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Essai Hyundai i30 2017

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La première génération de la Hyundai i30, commercialisée en 2008, s’achetait avant tout pour son rapport prix / équipement canon. Cinq ans plus tard, la deuxième mouture y ajoutait un design dynamique, mais affichait encore des prestations en retrait par rapport à ses rivales européennes. Avec ce troisième opus, désigné et développé sur et pour le Vieux Continent, la marque coréenne espère venir jouer les trouble-fêtes dans le segment ultra concurrentiel des berlines compactes.

Style extérieur

D’un point de vue esthétique, la Hyundai i30 de troisième génération semble avoir atteint l’âge de la maturité. Alors que la précédente génération usait et abusait de d’arrêtes et de panneaux de carrosserie tout en courbes, cette nouvelle mouture rentre dans le rang. Son design devient beaucoup plus consensuel et s’inscrit dans la tendance actuelle : sobre, élégant et un brin germanique. Sa calandre « en cascade », comme l’aime à la qualifier la marque, est censée représenter l’acier en fusion coulant du four (Hyundai étant l’un des rares constructeurs à fabriquer son propre acier).

Style intérieur et équipement

A bord, la sobriété est également de mise. La planche de bord, qui s’étire horizontalement se veut épurée. Les commandes du système multimédia et de connectivité sont rassemblées sur l’écran flottant de 8 pouces trônant au sommet. Un autre bloc de commandes sert lui aux réglages de la climatisation. L’instrumentation du tableau de bord, classique et complétée par un petit écran couleur sur les version hautes, permet une excellente lisibilité des informations. Dans l’ensemble la qualité de fabrication générale n’appelle pas de critique particulière. Le dessus de la planche de bord est généreusement moussé et les assemblages sont rigoureux. Mais quitte à faire les difficiles, autant mentionner la présence de certains plastiques creux et brillants qui dégradent le bilan par rapport aux rivales européennes, et l’ambiance un peu austère qui règne à bord.

Côté équipement, la Hyundai i30 fait honneur à son blason et se montre généreuse dès le premier niveau de finition. La version Intuitive « offre » en effet l’assistance active au maintien de voie, le détecteur de somnolence, la caméra de recul, la clim’ auto bi-zone, les feux de route intelligents, le freinage automatique d’urgence et le régulateur/limiteur de vitesse. Pour jouer à armes égales avec ses rivales du Vieux-Continent, la coréenne a donc revu son contenu technologique à la hausse qu’elle propose de compléter avec le Safety Pack (450€) comprenant l’avertisseur d’angle mort, l’alerte de circulation transversale à l’arrière et la lecture des panneaux de signalisation.

Châssis et motorisation

Dès son lancement, la Hyundai i30 sera proposée avec quatre motorisations. En diesel, le 1.6 CRDi est décliné en deux puissances, 110 et 136 ch, toutes deux compatibles avec la très efficace boîte automatique double embrayage à sept rapports. Côté essence, le nouveau trois-cylindres 1.0 T-GDI de 120 ch est épaulé par le 1.4 T-GDI de 140 ch (disponible avec la DCT-7). C’est ce dernier qui équipait notre version d’essai. S’il s’avère doux, très silencieux et suffisamment performant pour cette compacte de 1 280 kg, son appétit pourrait être plus mesuré, l’ordinateur de bord ayant affiché presque 10 litres de moyenne aux 100 km lors de notre essai.

Sur la route

Cette troisième génération d’i30 ne repose pas sur une toute nouvelle plateforme. Si elle réutilise les soubassements de la précédente mouture, elle a revu de fond en comble les réglages de son châssis, ses trains roulants et sa direction. Les progrès sont sensibles et la coréenne affiche des prestations routières plus en accord avec les attentes des exigeants clients européens. Stable, saine dans ses réactions et affichant même un brin d’agilité, la compacte fait plutôt bonne figure. Même si les ballerines de la catégorie – Peugeot 308 en tête – restent encore hors de portée de cette i30, qui reste confortable en toute situation.

Tarif et conclusion

Affichée à partir de 22 550 € avec le petit trois-cylindres essence de 120 ch, la Hyundai i30 propose un haut niveau d’équipement dès le premier niveau de finition. Pour 1 500 € de plus (26 150 avec le 1.6 CRDi 110), elle donne accès aux systèmes Apple Car Play et Android Auto, la recharge par induction, l’accès et démarrage sans clés et la navigation Europe sur écran 8 pouces. En haut de la gamme, la 1.6 CRDi 136 boîte auto Creative (radar de stationnement avant, frein de parking électrique, sellerie mi-cuir et siège conducteur électrique) est affichée à 31 350 €. Une gamme au final nettement plus avantageuse que les ténors européens.

Enfin mature, la Hyundai i30 n’a plus à rougir de ses prestations. Son design, plus consensuel, semble confirmer cette maturité atteinte. Nettement plus plaisante à conduire tout en restant confortable, très bien motorisée bien qu’un peu gourmande et richement dotée, cette i30 saura séduire les automobilistes à la recherche d’un rapport prix/prestation plus avantageux que les stars de la catégorie. Même s’ils devront composer avec un habitacle moins pimpant et une valeur à la revente encore incertaine.

