Accueil BMW BMW aurait choisi le Royaume-Uni pour la future Mini électrique

BMW aurait choisi le Royaume-Uni pour la future Mini électrique

110
8
PARTAGER
Mini Countryman Cooper S E All4 (2016)

Après des mois d’incertitude, l’usine de Cowley près d’Oxford, au Royaume-Uni semblerait avoir la préférence des dirigeants de BMW selon des sources proches du dossier.

La future Mini électrique est au cœur d’un enjeu symbolique pour le Brexit. Les Mini sont habituellement produits au Royaume-Uni dans l’usine de Cowley, mais la sortie prochaine de l’Union européenne a quelque peu changé la donne et BMW s’interroge depuis sur la possibilité de produire la future Mini électrique ailleurs. L’usine britannique est en compétition avec l’usine de VDL-Nedcar où sont déjà produits des modèles de la marque et l’usine de Leipzig où l’i3 est déjà produite.

Plusieurs facteurs sembleraient pousser BMW à choisir Cowley comme site de production pour la Mini électrique. L’un d’entre eux serait lié à l’image de marque. Pour les dirigeants de BMW, la marque Mini est difficilement dissociable du Royaume-Uni. Cet argument pourrait être difficile à prendre au sérieux, car des modèles de la marque sont déjà produits hors du Royaume-Uni.

Le deuxième facteur serait lié aux investissements réalisés dans l’usine de Cowley. Le constructeur a beaucoup investi dans cette usine et ne pas y produire la Mini électrique serait comme la condamner à disparaître si Mini devenait sur le long terme une marque électrique.

Le troisième facteur, les droits de douane seraient supportables avec les investissements déjà réalisés à Cowley, et ce d’autant plus que BMW ne s’attend pas à des records de vente au début. Si la demande atteignait des niveaux élevés, le constructeur pourrait toujours ajouter une nouvelle unité de production en dehors du Royaume-Uni.

Le quatrième facteur qui n’a pas été mentionné par les sources pourrait être une participation du gouvernement britannique dans l’investissement de BMW à Cowley pour produire la Mini comme cela a déjà été le cas pour Nissan et Toyota. Dans le cadre de Toyota, cela prit la forme d’aides pour la formation, la R&D et l’amélioration de la performance environnementale de l’usine.

L’attente ne sera plus longue, puisque BMW annoncera sa décision au mois de septembre comme l’a annoncé Ian Robertson au dernier Goodwood Festival of Speed.

 

Source : Reuters

Source photo : Reuters

Poster un Commentaire

8 Commentaires sur "BMW aurait choisi le Royaume-Uni pour la future Mini électrique"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
SGL
Invité

N’a-t-il pas aussi le facteur que l’idée du Brexit hard prend l’eau de tous côtés au siens même de l’Angleterre ?

Salva
Invité

Et après suivra l’Italie…

le phenix
Invité

Finalement le brexit ça n’a pas l’air si grave qie ća.ils debaient tous se narrer et finalement c’est le contraire.

le phenix
Invité

* ils devaient tous se barrer*

wizz
Membre
En industrie, ça nécessite souvent des gros investissements structurels. Une usine, des machines, tout le réseau de fournisseurs… Il convient de faire la part des choses avant de délocaliser: est ce que ça vaut le coup ou pas? Les voitures électriques, pour le moment, et encore pendant quelques années, ça se vend sur les doigts d’une main, quelques milliers par an (ET avec une fiscalité aidante dans bien des pays, condition qui ne peut perdurer naturellement). Supposons que ça coute 500 millions d’euros pour installer une autre usine ailleurs sur le continent Supposons que la voiture est taxée de 5000€… Lire la suite >>
le phenix
Invité

Wizz tu peux retourner le probleme dans tous les sens, trouver des exemples…etc…etc mais a al fin? Ils ne partent pas.
Les banques? La même chose, ton article des échos en lien dis que finalement les mouvements seront mineurs.

wizz
Membre
j’avais mis entre parenthèse la partie finance concernant l’UE, concernant le traitement des flux financiers intra UE. Pour tout ce qui concerne l’UE, la question de rester à Londres ou pas est à considérer en revanche, pour un trader achetant du pétrole à Koweit et revendant à Pekin, acheter du minerai de fer au Brésil et revendant aux USA, pour lui, rien ne change du Brexit Tout dépend de la nature du business. Par exemple, Ford est un groupe US, possède des usines moteurs en Grande Bretagne, dont des moteurs diesel. Ces moteurs diesel ne sont pas destinés à être… Lire la suite >>
SGL
Invité

Enfin @le phenix
Si Brexit y a, ce n’est pas avant 2 ans pour les conséquences !
D’ici là, débâcle des entreprises pourrait seulement commencer, mais dans l’immédiat les Anglais font du rétropédalage, alors le vrai Brexit pourrait jamais voir le jour.
On dit même que Theresa May ne passerait pas l’été en poste de première ministre du Royaume-Uni.

wpDiscuz