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Essai Jeep Grand Cherokee SRT 2017

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Nouveau restylage pour le Jeep Grand Cherokee. Une mise à jour esthétique et technique qui profite également à la turbulente version SRT. Un 4×4 version dragster qui, avec son énorme V8 et sa gueule de yankee pourrait bien séduire les lassés de la rigueur germanique.

Style extérieur

On aurait pu imaginer que cet américain en ferait des tonnes pour suggérer ses velléités sportives. Et pourtant, ce SRT ferait presque dans la discrétion. Le très léger restylage est loin de bouleverser le look de ce gros bébé gavé aux hormones. Le bouclier largement ouvert, la calandre noire et affinée, les prises d’air sur le capot les jantes noires de 20 pouces et les deux grosses sorties d’échappement à l’arrière… Voilà les éléments qui vous permettront de reconnaître la version SRT. Et si cela ne vous suffit pas à reconnaître cette déclinaison, tendez l’oreille…

Style intérieur et équipement

A bord, le restylage n’aura pas non plus chamboulé le dessin de l’habitacle. Tout juste pouvons-nous noter la présence d’un nouveau levier de vitesse. Pour le reste, on retrouve l’agencement des Jeep Grand Cherokee classique, seul le logo SRT trônant fièrement au centre du volant est là pour vous rappeler la férocité de la bête.

Dans l’ensemble le dessin de la planche de bord manque de modernité (l’actuelle génération du Grand Cherokee est sur le marché depuis 2011 tout de même) malgré les quelques améliorations portées par ce restylage présenté au dernier Mondial de Paris. La qualité de fabrication, très US, ne peut évidemment pas rivaliser avec les productions d’Outre-Rhin d’où sortent des 4×4 tirés à quatre épingles.

Le Jeep Grand Cherokee SRT se rattrape avec un niveau d’équipement généreux comprenant notamment les sièges sport en cuir Nappa et daim, des jantes en alliage de 20 pouces, le toit ouvrant panoramique, la sono Harmann Kardon de 825 watts (!) et quelques aides technologiques comme le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au maintien en file, l’avertisseur d’angle mort, la caméra de recul ou l’assistance au stationnement.

Châssis et motorisation

Sous le capot de ce bodybuilder, on retrouve une pièce rare, même unique dans le segment : un énorme V8 cubant pas moins de 6,4l. Particularité maison, ce moteur présente des chambres de combustions hémisphérique (d’où son nom, HEMI) lui permettant d’y intégrer de plus grosses soupapes. Sans aucune assistance respiratoire, ce monument développe 468 ch. C’est plus ou moins la puissance développée par des rivaux plus affûtés comme le Porsche Cayenne GTS (440ch) ou pourquoi pas le Audi SQ7, malgré son V8 diesel de 435 ch. Au démarrage, le glouglou typique des big blocks américains est absent, il n’y a qu’en plein charge que la sonorité vous hérisse le poil. Et c’est malheureusement la plus grosse sensation qu’il vous procurera.

Plutôt linéaire, la puissance déboule progressivement, quand des rivaux – allemands toujours – affichent des performances plus percutantes, il faut dire, c’est vrai, avec des moteurs souvent gavés par des turbos et autres compresseurs. Mais le Jeep Grand Cherokee SRT est loin d’être ridicule avec un 0 à 100 km/h bouclé juste en dessous de la barre des 5 secondes. Un mode Launch Control chronométrant vos performances vous permettra de vous exercer à cette épreuve.

 

Sur la route

Bonne surprise. Les origines de ce 4×4 supersonique et son poids de 2,4 tonnes auraient pu laisser augurer d’un comportement pataud et d’un châssis à la précision aléatoire. Mais bien aidé par des réglages spécifiques et une suspension pilotée, ce SRT ne crée aucune mauvaise surprise. Le comportement est sain à défaut d’afficher la légèreté et la vivacité d’un BMW X5M par exemple. Il est facile d’atteindre ses limites mais vous pourrez le mener à un bon rythme sans trop d’arrière-pensée.

Au final son plus gros défaut sur la route, c’est sa direction, beaucoup trop démultipliée pour un voiture à vocation ‘‘sportive’’. Les plus pointus d’entre vous pourront entrer dans les pages spécifiques du système d’infotainment UConnect pour peaufiner indépendamment les réglages de la direction, de la boîte de vitesse ou des trains roulant.

Tarifs et conclusion

Affiché à partir de 84.700 euros, le Jeep Grand Cherokee abat sa carte maîtresse dans la bataille budgétaire. Ses rivaux ne peuvent s’aligner, s’affichant à minima 20 à 40 000 euros plus chers. Alors oui, un Mercedes GLE 63 AMG est plus puissant et plus luxueux, un BMW X5M affiche de meilleures dispositions sur la route et un Porsche Cayenne GTS mènent les débats en matière de sportivité. Mais le Jeep Grand Cherokee SRT s’adresse davantage à ceux qui veulent rouler différent, avec un 4×4 exotique doté d’un moteur gros comme ça et à la sonorité dantesque. Une carte d’identité qui le rend terriblement attachant malgré ses défauts.