Crédit photos : WB/le blog auto

+Equipement fourni
Prestations routières en net progrès
1.4 T-GDI performant mais…
…un peu gourmand
Habitacle basique et un peu triste

 

Hyundai i30 1.4 T-DGI 140 Creative
Moteur
Type et implantationQuatre cylindres en ligne turbo essence
Cylindrée (cm3)1353
Puissance (kW/ch)140 à 6000 tr/min
Couple (Nm)240 à 1500 tr/min
Transmission
Roues motricesAvant
Boîte de vitessesManuelle à cinq rapports
Châssis
Suspension avantNC
Suspension arrièreNC
FreinsNC
Jantes et pneusAlliage 16 » 205/55 R16
Performances
Vitesse maximale (km/h)210
0 à 100 km/h (s)8,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)6,6
Cycle extra-urbain (l/100 km)4,8
Cycle mixte (l/100 km)5,4
CO2 (g/km)124
Dimensions
Longueur (mm)4340
Largeur (mm)1795
Hauteur (mm)1455
Empattement (mm)2650
Volume de coffre (l)395
Réservoir (l)50
Masse à vide (kg)1280

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15 Commentaires sur "Essai Hyundai i30 2017"

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greg
Invité

« autant mentionner la présence de certains plastiques creux et brillants qui dégradent le bilan par rapport aux rivales européennes »
Où trouve-t-on ces matériaux? A quelles rivales europénnes faites-vous allusion?
Parce que bon la Mégane par exemple ne fait pas mieux (pourtant vous avez passé ce détail Sous silence dans le test de la Renault).

Thibaut Emme
Admin

Vous trouvez @greg ?

http://www.leblogauto.com/2016/03/essai-renault-megane-gt-tce-205-edc-7.html
Relisez donc le passage :
« …les matériaux supérieurs ne sont pas sonores. Certains détails dans le bas pourraient être améliorés… »

ou « avec ses qualités et ses griefs »
http://www.leblogauto.com/2016/07/essai-renault-megane-estate-gt-205-pour-commercial-presse.html

😉

Ici ils sont plus présents, et sur des éléments plus hauts, les contre-portes, etc.

miké
Invité

@thibault, certes la remarque est la dans l’essai de la Mégane, mais le vocabulaire choisi est clairement moins agressif , et la remarque discrète. Surtout que l’exemple Renault (sur toute la gamme) est bon à prendre pour comparer, leurs intérieurs sont vraiment indignes d’une voiture d’aujourd’hui. Même la génération précédente faisait mieux (vel satis, laguna 3..)

SGL
Invité

Arrêtes @Greg !, c’est également le cas pour les BMW, Mercedes, bas de gamme.
Et tu le sais bien ! 😉
Seul Audi fait exception à la règle, et encore ! le nouveau Q2 pèche également là-dessus sur certains plastiques en bas de TdB.

SGL
Invité

Renault est historiquement pas bon dans la finition, bien que, ils progressent de génération par génération, et ils sont de moins en moins dans le fond des tableaux.
Le niveau n’est plus au niveau des R 9 ! mais les clichés perdurent.

Lolo
Invité

Ils progressent certes, mais tout le monde progresse ! Donc sorry mais Renault reste pour moi bien trop plastoc, comme leurs énormes pare-chocs latéraux…

miké
Invité

C’est historique donc ça va, ça passe…

Guiome
Invité

Suis-je le seul a trouver que la face avant est une interprétation de celle de l’actuelle Mazda 3 ? C’est ultra-flagrant sur la photo d’ouverture de l’article !

beniot9888
Invité

Mais non ! C’est de l’acier coulant du four, on te dit ! Ca se voit, tout de même ! 😀

sylvo
Invité

excellent!

beniot9888
Invité

Les Coréennes se rapprochent encore plus des références européennes à chaque nouvelle génération. En prestations… et en prix.

akouel
Invité
Si je suis d’accord sur le manque de frugalité de ce 1.4, je trouve que les 10 Litres de l’article sont énormes ! En 200 bornes, principalement en mode normal, parfois en mode éco, et un peu plus souvent en mode sport, l’ordi de bord m’affichait un 6.8L au 100. En dct-7. Peut être que vous avez tapé le mode sport en permanence, pour jouer un peu? Car il est vrai que ce moteur est plaisant en utilisation, bien que les palettes de la i30 soient trop petites je trouve. J’ai cru voir que c’était la même taille chez les… Lire la suite >>
Panama
Invité

C’est pas gagné sur le style, vraiment passe-partout – mais pas plus que celui de la dernière Astra !
Est-ce que c’est vraiment une affaire ? Eh bien… à chacun de faire ses comptes mais en étant bon négociateur je crois bien qu’il vaut mieux acheter français par exemple. A moins que la marque fasse des remises canon.

akouel
Invité

Les coréens ont encore pour eux l’argument prix/équipement, ainsi que la durée de leur garantie, bien que moins maintenant, pour les achats en location, qui sont généralement garanties pendant le durée du contrat ^^

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