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Essai : Mazda 3 2017

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La Mazda 3, parmi les outsiders asiatiques face aux stars européennes, apparaît peut-être comme la plus discrète. Et pourtant, elle offre des prestations qui pourraient lui permettre de mieux se positionner dans son contexte de concurrence. Pourquoi ? Voici quelques éléments de réponse.

Style extérieur

Comme malheureusement trop souvent, et à tort, quand il s’agit de réfléchir à l’acquisition d’un nouveau véhicule, on ne pense pas tout de suite au constructeur d’Hiroshima. En effet, Mazda ne fait pas que des MX-5, mais assure aussi sa présence sur des segments de marché populaires, comme celui des compactes. Elle y concourt avec la Mazda 3, qui s’offre une petite mise à jour esthétique et technique, histoire de rappeler qu’il ne faut pas l’oublier.

Pour ceux qui aiment s’amuser au jeu des septs erreurs, le millésime actuel et la mouture précédente vont vous donner du fil à retordre ! Il faut dire que son style, à la fois fluide et dynamique, lui donne un côté classique qui lui fait passer les années sans paraître datée. Cela étant, le dessin des feux et de la calandre évolue, sans pour autant en changer le regard. En revanche la technologie des phares se met à jour avec un éclairage actif à leds.

Style intérieur et équipement

A l’intérieur, on compte sur les doigts d’une seule main les évolutions. Qualitativement, l’ensemble apparaît toujours aussi sérieux, voire austère. On ne relève pas d’impair majeur en termes de finition, mais on ne s’excitera pas pour autant sur les différents revêtements. Le volant vient de la Mazda 6 et peut réchauffer les mains.

Pour le reste au chapitre des équipements, notons l’affichage tête haute désormais en couleurs, le G-vectoring que l’on avait expérimenté sur sa grande sœur et deux ou trois petites choses en plus. On se trouve toujours aussi bien installé à bord, avec une position de conduite qui donne envie d’aligner les kilomètres. Pour cet exercice, nous avons choisi une motorisation Diesel.

Motorisation

Sous notre capot un 2.2 de 150 ch accouplé à une boite automatique. S’il se révèle un peu sonore au démarrage, il se fait assez rapidement oublier. Surtout que la boîte automatique, un modèle de douceur, tranquillise la conduite sans nous donner envie de s’occuper de quoi que ce soit. Elle n’écoute pas toujours ce qu’on lui demande quand on décide de prendre la main sur un rétrogadage, mais mettre le pied par terre suffit pour s’extirper d’une situation qui réclame de la puissance.

Le moteur ne manque pas de couple, tant mieux, et surtout se montre disponible sur une plage relativement large, qui minimise les changements de rapports. Un idéal compagnon pour rallier un point A à un point B sans trop sentir les kilomètres. A cela s’ajoute un appétit contenu, avec un chiffre dans les 6 litres, au plus fort de notre rythme de train d’enfer dans les massifs dans environs de Barcelone.

Sur la route

On vous expliquerait bien le mode de fonctionnement du G-Vectoring par Mazda, mais même les intervenants de la marque ont eu un peu de mal à vulgariser leur discours pour qu’on le comprenne bien. Peu importe, il s’agit grossièrement d’un dispositif électronique qui agit sur le couple entre les deux roues avant, en aidant à la direction avec pour conséquence un effort minimisé sur le volant. Certains observateurs y voient une forme d’autobloquant, mais on laissera les ingénieurs et autres spécialistes de la technique débattre entre eux.

Toujours est-il que notre Mazda 3 fait preuve d’une inscription en courbe plutôt incisive, qui dynamise la vie aux commandes. Comme cela s’accompagne d’un amortissement qui en plus de bien filtrer les aspérités du bitume, fait preuve d’une rigueur qui contient assez bien les mouvements de caisse. Cela sert aussi bien le confort, que le plaisir de conduite. A vrai dire, elle se montre même plus homogène sur ce compromis que la plupart des stars du marché, on ose le dire.

Tarif et conclusion

La Mazda 3 ne se montre pas spécialement meilleur marché que les autres généralistes, mais en offre toute fois beaucoup de série. Avec une gamme de tarifs qui démarre à 23 500 €, cela peut effrayer. Sauf que cette version n’en est pas une de « communication », comparée aux entrées de gamme que personne n’achète ailleurs. En effet, la dotation est déjà riche avec un moteur essence de 120 ch. L’écart n’est que de 2000 euros avec le Diesel de 105 ch et comptez 29 700 € pour notre bloc de 150 ch. Pour ceux qui attachent peu d’importance à l’image d’un blason (et plutôt à tort quand on connaît un peu le passé de la marque), n’oubliez pas Mazda dans vos prospections !

