Accueil Electriques Essai Smart électrique 2017: La meilleure pour la ville

Essai Smart électrique 2017: La meilleure pour la ville

595
15
PARTAGER

Quoi de plus logique pour une micro citadine que de passer à l’électrique. C’est finalement dans cette configuration qu’une Smart nous paraît peut-être la plus cohérente. Une philosophie que nous avons expérimentée à Toulouse.

Style extérieur

La Smart a été reconduite il y a maintenant deux ans, avec notamment le retour d’une version ForFour. Cette quatrième génération se fait toujours remarquer par ses dimensions de lilliputienne, voire d’extra-terrestre dans les agglomérations.

Peu de temps après le lancement de ses modèles thermiques, la déclinaison électrique arrive, avec une philosophie bien à elle. Pour se différencier, elle adopte des coloris spécifiques, et aussi des badges rappelant à quoi elle carbure. Pour le reste, elle demeure strictement identique aux autres modèles de la gamme.

Style intérieur et équipement

Rien de nouveau non plus à l’intérieur, si ce n’est une instrumentation adaptée, avec un ordinateur de bord affichant la consommation, l’autonomie, et aussi les flux, notamment quand elle régénère un peu d’énergie. Il y a un rappel de quelques informations sur un compteur déporté à proximité du montant A, côté conducteur.

Une fois à bord, non on ne se croit pas dans une limousine, mais ni non plus dans une voiture qui aurait du mal à contenir deux passagers confortablement. Il y a suffisamment d’espace pour les deux occupants, et on ne voit pas de toute façon comment on pourrait encore mieux optimiser le volume.

Motorisation

Sous le plancher de coffre, on trouve un moteur français, fourni par Renault et assemblé sur le site de Cléon. Il développe la bagatelle de 60 kW, soit l’équivalent d’environ 80 ch. On n’en demande pas vraiment plus pour tirer les 1060 kilos environ de notre petite voiture. On croit radoter, mais sans parler de foudre de guerre, la Smart Electric Drive s’apprécie comme la plupart des voitures du genre. Ça pousse immédiatement, de façon finalement assez linéaire, sans à-coups et autres passages de rapport.

C’est bien mieux que son équivalent thermique dans les situations urbaines, sans contestation possible. A vrai dire, même en dehors, on n’a pas grand-chose à lui reprocher au chapitre de la conduite, avec une vitesse qui atteint assez facilement une allure autoroutière.

Au volant

Ce qu’on adore le plus, son extraordinaire rayon de braquage. Sans chercher s’il y a mieux sur la planète automobile aujourd’hui, votre serviteur n’a pas souvenir d’avoir déjà expérimenté meilleure dans l’exercice. On se faufile et se tire absolument de la plupart des situations compliquées, même au cœur des plus petites rues de l’hypercentre de la ville française, sans jamais manœuvrer.

On vous passe le chapitre du stationnement, c’est un jeu où l’on gagne toujours. On passe son temps en fait à revivre dans nos têtes des moments agaçants à Paris, quand on circule devant des places libres au volant d’autres voitures, en se disant « J’avais une Smart, je rentrais… ».

Le constructeur allemand, dont pour rappel l’usine est implantée en France, à Hambach (Moselle) a fait le pari d’une autonomie ne dépassant pas selon le cycle NEDC les 160 km. On imagine qu’ils sont aussi contraints par la place disponible pour les cellules. En se basant sur 40 km quotidiens pour aller travailler et rentrer, elle suffit largement, on ne va pas dire le contraire.

Même pour celui qui doit gérer de multiples rendez-vous tout au long de la journée dans une agglomération, on peut s’en contenter. Dans notre vraie vie, sous 15 degrés ce jour-là, selon nos estimations relatives aux kilomètres parcourus et l’autonomie restante à l’arrivée, on tablait sur 120 km environ. Et ce en comptant une quinzaine de bornes sur voie rapide.

On imagine donc un scénario où il faudrait recharger sa Smart de façon quotidienne pour avoir l’esprit tranquille, ou au pire toutes les 48 heures, en espérant ne pas avoir un rendez-vous impromptu en fin de journée un peu loin. Cela étant, le constructeur a amélioré sa recharge, qui n’excède pas 6 heures sur une prise domestique, qui descend à 3h30 minutes environ avec un boitier mural adapté.

En outre, si l’on dispose d’une prise rapide, il sera possible de récupérer les 17,6 kWh de capacité de la batterie en moins d’une heure ! Pour ce dernier cas, il faudra s’équiper d’un chargeur embarqué dans la voiture, de 22 kW. On ne va pas se mentir, la question des infrastructures demeure, même si dans une ville comme Paris par exemple, les bornes autolib rendent la contrainte un peu moins difficile que par le passé.

Tarif et conclusion

Finalement, on n’imagine pas la Smart autrement qu’en électrique pour en tirer la quintessence en ville, son lieu de prédilection. Si bien que Smart prend même le risque de la vendre exclusivement dans cette configuration en Amérique du Nord. Si la législation ne change pas cette année, il faudra déduire les avantages fiscaux aux 23 000 euros qu’elle réclame, batterie comprise. Chiche ?

