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Essai Toyota Hilux D-4D : Toujours le pick-up de référence?

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Le Toyota Hilux fait partie des véhicules iconiques du constructeur japonais. Il ne court évidemment pas les rues, et pourtant quand on pense pick-up, on ne peut guère passer à côté de lui. Mérite-t-il toujours d’être incontournable au moment où la concurrence se renforce ?

Style extérieur

Le Hilux, tout le monde le connaît sans le savoir. Les pick-ups avec « TOYOTA » en grosses lettres à l’arrière de la benne, c’est lui. On l’a tous aperçu à la télévision, sur les images des zones de conflit autour du globe. Les plus cyniques diront qu’il s’agit là d’un gage de robustesse. Toutefois, sans avoir besoin de requérir l’avis des combattants, son passé parle pour lui, et les dirigeants de Toyota ne visent rien d’autre que le même succès pour la 8ème génération.  En termes de look, il s’agit d’un pick-up moderne. On ne peut pas dire qu’il soit facile de le rendre élégant, mais il a largement adouci ses lignes et se pare de plus de chromes. On s’arrêtera là pour la partie purement esthétique, puisqu’il n’y a pas grand chose à ajouter. Pour le côté pratique on notera une benne longue de 145 cm et large de 165, soit la meilleure valeur du marché sur cette dernière cote.

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Style intérieur et équipement

A bord, on navigue assez loin du rustique, mais on reste aussi en retrait par rapport à un SUV d’aujourd’hui en termes de qualité de finition notamment. Toutefois il récupère quelques équipements de confort très modernes, comme par exemple le large écran tactile multifonctions. Après tout, certains traversent le désert avec, pourquoi se priver des gadgets qui vont bien. On ne sent pas trop mal assis, mais on se retrouve assez haut perché à bord, ce qui n’apparaît pas anormal pour un pickup franchisseur du genre. A l’avant on ne manque pas d’espace, mais pour les versions double cabine, la place s’avère plutôt comptée, et surtout le dossier de banquette très verticale pénalise le bien-être. On peut voyager à quatre, cependant la pause toutes les deux heures s’impose vraiment. Au final, il n’a pas encore tout le raffinement de ses confrères de route, mais il s’en rapproche toujours un peu plus.

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Motorisation

La gamme française ne compte plus qu’un seul moteur, un 2.4 Diesel D-4D de 150 ch. La voiture pèse plus de deux tonnes, aussi la puissance s’avère juste suffisante pour le quotidien sur l’asphalte. Son chrono de 13 secondes pour atteindre les 100 km/h donne une idée de sa nervosité, mais ses reprises néanmoins n’ont rien de ridicule. Les suspensions à lames à l’arrière ne sont toujours pas taillées la route, et pourtant le confort s’améliore. Il fait mieux que les anciennes générations de 4X4 avec lesquelles il fallait faire attention hors des chemins. Le nouvel Hilux se conduit normalement, sans précautions particulières. Il faut faire avec l’arrière qui benne vide, sautille sèchement sur les irrégularités de bitume.

Sur les chemins

Sa force réside dans sa capacité à justement s’écarter des axes goudronnés. Et pour cela, il s’équipe de ce qu’on attend d’un Hilux, avec une transmission à rapports courts et un mode 4X4 à la carte, sans oublier une aide à la descente indispensable pour ne pas se laisser emporter sur une pente abrupte. Il sait jouer les aventuriers, et du moment qu’on n’oublie pas d’enclencher tout ce qu’il faut pour affronter la nature hostile (des procédures parfois compliquées), il n’a tout simplement peur de rien. Cependant compte tenu de son encombrement pour le moins massif, il faut faire parfois attention entre les arbres et les pierres. Ensuite, la voiture fait presque le boulot toute seule, celui du conducteur étant de bien placer les roues où il faut, une tâche pas si évidente que ça en a l’air. On se surprend à grimper des montées qui semblent à première vue impossibles à gravir, et évoluer sur un terrain meuble et sablonneux sans jamais se retrouver coincé. Les croisements de ponts, voilà un exercice dans lequel il s’en sort aussi haut la main. On vous passe les détails techniques, mais pour simplifier, on peut choisir de rouler en 2 roues motrices, 4X4 normal ou 4X4 avec rapports courts. En effet, l’intégrale n’est pas permanente. Ce n’est pas le cas tous les concurrents, qui, pour la plupart de notre point de vue, auraient passé le même type d’obstacles également, avec un mode off road plus simple d’utilisation.

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Tarif et conclusion

Pour autant, il reste le roi dans son genre, avec sa benne qui charge lourd, et ses capacités en tout-terrain surdimensionnées. S’il se montre aujourd’hui plus confortable qu’auparavant sur la route, pour une utilisation plus polyvalente, un Amarok, certes plus cher, apparaît un peu plus homogène. En termes de tarif, à 35 000 euros pour un double cabine bien équipé il ne s’agit pas du moins cher. Mais on peut penser que sa réputation pas du tout usurpée, devrait suffire à continuer de faire de lui une star de son segment.

