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Essai Alfa Romeo Stelvio 2.0 280 chevaux

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Alfa Romeo investit le marché des SUV avec le Stelvio, du nom d’un célèbre col alpin. Il faut dire qu’on attend la marque au tournant, dans un segment particulièrement dynamique. Le constructeur italien compte y faire son trou avec ses propres armes.

Extérieur et intérieur

L’Alfa Romeo Stelvio entend démontrer qu’il faudra compter avec lui. Et cela commence d’abord par un design qui sent bon l’Italie. Il reprend la tendance de style amorcée par la Giulia. On retrouve donc ainsi le regard de la berline évidemment dans une version un peu plus massive, les formes sensuelles et arrondies qu’on se verrait bien caresser de la main. Le profil fluide et élancé séduit, tout comme l’arrière marqué par un bouclier sportif duquel sortent deux canules rondes d’échappement chromées. On ose le dire, il s’agit probablement d’un des plus beaux SUV du marché, grace à son design classique qui devrait traverser les ans sans prendre une ride.

A bord, on se retrouve dans l’habitacle d’une Giulia. Évidemment l’habitabilité est tout autre. La position de conduite se trouve plus surélevée. Nous nous rappelons avoir été conquis par les nouveaux intérieurs des berlines premiums allemandes, très futuristes et technologiques.  Et pourtant Alfa Romeo a réussi à élaborer une planche de bord séduisante et moderne, sans faire appel à des écrans surdimensionnés. Les compteurs enchâssés dans des canons font leur petit effet, et globalement on aime la présentation. Tous les matériaux ne sont pas aussi raffinés que dans les productions d’Outre-Rhin, sans compter quelques assemblages un poil approximatifs, et pourtant on a envie de pardonner, sans savoir vraiment d’ailleurs pourquoi. En outre il manque cruellement d’équipements aujourd’hui incontournables dans un SUV routier du genre. Puis nous pressions le bouton « Start Stop Engine »…

Sur la route

Tout d’abord la procédure. Le bouton se situe sous la branche gauche du volant, comme sur quelques supercars. Emotionellement, il ne se passe pas grand-chose pourtant. Le 2.0 quatre cylindres de 280 chevaux en effet, fait surtout preuve de discrétion. Ensuite nous nous retrouvons sur la route, et c’est là que la magie commence doucement à opérer. Notre Stelvio bondit promptement, et égrène ses rapports à une vitesse aussi rapide que l’éclair… ou pas loin. Même des voitures plus sportives ne peuvent pas se targuer d’avoir une boite aussi rapide. Et le bloc ne manque pas de souffle, il répond à chaque sollicitation de l’accélérateur. Quand on passe sur le mode D, soit le plus dynamique du DNA, la réactivité s’améliore encore. Les énormes palettes derrière le volant permettent de prendre la main sur la vitesse engagée, de la façon la plus instantanée possible. On avait déjà remarqué cela sur la Giulia, et c’est évidemment la même chose dans le Stelvio.

En termes de comportement, on ne se lasse pas de la direction très directe, probablement une des plus communicatives de son segment. Elle ne s’avère pas spécialement collante, et informe parfaitement du placement des roues. Quant au châssis, il est à l’avenant. Le Stelvio atteste d’un équilibre qui nous rappelle logiquement celui d’une Giulia. Il faut clairement se rapprocher de la case danger pour trouver les limites de souvirage. Il prend bien entendu un peu plus de roulis que la berline, mais les mouvements de caisses sont plutôt réduits pour un véhicule du genre. La meilleure place dans le SUV italien, c’est derrière le volant. D’autres font mieux que lui en termes de confort, et pourtant on préfère l’Alfa Romeo. Il faut dire que le constructeur a fait des efforts pour contenir le poids de son gros bébé. Aluminium à gogo, arbre de transmission en carbone etc. Au regard des chiffres, un Audi Q5 de 252 ch par exemple pèse 130 kilos de plus, et ce n’est pas le plus lourd…

Conclusion

Au moment de conclure, en plus de séduire visuellement, le Stelvio se montre très agréable à conduire, et cela sans faire appel à trop d’artifices technologiques. Il s’avère un peu plus naturel en termes de comportement que ses concurrents. Avec sa transmission Q4 intelligente, il évolue habituellement en propulsion et transmet du couple sur l’essieu avant quand cela s’avère nécessaire. Sa place est sur la route, et pas vraiment ailleurs. A 51 300 euros, le Stelvio de 280 chevaux coute au premier regard plus cher que ses concurrents allemands. Mais comme toujours, quand on met les mêmes options face à face, l’Italien repasse en dessous. Cependant, on regrette que certains équipements en termes d’aides à la conduite comme un limiteur par exemple, ne figure sur aucune ligne de la fiche tarifaire. Et pourtant, après l’avoir conduit, on l’aime bien ce Stelvio, beaucoup même. Car il tient largement la comparaison avec les premiums allemands au chapitre de la conduite, pour ne pas dire qu’il les surpasse. A essayer !