Crédit Photos: Soufyane Benhammouda

+Rayon de braquage
Agrément de conduite en ville
Temps de recharge
Encore un peu cher
Autonomie un peu juste

 

Smart ForTwo Electric Drive
Moteur
Type et implantationElectrique
Cylindrée (cm3)
Puissance (kW/ch)60/80
Couple (Nm)160
Transmission
Roues motricesArrière
Boîte de vitessesAutomatique
Châssis
Suspension avantNC
Suspension arrièreNC
FreinsDisques AV / AR
Jantes et pneus165R15 AV / 185R15 AR
Performances
Vitesse maximale (km/h)130
0 à 100 km/h (s)11,5
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)
Cycle extra-urbain (l/100 km)
Cycle mixte (l/100 km)
CO2 (g/km)0
Dimensions
Longueur (mm)2690
Largeur (mm)1660
Hauteur (mm)1560
Empattement (mm)1870
Volume de coffre (l)260
Réservoir (l)160 km
Masse à vide (kg)1060


 

 

Poster un Commentaire

15 Commentaires sur "Essai Smart électrique 2017: La meilleure pour la ville"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Nicolas
Invité

Et la Twingo, c’est pour quand???

Thibaut Emme
Admin

@Nicolas : pas pour cette génération, c’est sûr.
La Twingo électrique serait « obligé » de faire comme la Smart, à savoir utiliser une vieille génération de batterie, sans grande autonomie, pour la placer de façon non idéale, etc.
Cela peut paraître paradoxal mais la puce des ville n’est pas prévue pour être électrique. Ici Mercedes l’adapte à l’électrique en conservant la batterie de l’ancienne version, etc.

wizz
Membre
Non Thibaut La Smart-Twingo a été prévu pour être électrique, d’où le réhaussement du plancher intérieur la Smart est une niche automobile, et la voiture électrique est une niche aussi. La Smart électrique est donc une niche d’une niche…..) Pour des raisons de volume et de rentabilité, Mercedes a préféré réutiliser les même batterie que l’ancienne Smart : le même « blister » rempli avec les même « piles rondes » Maintenant, s’il y a de la concurrence sur ce segment, et qui ferait mieux, alors nul doute qu’ils vont refaire la batterie: un nouveau « blister » parfaitement adapté à la Smart-Twingo (pas d’espace perdu),… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin

Oui Wizz elle a été surélevée pour accueillir la batterie, mais elle n’a pas été conçue autour de la batterie puis adaptée en thermique. C’était le sens de mon propos.
Les thermiques adaptées c’est un peu comme une traction passée en 4×4 sans avoir été prévue pour à la base. C’est bien mais pas top 🙂

wizz
Membre

elle n’a pas été conçue pour recevoir l’ancienne batterie de Mercedes
(ce qui ne veut pas dire « qu’elle n’a pas été conçue autour d’une batterie »)

Christophe
Invité

C’est d’autant plus judicieux quand on analyse ce test : https://www.adac.de/infotestrat/tests/eco-test/detail.aspx?IDMess=3915&info=smart+fortwo+cabrio+0.9+turbo+prime+twinamic
HC: 46 mg/km
CO: 3682 mg/km (3,6 fois plus que la norme)
NOx: 11 mg/km
Partikelmasse: 44,6 mg/km (10 fois plus que la limite imposée aux diesel)
Partikelanzahl: 828,44357 10¹¹/km (138 fois plus que la limite imposée aux diesel)
Et pourtant c’est un moteur essence à injection indirecte.

SGL
Invité

La Zoe40 m’a tuer ! 😉
S’il n’avait pas eu la dernière évolution de la Zoe, cette Smart électrique tiendrait encore la corde, mais là la messe est dite !
Et ce n’est pas la différence de taille ou de segment qui changera vraiment la donne, coincé dans les embouteillages la Smart n’ira pas plus vite et elle a une plus faible polyvalence, ça commence par faire beaucoup !

panama
Invité

Oui mais… le Smart est vendue avec ses batteries.
La messe est dite, en effet.

beniot9888
Invité

Les batteries incluses, ça pèse lourd dans la balance, en effet.

SGL
Invité

Que ça pour masquer l’ensemble des inconvénients !? 8-O…. C’est un peu faible !
Et sans prendre en compte que la location des batteries peut se transformer comme un avantage en fin de vie de celles-ci…

greg
Invité

Quels inconvénients?
La Smart est et a toujours été un véhicule strictement citadin.
La version électrique n’a donc pas besoin d’une autonomie démesurée. Elle colle à la philosophie de la voiture, qui à la base devait être lancée en VE.
Ta remarque sur la Zoé est à peu près aussi logique de dire que la Clio menace la Smart. A moins que tu sois totalement opposé à la philosophie même du véhicule, cela n’a pas vraiment de sens ce que tu dis, à moins de vouloir à tout prix jouer la groupie pro-Zoé.

panama
Invité

Proposition logique et pertinente pour une voiture urbaine, dont on ne peut plus se passer quand on en a conduit une. C’est vraiment le bonheur absolu dans les grandes agglomérations.
Pour rappel le bonus est de… 6000€. Faites vos calculs !

greg
Invité

Sinon
« Cette quatrième génération  »
C’est la troisième en fait 😉

wpDiscuz