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Essai Mercedes 500 SL : Grand Tourisme cinq étoiles

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La Mercedes SL, c’est la voiture loisir par excellence selon l’Etoile, depuis les années cinquante. Evidemment, en 2016 la SL a bien changé avec la technologie qui s’invite à bord, pour donner une nouvelle définition aux notions de confort et de plaisir de conduite. La dernière mouture (R231 pour les intimes) peut-elle toujours se targuer de demeurer l’un des plus luxueux roadsters de la production automobile ? Allons chercher la réponse.

 

Style extérieur

Tout d’abord, on tombe sous le charme de son allure.  Ce long et bas roadster de sport semble prêt à partir, avant même de démarrer.  Il n’en oublie pas pour autant ses codes, avec bien sur la calandre noire barrée de l’étoile, mais aussi des ouvertures griffées, sur les ailes et le capot interminable. Depuis qu’elle est devenu coupé cabriolet, la SL a toujours su garder un bel arrière, sans pour autant donner des airs de sac à dos au couvercle de coffre. On a beau chercher, il n’y a pas vraiment de concurrence directe, ou même indirecte. Aucun challenger nous vient en tête immédiatement quand on cherche contre qui on peut l’opposer. Rien chez BMW, ni chez Audi, les compétiteurs naturels.

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Style intérieur et équipement

A l’intérieur le meilleur du luxe se marie avec les toutes dernières technologies. Les cuirs pleine fleur flirtent avec les chromes disséminés un peu partout. Ce petit salon d’intérieur flatte les occupants pour leur plus grand plaisir. On se sent à l’aise, avec le désir de faire durer le voyage avant même qu’il ne commence. Pour le reste, les golden boys à tendance geek vont adorer toutes les assistances à la conduite, pour rester en ligne sur l’autoroute, ou le régulateur intelligent qui rend les mains et les pieds superflus. Mercedes maîtrise clairement les premières pas de la conduite assistée. Dès lors, nous nous retrouvons dans les meilleures dispositions possibles pour profiter du ciel, une fois le toit effacé en quelques secondes de manière complètement automatique. Pour l’hiver, le toit en deux parties permet d’atteindre une isolation phonique de berline ou de coupé. On navigue donc dans le meilleur des deux mondes.

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Sur la route

Sous le pied droit, les 455 chevaux du V8 biturbo. Pour les insatiables, sachez que cette cavalerie suffit largement pour s’amuser et aller droit vers les ennuis avec la maréchaussée. Quand on appuie fort, la voiture décolle, mais ne rend pas vraiment malade. On ressent bien la poussée, mais on se laisse porter sans l’à-coup d’une supersportive. La boîte 9G-Tronic fait le travail, en se faisant parfaitement oublier. D’ailleurs, on se demande bien à quoi servent les palettes, qui nous semblent, une fois n’est pas coutume, plutôt superflues. Bien enfoncé dans notre siège au cuir moelleux, on reste éloigné des bousculades, et c’est tant mieux. On peut dès lors mieux profiter des des jolies routes de la région, en se souciant surtout des coups de soleil, mais sûrement pas du bon temps à bord. On pourra s’attarder sur la fiche technique, mais au-delà des chiffres, les chevaux répondent à l’appel quand on les sollicite. Certes avec des coussinets à la place des fers, mais ils ne manquent pas d’entrain. Question reprises, il s’agit d’une pure formalité, notamment pour raccourcir de quelques mètres le semi-remorque qui viendrait faire tache dans le décor.

Malgré son poids que certains qualifieront d’excessif, Mercedes a sublimé sa suspension active à coups de baguette magique pour faire taire les plus exigeants en la matière. Cela s’avère nécessaire notamment pour profiter d’un confort d’exception indispensable à une Mercedes du genre. Mais aussi pour offrir un compromis de haut niveau avec le dynamisme, qui doit tenir tout de même son rôle, même s’il pousse d’abord à la balade. il devine les courbes et joue avec les limites de la physique pour tenter de faire oublier les mouvements de caisse. La magie opère, mais on ne peut pas non plus demander à un boxeur poids lourd de jouer les ballerines. Néanmoins, et c’est là que se situe la surprise du chef, on s’amuse bien plus qu’on le pensait au départ. L’expérience de ses prédécesseurs nous faisait aborder la conduite avec quelques a priori compte tenu du lest toujours aussi lourd à emmener. Mais les progrès techniques en la matière ont permis de rendre la vie bien moins chaotique à bord quand on décide de la bousculer, pour ceux qui décideraient d’utiliser la SL à contre-emploi.

