Accueil Historique Un été au Japon – Isuzu 117 Coupé (1968 – 1981)

Un été au Japon – Isuzu 117 Coupé (1968 – 1981)

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Isuzu 117 Coupé

Isuzu limite aujourd’hui sa production à des pick-ups et des SUV qui en sont dérivés. Mais fut un temps où la marque proposait aussi des berlines ou des coupés. Dont l’élégante Isuzu 117 Coupé, au dessin signé Giugiaro.

Lorsqu’Isuzu commence à préparer le remplacement de sa berline moyenne Bellel (à ne pas confondre avec la Bellett), il prvoit d’inclure un coupé dans la gamme. Une façon de d’améliorer l’image et la visibilité du modèle. La berline et le break de ce projet « 117 » (code interne Isuzu donc) deviendront la Florian, et le coupé conservera au final son appellation chiffrée unique chez Isuzu.

Des racines italiennes

Pour créer ce coupé, Isuzu s’adresse au studio italien Ghia, et la 117 Coupé sera la première voiture japonaise signée d’un studio italien. Tout juste embauché, il s’agit aussi du premier projet complet du tout jeune directeur du style. Un certain Giorgetto Giugiaro qui vient d’être débauché de chez Bertone. Le travail commence en décembre 65, et le concept sera présenté au salon de Genève en mars 66.

Les lignes sont typiques des créations Giugiaro de l’époque. Une ligne de caisse très pure et élancée. On peut ainsi relier la ligne de ce coupé 4 portes à celle des Fiat Dino Coupé ou Simca 1200S Coupé. Des lignes qui feront de ce modèle un classique.

Isuzu 117 Coupé

De la voiture de luxe à la production de masse

La production débute en octobre 1968, et la 117 Coupé est le haut de gamme de la marque. Une finition soignée (sellerie cuir, planche de bord en laurier camphre importé de Taiwan), et un prix élitiste, mais aussi une production volontairement limitée en font un modèle très exclusif. Seulement une cinquantaine exemplaires par mois sont ainsi produits les premières années, avec un total de 2500 voitures sur les 4 premières années de sa longue carrière.

Le moteur est alors un 1.6 de 120 ch ou 130 dans sa version à double arbre à cames en tête (DOHC), une première pour une voiture japonaise. Une version injection (EC Electronic Control) arrivera en 1970, et en 1971 un 1800 (jusqu’à 130 ch selon les versions).

Un changement de cap radical s’opère en 1973. Suite aux accords avec GM, il est décidé de faire de l’Isuzu 117 Coupé un modèle de plus grande diffsuion. Avec le passage à une production en plus grande quantité, adieu la fabrication à la main bien entendu. Le 1.6 disparaît, et seul le 1.8 (carburateur ou injection) reste au catalogue. Et les ventes grimpent de façon assez conséquente, puisqu’elles atteignent 9506 unités en 1974.

Restylage dans l’air du temps, et diesel

L’Isuzu 117 Coupé aura une carrière assez longue, et en 1977 un restylage est apporté pour la moderniser. Avec des opérations qui peuvent surprendre aujourd’hui, mais qui sont alors de bon ton. Et en particulier le passage à une calandre à 4 phares carrés intégrés dans une grille en plastique noir, ou l’abandon des pare-chocs chromés remplacés eux aussi par des éléments en plastique noir. Les jantes sont également révisées, avec un motif en croix que l’on retrouvera sur de nombreux modèles de l’époque. A l’intérieur, les plastiques sont plus nombreux.

Isuzu 117 Coupé

Pour la fin de carrière, la 117 Coupé reçoit le renfort d’un moteur 2.0 en 1978, puis d’un étonnant 2.2 diesel de 73 ch en 1980. Un diesel dans un coupé, une idée qui paraît saugrenue à l’époque… En 1979, une édition limitée en honneur au styliste Giorgetto Giugiaro est également proposée.

Au final, lorsque l’Isuzu 117 Coupé quitte les chaînes de production en mai 1981, elle aura été vendue à 86 192 exemplaires. Et pour la remplacer, Isuzu fait à nouveau confiance à Giugiaro. C’est en effet le studio ItalDesign qui signera le style du coupé Isuzu Piazza.

Crédit illustration : Isuzu

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2 Commentaires sur "Un été au Japon – Isuzu 117 Coupé (1968 – 1981)"

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beniot9888
Invité

Virer les chromes pour du plastique noir, c’était dans la tendance de l’époque, et ça a touché un peu tous les modèles de l’époque. L’Alfa Romeo Spider série 3, la Lancia Beta, la MG B, les coupés et cabriolets 504 (encore que leurs boucliers étaient peints ton caisse), Citroën GS, Renault 18…

BAM
Invité

Les voitures « à plastiques noirs » ont plutôt bien vieillies si on regarde bien. Le chrome date immédiatement un modèle, les éléments plastiques ont réduits le vieillissement. Une Alfasud « plastiquée » fait bien plus moderne que l’originale même si on peut préférer l’authenticité d’un dessin original « chrome » idem pour une Peugeot 104…et tous les modèles passés par la chirurgie plastique en général vieillissent mieux.

Ah sinon superbe voiture cette 117 (que je dois construire en kit Fujimi 1/24 prochainement) et c’est vrai que le profil est très proche d’une Fiat Dino ; seule la découpe de custode change vraiment de l’une à l’autre.

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