Crédit photos : Toyota (photos de l’essai)

+Légende
Capacités tout terrain
Confort en hausse aux places avant
Look quelconque
Mode 4×4 non permanent
Confort banquette

 

Toyota Hilux D-4D 150
Moteur
Type et implantation4 cylindres Diesel Turbo D-4D
Cylindrée (cm3)2393
Puissance (kW/ch)110/150 à 3400
Couple (Nm)400 Nm à 1600
Transmission
Roues motrices4×4 débrayable
Boîte de vitessesAutomatique à 6 rapports
Châssis
Suspension avantDouble triangulation
Suspension arrièreEssieu rigide/ressorts à lame
FreinsNC
Jantes et pneus265/60 R18
Performances
Vitesse maximale (km/h)170
0 à 100 km/h (s)13
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)NC
Cycle extra-urbain (l/100 km)NC
Cycle mixte (l/100 km)7
CO2 (g/km)203
Dimensions
Longueur (mm)5330
Largeur (mm)1855
Hauteur (mm)1815
Empattement (mm)3085
Volume de coffre (l)1525 x 1645 x 480 (benne)
Réservoir (l)80
Masse à vide (kg)2095

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13 Commentaires sur "Essai Toyota Hilux D-4D : Toujours le pick-up de référence?"

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yac
Invité
Thibaut Emme
Admin

En même temps les Suédois n’utilisent pas le même protocole que tout le monde (ISO 3888)…et se sont déjà faits attraper par des constructeurs 🙂

Yac
Invité

+1

beniot9888
Invité

Ok, ces suédois n’utilisent pas le protocole ISO machin. Mais je suppose qu’ils ont utilisé le même protocole pour tous les essais qu’on voit dans cette vidéo, non ?

Si oui, alors les autres s’en sortent mieux.

Thibaut Emme
Admin
Bien sûr et personne ne dit le contraire @beniot9888. Mais tout est une question de normes et de règles. Imaginons qu’un journal se mette à crasher les voitures à 75 km/h au lieu des 64 km/h de l’EuroNCAP. Forcément ca va couiner. Evidemment ici Toyota va regarder de près mais Teknikens Värld est aussi connu pour « piper les dés ». En 2012 ils avaient fait la même chose avec un Jeep Grand Cherokee. Il fut alors avancé que le magazine avait surchargé la voiture et « balancé » le gros bébé dans le test. Plus de 90 kg de surcharge. Les ingés de… Lire la suite >>
ART
Invité

« On vous passe les détails techniques »

« qu’on n’oublie pas d’enclencher tout ce qu’il faut pour affronter la nature hostile (des procédures parfois compliquées) »

C’est dommage de pas rentrer dans les détails justement pour un blog auto !

Le moteur parait en tout cas bien juste une fois chargée. L’ancien avait un V6 si je me souviens qui était correct en perf pour le genre d’engins. L’intérieur semble avoir aussi fait un bon en avant salutaire

wizz
Membre

si c’est en essence, alors le V6 existe et est toujours disponible….selon le marché

si c’est en diesel, alors j’ai un doute sur l’existence d’un V6 D4D, sur l’ancien version

koko
Invité

« on notera une benne de longue de 145 cm et large de 165 »
En fait, c’est surement 165 en longueur et 145 en largeur.

Thibaut Emme
Admin

Non non @koko. La benne est plus large que longue.

koko
Invité

OK je crois qu’il y a un « de » en trop dans cette phrase.

Il faudrait aussi corriger le texte suivant:

« En effet, l’intégrale n’est pas permanente. Ce n’est pas le cas tous les concurrents, qui, pour la plupart de notre point de vue, auraient passé le même type d’obstacles également, avec un mode off road plus simple d’utilisation. »

On a du mal à comprendre le sens, certains concurrents n’ont pas de mode 2 roues motrices, mais par contre ils sont plus simples d’utilisation en off road ?

Et il faut aussi corriger:
« Ensuite, la voiture fait presque le boulot toute seulE. »

Thibaut Emme
Admin

Merci du signalement, j’ai corrigé les deux coquilles.
En revanche pour la phrase, je laisse Pierrick répondre. Mais, je suppose que la concurrence à 4 roues motrices permanentes, sans boite courte, serait passée aussi bien.
Mais c’est juste mon interprétation hein.

Admin

Ce que veut dire l’auteur c’est que certains concurrents en mode 4×4 permanent permettent de passer le même type d’obstacles sans avoir à se creuser la tête pour savoir quel est le bon mode à utiliser. On peut penser qu’il y a toutefois une pénalité en termes de consommation du 4RM permanent par rapport à un mode 2RM pour la plupart du temps.

had
Invité

En point fort, vous pourriez aussi noter la cote en occasion (si on se place du côté du vendeur bien sûr…).
L’Amarok Volkswagen est peut-être un peu plus confortable. Mais en matière de robustesse et de longévité, par rapport au Hilux, il n’est sans doute plus un sujet.

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