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Tarif et conclusion

Ce roadster de luxe portant fièrement l’étoile vend cher sa magie, très cher même. Le propre d’une Mercedes en somme. Ce SL 500 réclame ni plus ni moins que 135 600 euros minimum. Et comme ses futurs clients ne s’imaginent pas faire sans les nombreuses options incontournables, on atteint rapidement des sommets. Ce qui est certain, c’est que le plaisir est assuré au bout de la pointe du stylo au moment de signer le bon de commande, si on ne fait pas l’erreur de prendre la SL pour ce qu’elle n’est pas.

Crédit images : le blog auto

+Tradition
Confort exceptionnel pour un roadster
Equipements
Autonomie
Tarif dissuasif

 

Mercedes 500 SL
Moteur
Type et implantation8 cylindres en V essence turbocompressé
Cylindrée (cm3)4663
Puissance (kW/ch)455 à 5250
Couple (Nm)700 à 1800
Transmission
Roues motricesArrière
Boîte de vitessesAutomatique Geartronic à 9 rapports
Châssis
Suspension avantNC
Suspension arrièreNC
FreinsDisques ventilés AV/AR
Jantes et pneus255/35R19 AV/285/30R19 AR
Performances
Vitesse maximale (km/h)250 km/h
0 à 100 km/h (s)4,3
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)12,4
Cycle extra-urbain (l/100 km)7
Cycle mixte (l/100 km)9
CO2 (g/km)205
Dimensions
Longueur (mm)4630
Largeur (mm)1950
Hauteur (mm)1320
Empattement (mm)2590
Volume de coffre (l)345
Réservoir (l)75
Masse à vide (kg)1795

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19 Commentaires sur "Essai Mercedes 500 SL : Grand Tourisme cinq étoiles"

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gigi4lm
Invité

Pas de concurrence ? Peut être, partiellement, la Bentley Continental GTC.
Certes, le toit n’est pas rigide, mais quelle capote !
Certes, c’est une 4 places ou du moins une 2+2.
Certes, elle est encore plus chère (quoiqu’il existe une version AMG de la SL plus en rapport.
Mais on est sur le même esprit Grand Tourisme c’est à dire la touche sportive qui peut être décoiffante (au vrai sans du terme !) mais sans oublier le confort … et le poids.

Esp2
Invité
Panama
Invité

Bien mieux qu’une 911 mais il faut avoir eu les deux pour s’en rendre compte.
Le top du top. Une voiture dont on ne se sépare pas comme ça

beniot9888
Invité

En quoi est-elle « bien mieux » ? Je n’ai ni l’une ni l’autre, donc il va falloir m’expliquer 🙂

Max
Invité

Cette SL500 est équipée d’airbags Takata, pour 135600 euros ….
Pour comparer avec les autres ….. Takata ou mieux ?

KifKif
Invité

Je ne serais pas plus objectif, mais j’aurais encore plus de mal à me séparer d’une 911 que de me décider à acheter une SL : La SL est une bonne auto, une excellente auto, pour ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas c’est justement une 911 🙂

ART
Invité

Panama, il serait intéressant de partager plus largement votre point de vue et expériences d’anciens possesseurs de SL et de 911…

amiral_sub
Invité

conduire une sl tous les jours est très certainement plus agréable que conduire une 911 moins typée confort. Mais bon les gouts et les couleurs….

Pedroj
Invité

Autonomie en point faible pour un V8 Turbo… Fallait bien trouver un point negatif… Tout comme le tarif… Ben oui c ‘est cher un roaster SL 500.

amiral_sub
Invité

où on voit clairement que mercedes joue au dessus de la mélée

KifKif
Invité

Une Bentley ou une 911 cabriolet ou une Ferrari California n’ont pas à rougir, chacune (SL comprise) à ses qualités et des points où elle n’égale pas les autres.

pcur
Invité

Oui sauf que les 2 s’échangent minimum 50k€ plus cher

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