien au printemps. Comme son compatriote, Cunha s’est révélé en fin de saison. Le duo Franzoni-Martin étant imbattable à la régulière, l’ex-pilote de F3 Brazil a collectionné les médailles de bronze, finissant ainsi 3e à 237 points.

Vivement 2018 ! La saison 2017 fut très moyenne avec une douzaine de voitures, parmi lesquels deux hommes au-dessus du lot, quelques volontaires pour la 3e place et une grosse moitié de gentlemen-drivers pas vraiment à leur place… Le nouveau châssis devrait être synonyme d’arrivée de nouvelles équipes et surtout, de pilotes compétitifs.

Indy Lights

Colton Herta (Andretti-Steinbrenner) est en pole.

Pour cause de pluie, l’épreuve est retardée et les pilotes s’élancent sur une piste détrempée. Zéro pression pour Kyle Kaiser (Juncos) : dès le tour de lancement, il est mathématiquement assuré du titre !

Lorsque le peloton est relâché, Aaron Telitz (Belardi) et Santiago Urrutia (Belardi) viennent harceler Herta. Telitz et Herta effectuent plusieurs passes d’arme avant que l’an champion de Pro Mazda n’ait le dernier mot. C’est alors au tour d’Urrutia de s’en prendre au poleman et il finit par trouver l’ouverture. Nico Jamin (Andretti), lui, trouve porte close. Dalton Kellett (Andretti) perd sa voiture et il finit dans le rail. C’est un drapeau jaune, qui devient rouge lorsqu’il se met à pleuvoir.
La course finit par reprendre. Telitz et Urrutia restent zen. Matheus Leist (Carlin) surprend Jamin, ce qui donne de l’air à Herta.

Telitz remporte donc la dernière manche de la saison. Il devance Urrutia et Herta.

La troisième fois fut la bonne ! Avec 330 points, Kaiser décroche un premier titre en auto pour sa troisième saison d’Indycar. Déjà vice-champion d’Indy Lights, en 2016, Urrutia est une nouvelle fois dauphin, avec 310 points. 3e à 300 points, Herta est sans doute l’un des pilotes les plus médiatiques du plateau. George Michael Steinbrenner IV tente désormais de monter une écurie d’Indycar autour de son poulain.
Derrière, les pilotes sont au coude à coude. Jamin est 7e à 269 points, soit seulement 10 unités de moins que le 4e. Un résultat mitigé pour le Français, génial par moment et transparent le reste du temps.

Indycar

Alors que les regards sont braqués sur les pilotes Penske, c’est Alexander Rossi (Andretti-Brian Herta) qui décroche la pole. Sa première en Indycar.

Le dimanche après-midi, c’est le chaos. La piste est humide au drapeau vert. Pour autant, il ne pleut plus et elle s’assèche vite. Du coup, les monoplaces se ruent dans les stands pour chausser des slicks. Helio Castroneves (Penske) surprend Rossi à la sortie des stands. Il y a toujours des secteurs humides et Spencer Pigot (Carpenter) passe un virage avec un angle digne du Trophée Andros ! Quant à James Hinchcliffe (Sam Schmidt), son moteur part littéralement en fumée et c’est un drapeau jaune.
A la reprise, Castroneves mène toujours, devant Rossi et Scott Dixon (Ganassi.) Takuma Sato (Andretti) sort de la piste et cale. Nouvelle neutralisation et ballet des arrêts au stand.
Pigot -qui ne s’est pas arrêté- effectue ses premiers tours en tête. Puis Rossi reprend les commandes… Apparemment, son arrêt ne s’est pas bien passé et il doit retourner aux stands. Ryan Hunter-Reay (Andretti) est le nouveau leader. Nouvelle bévue de Sato, qui entraine une nouvelle flopée de drapeaux jaunes.
Après le restart, Charlie Kimball (Ganassi) frotte un mur sous le nez de Tony Kanaan (Ganassi.) Puis la mi-course est passée et c’est la deuxième vague d’arrêts. Les mécanos de Will Power (Penske) relâchent l’Australien alors que Josef Newgarden (Penske) déboule. Ce dernier tente de freiner, mais avec des pneus froids… Il finit dans le muret des stands. Sébastien Bourdais (Dale Coyne) ne peut l’éviter. Quant à Kanaan, il tape le muret tout seul, comme un grand. Sortie du pace-car.
Rossi mène alors devant Dixon et Hunter-Reay.
Pour le sprint final, Dixon tente vainement d’intimider Rossi. Néanmoins, l’ex-pilote de F1 est trop fort.

Après Indianapolis 2016, Rossi s’impose à Watkins Glen. C’est donc son premier succès sur un « routier ». Dixon est 2e et Hunter-Reay, 3e.

Au classement, rien ne va plus ! Alors qu’il marchait sur l’eau à Gateway Park, Newgarden perd toute son avance. Il a 560 points. 2e à 557 points, Dixon est le grand vainqueur de Watkins Glen. Coucou le revoilou ! Après un passage à vide, Castroneves se retrouve 3e, à 538 points. Du coup, il peut de nouveau rêver à un titre !
9e de la course, Simon Pagenaud (Penske) profite à peine des malheurs de ses équipiers. Il est 4e à 526 points.

Crédits photos : Honda (photos 1, 12 et 13), US F2000 (photos 2 à 4), Pro Mazda (photos 5 à 8), Indy Lights (photos 9 à 11) et GM (photo 14.)

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