 

+ Look
 Moteur/Boite
 Direction
 Manque quelques technologies
 Maintien latéral sièges avant

 

Alfa Romeo Stelvio
Moteur
Type et implantation4 cyl. turbo essence
Cylindrée (cm3)1 995
Puissance (kW/ch)280
Couple (Nm) 400
Transmission
Roues motrices Intégrale
Boîte de vitessesAuto. 8 rapports
Châssis
Suspension avant –
Suspension arrière –
Freins –
Jantes et pneus –
Performances
Vitesse maximale (km/h) 230
0 à 100 km/h (s) 5,7
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)
Cycle extra-urbain (l/100 km) –
Cycle mixte (l/100 km) 7
CO2 (g/km) 161
Dimensions
Longueur (m)4,69
Largeur (m)1,92
Hauteur (m) 1,65
Empattement (m) 2,82
Volume de coffre (l)525
Réservoir (l)64
Masse à vide (kg)1660

 

 

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25 Commentaires sur "Essai Alfa Romeo Stelvio 2.0 280 chevaux"

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Bruce
Invité

Magniicoooo SUV
La grande class
Pour une première cest une réussite

SGL
Invité

Un moteur qui manque à l’Espace ! 😉
280 ch, 400 Nm.

panama
Invité

Beau bébé ! Toutefois deux critiques :

– essence 280 cv sur un SUV. Non sérieusement ? Au fou !! D’ailleurs la consommation est absente de votre essai.

– le design. Désolé mais vous enlevez la calandre Alfa et vous avez un Infiniti. Mais bon, même remarque pour la Giulia. A l’intérieur, c’est quand même du pur Alfa et c’est déjà ça.

Si vous tenez vraiment à en avoir un, prenez-le en location parce que dans 5 ans et 90 000 km c’est la braderie assurée. Sans compter que la tenue dans le temps des Alfa n’est pas vraiment au niveau d’une allemande.

SGL
Invité

Bah si cela reste sous les 10 litres et si c’est pour faire moins de 15.000…
C’est encore une voiture plaisir !?

Panama
Invité

280 cv essence turbo sous les 10l ? Mouais le pied très léger et à 110 sur autoroute.
Non franchement en conduisant normalement on doit frôler les 14-15l

SGL
Invité

Faut voir !

SGL
Invité

Et faut voir la concurrence chez les BAM !
Font-ils mieux !?

Denis
Invité

Panama,de quel suv infiniti parle tu? Je suis allé sur google image et ça ne m’a pas sauté aux yeux.
La premiére photo de l’arricle est tout simplement magnifique.
Concernant la décote, j’ai lu des articles disant que la giulia était aux niveau des meilleurs allemandes sur ce critère.
Quand on voit tous les articles sur les qualités et l’aboutissement réussi des giulia et stelvio il est logique que la décote soit faible.

AlphaSyrius
Invité

A la rigueur, les feux avant et arriere sont assez proches du FX70, mais pour le reste, la ligne n’a pas grand chose a voir.

alfadoume
Invité
Salut Panama, Tu préférerais un SUV avec 120Cv comme sur la 159 … Non tu plaisantes j’espère, mais chacun ces priorités. Le véhicule coute 5 à 10 k€ moins chère, c’est normale qu’à la revente il se vendent moins chère. Regardes tous bonnement l’argent que tu as perdu dès qu’il sort de la concession. c’est 15 k€ d’un coup que ce soit une Porsche, un Audi ou une Alfa. Quand tu revends un véhicule ou bout de 3 ou 5 ans 10 K€ plus chère que l’alfa, c’est normale vu qu’il coute 10k€ au départ plus chère. Au final tu… Lire la suite >>
AlphaSyrius
Invité

Attention, la valeur a la revente varie enormement d’un modele a l’autre, mais surtout d’une marque a l’autre.
Exemple ici aux US :
– la pire valeur au bout d’un an est la 500L, perte de 34.6% de la valeur. Soit $8000 en 1 an!
– un Toyota Tacoma par contre perd 28.2%… au bout de 3 ans!
Donc difficile d’evaluer la valeur a la revente a l’avance. Je dirai a priori, a cause de l’image, que les Alfa vont plus vite decoter. J’espere pas comme la 500L…

wizz
Membre
« Quand tu revends un véhicule ou bout de 3 ou 5 ans 10 K€ plus chère que l’alfa, c’est normale vu qu’il coute 10k€ au départ plus chère. » alfadoume c’est tout sauf normal Exemple -tu achètes une voiture neuve à 60000€, et moi une neuve à 50000€ -au bout de 3 ans, une personne rachèterait ma voiture à 25000€, et la tienne à 35000€ -puis 6 ans plus tard, etc… http://www.ang-auto-demolition.com/gifs/002.jpg MAIS à la fin, toutes les voitures finissent là Ma voiture à 50000€ finit à la ferraille pour 0€, mais est ce que le ferrailleur va racheter ta voiture… Lire la suite >>
Denis
Invité

Article super positif sur ce stelvio, de bon augure pour la suite.
par contre une question : le stelvio pèse 130 kg de moins que l’audi q5 et on nous dis qu’il est mieux équipé de série! Donc à équipement équivalent c’est combien? 250kg? De plus pour soulgner la performance, toutes les cotes extérieurs du stelvio sont supérieurs. Belle perf d’alfa sachant que les 159 et brera furent très critiqués à l’époque sur ces critères.

grez
Invité

Le limiteur de vitesse est de série. Pour la décote, les loueurs type Arval ou lease plan situe les dernières Alfa au niveau des allemandes.

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