Crédit photos : FCA

+Performances canon
Tarif canon aussi
Exotique…
Habitacle un brin désuet
Consommation gargantuesque
Dynamisme en deça de la concurrence

 

Jeep Grand Cherokee SRT
Moteur
Type et implantationhuit-cylindres en V hémisphérique
Cylindrée (cm3)6417
Puissance (kW/ch)468 à 6250 tr/min
Couple (Nm)624 à 4100 tr/min
Transmission
Roues motricesintégrale
Boîte de vitessesAutomatique à 8 rapports
Châssis
Suspension avantPilotée
Suspension arrièrePilotée
FreinsNC
Jantes et pneus295/45/20
Performances
Vitesse maximale (km/h)257 km/h
0 à 100 km/h (s)5 secondes
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)20,3L
Cycle extra-urbain (l/100 km)NC
Cycle mixte (l/100 km)13,5L
CO2 (g/km)315
Dimensions
Longueur (mm)4850
Largeur (mm)1950
Hauteur (mm)1750
Empattement (mm)2910
Volume de coffre (l)457
Réservoir (l)94
Masse à vide (kg)2418

 

 

 

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21 Commentaires sur "Essai Jeep Grand Cherokee SRT 2017"

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Invité

V8 6.4L pour seulement 435cv…
Je suis toujours bluffe par l’inefficacite des productions americaines. La course a l’efficience est clairement quelque chose qui les depasses.
Et je ne parle pas des productions de ces 7 dernieres annees, toutes passees sous la coupe des turbos et autres assistances, qui nous sortent des 6cyl a >500cv,
Mais par exemple d’un « simple » V8 BMW 4.0 atmospherique de 420cv….

panama
Invité

C’est q u’aux US on ne roule pas de la même façon qu’en Europe.
Déjà on roule plus et plus longtemps, et ensuite on accélère très fort, vraiment plus fort. Les distances sont énormes, et on ne trouve pas des concessionaires tous les 1/4 d’heure de route.
C’est dire qu’une mécanique pointue n’est pas vraiment adaptée à la situation locale. Sans compter le prix de l’essence qui est donné.

Bref, ce n’est pas pour rien que l’américain moyen roule avec un bon gros moteur essence atmo. Mais tout change, même là-bas.

amiral_sub
Invité

c’est clair qu’au feu rouge là bas ça accélère. Leurs voitures s’y prêtent bien. Ils doivent être surpris par nos voitures quand ils viennent en Europe…

marc
Invité

le 5 litre ford sort 440 ch en atmo, le V6 ford plus de 450 ch ( et plus dans la GT ) , ils sont capables mais ils font des choix qui est autre que la puissance seule.

CDA
Membre

GT comme Ford GT ? Parce que c’est un V6 dedans en effet mais bi-turbo.
Après, ils se rapprochent globalement des standards EU, et sur d’autres points aussi, depuis quelques années déjà.

SGL
Invité

Avec une « prime » de 20 à 40 000 euros sur les BAM
On doit pouvoir rouler un peu avant de les dépasser dans la surconsommation d’essence 😉

amiral_sub
Invité

@SGL: attention aux idées pré conçues, d’après sprintmonitor, il consomme moins que le porsche cayenne gts: 17l/100
https://www.spritmonitor.de/fr/apercu/39-Porsche/362-Cayenne.html?fueltype=2&exactmodel=gts&powerunit=2
contre 15l/100 pour le grand cherokee (modele 2016 468ch)
https://www.spritmonitor.de/fr/apercu/22-Jeep/207-Grand_Cherokee.html?fueltype=2&constyear_s=2016&powerunit=2

SGL
Invité

Ah !? alors… il n’a presque que des qualités ! 😉

wizz
Membre
Il n’y a pas que la puissance max à considérer. Ceci n’a d’utilité que si on a une (vraie) CVT, ou pour rouler à la vitesse max sur une interminable autoroute. En dehors de ça, le véhicule doit par moment ralentir, et donc le régime moteur….et donc la puissance produite par le moteur lorsqu’on appuiera sur l’accélérateur pour réaccélérer. Ce qui est important, c’est la puissance aux régimes intermédiaires, autrement dit la courbe du couple moteur. Pour un moteur atmo, le couple spécifique est autour de 100Nm par litre de cylindrée moteur. http://blogautomobile.fr/wp-content/uploads/2012/01/s2000.png on connait tous le moteur Honda de… Lire la suite >>
AlphaSyrius
Invité

1 panda a celui qui m’expliquera l’interet de ces SUV « sportifs ».

SGL
Invité

C’est pour que « ça claque sa mère » ! 😉

SGL
Invité

Le baril de pétrole ferait une petite pointe à 200 $ pour que dans le mois qui suive, on n’en parle (presque) plus de ce type d’auto !

SGL
Invité

C’est Faux !?… Alors pourquoi l’Audi Q7 se vend à 99 % en diesel si le prix du carburant n’est pas un problème ?
Pourtant, le prix de base est conséquent… C’est bien la preuve, que même avec des gros moyens, rouler pas trop cher est déterminant chez les gens.
Maintenant si vous avez une autre explication, je suis tout ouïe.

amiral_sub
Invité

1 fiat panda?

SGL
Invité

J’aime la dernière photo avec les éoliennes sur le fond… il fait plus écolos ! 😀

ART
Invité

Alors oui ça boit, cela dit l’agrément du moteur doit être en rapport

Fred21
Invité

J’en connais qui boivent et l’agrément n’est pas en rapport 🙂

ART
Invité

Y en a toujours qui sont bancales… Enfin là, avec ce moteur Hemi, même si ça a le gabari d’une armoire, ça doit être sympa en mains…

AXSPORT92
Invité

« Consommation gargantuesque »

C’est à dire ???

CDA
Membre

« Cycle urbain (l/100 km) : 20,3L
Cycle mixte (l/100 km) : 13,5L »

Après, en pratique, ça doit même être plus.

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