Crédit photos : PR/le blog auto

 

+Compromis Confort/Dynamisme
Dotation de série dès le premier niveau
Ensemble moteur/boîte
Ambiance austère
Déficit d’image

 

Mazda3 SkyActiv-D 2.2 150
Moteur
Type4 cylindres Diesel turbocompressé
Cylindrée (cm3)2191
Puissance (kW/ch)110/150 à 4500
Couple (Nm)380 à 1800
Transmission
Roues motricesAvant
Boîte de vitessesAutomatique à 6 rapports
Châssis
Suspension avantMacPherson
Suspension arrièreMulti-lien
FreinsDisques AV / AR
Jantes et pneus215/45R18
Performances
Vitesse maximale (km/h)201
0 à 100 km/h (s)9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)6
Cycle extra-urbain (l/100 km)4,1
Cycle mixte (l/100 km)4,8
CO2 (g/km)127
Dimensions
Longueur (mm)4470
Largeur (mm)1795
Hauteur (mm)1465
Empattement (mm)2700
Volume de coffre (l)364->1263
Réservoir (l)51
Masse à vide (kg)1335

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27 Commentaires sur "Essai : Mazda 3 2017"

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Nicolas
Invité

2.2L sur une « petite » voiture… ça me choque!

Mathieu D
Invité

Et pourquoi pas? PSA a bien monté des 2.0 sur ses anciennes citadines rien de choquant.

koko
Invité

Mazda le constructeur qui a dit non au downsizing.
Respect.

Seb
Invité

Eh bien moi, je me verrais bien au volant de la version essence avec son gros 2,4L de 185hp . . . bon je peux continuer de rever puisqu’elle n’est pas importée en europe.

beniot9888
Invité

Mazda 3 : 4,47m pour un coffre de 364 L.

C’est médiocre, non ?

Golf, 4,25m pour 380 L
I30, 4,34m pour 395 L
308, 4,25m pour 470 L
Megane, 4,35m, 384 L

Peut-être qu’elle a vraiment beaucoup de place aux jambes à l’arrière…

Gilles
Invité

C’est bizarre effectivement car le précédent modèle était donné pour 390 l.
Plus que le strict volume, il faut voir comme il se présente en terme de forme et de modularité.

billou
Invité

non c’est l’effet gros parchechoc et vide pour gonfler les chiffres

SGL
Invité

Lié du syndrome du long nez des Mazda ! 😉

Guiome
Invité

Ca me fait toujours un peu rigoler ces remarques sur le coffre.
Peu importe la compacte, lorsque vous avez des grosses choses à trimballer, vous êtes obligés d’abaisser les sièges. En puis son accès est aisé : découpé droit et avec un seuil bas.
364l, pour mettre les courses ou deux valises, ça suffit largement. Et c’est pas avec 50l de plus que vous mettrez une troisième valise.

Thibaut Emme
Admin

« Et c’est pas avec 50l de plus que vous mettrez une troisième valise. »
Non @Guiome, mais avec 50l VDA (en briquettes de 1l) on peut aussi se retrouver à mettre beaucoup plus aisément une poussette, un lit parapluie, etc.
Et cela évite de nombreux casse-têtes à de nombreux parents 😉

SGL
Invité

Désolé, mais pour des Parisiens, le mauvais rapport encombrement habitabilité est fatal !
Bien sûr que 50 l comptent !

ART
Invité

C’est bien une lubbie de journalistes de les briser dans les comptes rendus sur le volume du coffre… On sait lire une fiche technique, à chacun de prendre ce qui lui convient. C’est aussi comme ça que l’on se retrouve avec des voitures de plus en plus obèses à chaque génération…

Mathieu D
Invité

J’adore, surtout avec ce bleu et ces jantes elle est magnifique

Gilles
Invité

Le problème avec Mazda c’est le réseau de concessionnaires nettement insuffisant et volatil.

Franck Isho
Invité

Le problème avec la Mazda 3, c’est le manque d’effet « Wahou » : une puissance exceptionnelle pour un 2,2l, 4 roues directrices comme la Megane, une tenue de route de très bon niveau comme la 308, un tableau de bord numérique comme la dernière golf, etc. Et surtout une sportive dans la gamme comme ses concurrentes. Sans ces ingrédients, difficile de penser à cette voiture (aux vraies qualités) à l’heure du choix, comme la plupart des compactes asiatiques.

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