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24 Heures du Mans 2017 : Hugues de Chaunac (Oreca), la passion comme moteur

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Le nom de Hugues de Chaunac est indissociable des 24 Heures du Mans. Présent au sein de l’écurie Toyota depuis des années, Hugues est aussi le patron d’Oreca dont les châssis trustent les premières places de la grille en LM P2 de cette édition 2017.

L’an dernier, dans le dernier tour quand le turbo de la Toyota alors en tête rendait l’âme, Hugues de Chaunac était passé de l’espoir intense aux larmes devant les caméra du monde entier. Rencontre avec ce patron passionné, ou ce passionné patron. Difficile de savoir quelle personnalité l’emporte chez cet homme attachant qui ne mâche pas ses mots.

le blog auto : Quand on est président du groupe ORECA, qu’on voit s’aligner 14 voitures de sa marque pour disputer la plus grande course au monde, que ressent-on à la veille de l’épreuve, de l’angoisse, de la fierté, de l’angoisse, de l’envie?

Hugues de Chaunac : « On ressent un mélange de ces trois choses là. De la fierté bien sûr. Avoir 14 voitures constitue je crois bien un record absolu sur les 24 heures du Mans du nombre de voitures engagées par un même constructeur. C’est aussi une fierté par rapport à toute l’équipe ORECA, qui s’est beaucoup investie sur cette participation. D’un autre côté, on sait garder l’humilité nécessaire parce qu’il va falloir confirmer en course. Il peut se passer plein de choses. Les valeurs d’Oreca c’est de toujours rester humble et attendre le résultat. Par contre, mettre le maximum d’Oreca sur le podium, c’est vraiment l’objectif. « 

Quand on arrive à ton âge avec toute ton expérience, ta plus grande satisfaction c’est toujours les 24 heures?

 » Oui, je crois que Le Mans c’est vraiment l’épreuve mythique par excellence. C’est une des plus belles épreuves. Moi je suis un grand fanatique de l’endurance. On a gagné sur les plus beaux circuits d’endurance du monde, que ce soit les 24 heures de Daytona, les 12 heures de Sebring. Le Mans on l’a déjà gagné mais je dirais Le Mans c’est quelque chose de spécial, c’est en France, il y a un public extrêmement fan, très sympathique, les témoignages de félicitations que l’on reçoit sans arrêt sont très forts. Alors oui, courir les 24 heures, c’est une grosse émotion que de participer à cette course. »

Quand c’est Alpine qui gagne et qu’on ne dit pas que c’est une Oreca à la base, c’est du business?

« Non ça n’est pas du business mais seulement de la passion. Pour un certain nombre de raisons, d’image, le team Signature appelle ses voitures Alpine. On sait que le châssis c ‘est un Oreca, donc la fierté et la même. On sait que technologiquement nos voitures ont gagné, elles s’appellent Alpine mais on a donné notre accord là-dessus et on est aussi heureux que si c’était une Oreca en titre, qui avait gagné. »

Techniquement, sur cette course de 24 heures combien de personnes portent les couleurs Oreca?

« Les 14 voitures sont réparties dans différents teams, des équipes clientes. Oreca a une grosse équipe d’ingénieurs, de techniciens, qui s’est déployée pour assurer leur assistance et leur support. Nous disposons de 25 personnes, qui sont là pour aider tous les teams à essayer d’être le plus performants possible. »

Je sais que ton fils est dans les affaires avec toi, quel est son rôle maintenant?

« Il est très proche de moi. Il occupe un rôle de second comme vice-président de l’entreprise et m’aide à développer l’entreprise . A côté de Raphaël, il y aune équipe de directeurs extrêmement passionnés et compétents. »

La passion ne t’a jamais quitté, c ‘est toujours ton moteur ?

« Oui, c’est le moteur total. Je suis un passionné qui me permet d’avoir une santé de fer et je continue toujours à 300 à l’heure. »

Dernier point tu portes toujours les couleurs Toyota ?

« Oui, nous sommes les partenaires techniques de Toyota sur la piste. il est évident que ça va être un week-end très long, parce qu’il faut enfin remporter cette course pour Toyota et effacer les larmes de l’année dernière. »

Durant la course Hugues de Chaunac sera totalement absorbé par l’évolution des trois Toyota, il n’en délaissera pas pour autant le classement de ses autos en LMP2 qui semblent dominer presque outrageusement leurs concurrentes Ligier, du moins aux essais!

Texte : Alain Monnot, photos : en-tête et 3-Thierry Coulibaly, 1-DPPI, 2-Alain Monnot

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