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Essai Mazda6 Wagon 2.2 2016 : Pourquoi pas?

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Et pourquoi pas une Mazda6 ? Tout le monde en effet ne pense pas forcément au modèle de la marque d’Hiroshima quand il s’agit de réfléchir à l’achat d’un break familial. Et pourtant, elle a des avantages à faire valoir, et n’a pas à rougir face à ses concurrentes généralistes. On a pu le vérifier sur les routes autour de Barcelone, en prenant le volant de la dernière version restylée, avant le renouvellement prochain de la voiture.

Style extérieur

Le restylage de la Mazda6 est plus évident sur le papier que dans la réalité. Il faudra en réalité un œil exercé et la mettre à côté de la mouture précédente pour remarquer les différences. Cela se joue notamment au niveau des rétroviseurs. Il faut dire que le design de la Mazda6, fluide et agréable, vieillit plutôt bien. Ce dessin sans fioritures met en avant la grande calandre en pointe, qui intègre le regard des feux. Le profil musclé sans exagération finit sur un arrière à la fois esthétique et discret. On n’a pas forcément le sentiment que la voiture a déjà quelques années de carrière, sur le pur plan du style.

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Style intérieur et équipement

A l’intérieur on entre dans un environnement à la présentation plutôt simple, mais qui a tout de même quelques accents de déjà vu, surtout quand on regarde l’intégration de l’écran multifonctions sur le dessus de la planche de bord. On ne s’y perd pas, avec des blocs de commandes plutôt bien identifiés et simples de manipulation. Bien que n’étant pas très au fait de l’environnement Mazda, il nous fut plutôt aisé d’utiliser les différents équipements. La finition s’avère de bon niveau, de l’ordre de la Kia Optima que nous avons essayée quelques jours auparavant. On gère le multimédia depuis l’écran tactile, ou via la molette derrière le sélecteur de vitesses pour les plus maniaques. C’est d’ailleurs la seule façon de l’utiliser quand on roule. Mazda s’autorise une touche de raffinement avec quelques panneaux recouverts de cuir au-dessus de la console. Elle se met à jour technologiquement avec notamment un régulateur adaptatif évolué, des aides au freinage même en marche arrière pour ne pas abimer la jolie carrosserie pour les plus étourdis.

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Châssis et motorisation

Sous notre capot, un 2.2 Diesel de 150 ch amélioré, une cylindrée étonnante dans un monde où les 1.6 et 2.0 sont plutôt la norme sur ces niveaux de puissances. Il s’avère assez volontaire, avec une bonne valeur de couple disponible assez tôt, ce qui favorise les bonnes relances. Malgré un travail fait pour atténuer les pics de bruits lors des accélérations, on le trouve un peu sonore. En termes de performances, couplé à la boîte automatique, il offre des prestations plutôt dans la moyenne de ce qui se fait sur son segment pour les voitures à la cavalerie proche. La transmission manque un peu de réactivité pour les plus exigeants. On note aussi quelques hésitations quand on sélectionne le mode séquentiel. A allure stabilisée la Mazda6 s’avère plutôt sans histoire, et se montre assez à l’aise pour aligner les kilomètres sur l’autoroute avec une insonorisation bien maitrisée.

Au volant, d’ailleurs repensé avec les boutons de gestion du régulateur et de la sono tombant sous les pouces, on profite d’un châssis plutôt bien équilibré mais qui n’apprécie pas d’être bousculé. Pour faciliter l’agrément, Mazda a imaginé ce que le constructeur appelle le G-Vectoring. Il s’agit d’un système un peu complexe techniquement qui réduit l’effort au volant dans les virages en jouant avec le couple. L’objectif revendiqué est de réduire la fatigue. Pour vous dire la vérité, on n’a pas vraiment tout compris, mais surtout on n’en a pas véritablement ressenti l’effet. Il aurait peut-être fallu nous faire essayer avec et sans pour en être convaincu. En revanche, la voiture se place effectivement assez facilement en virage, mais pas moins bien qu’une concurrente qui se passe de cette technologie. Elle n’a pas la rigueur en termes d’amortissement de ses meilleures concurrentes, ainsi on cesse assez rapidement de jouer exagérément les Fangio en faisant crisser les pneus à chaque courbe. Ce qui ne sert pas à grand-chose, nous en convenons volontiers.

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Tarif et conclusion

Au final, parce qu’il n’y a pas que les 508, Talisman et autres poids lourds du segment dans la vie, la Mazda6 mérite qu’on y jette un œil, avec des prestations ne manquant pas d’intérêt.  Surtout au regard de ses tarifs allant de 30 000 à 42 000 €, qui la placent plutôt bien face à ses concurrentes directes, que sont notamment les coréennes. Reste à Mazda de mieux la soutenir en termes de publicité, pour l’aider à sortir de son relatif anonymat dans l’hexagone.

Crédit photos : le blog auto

+Agrément moteur
Equipements
Placement tarifaire
Timide restylage
Réactivité de la boîte automatique

 

Mazda6 2.2 150 Wagon
Moteur
Type et implantation4 cylindres Diesel Turbo
Cylindrée (cm3)2191
Puissance (kW/ch)110/150 à 4500
Couple (Nm)380 à 1800
Transmission
Roues motricesAvant
Boîte de vitessesAutomatique à 6 rapports
Châssis
Suspension avantMacPherson
Suspension arrièreMulti-lien
FreinsDisques ventilés AV disques AR
Jantes et pneus225/55 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h)202
0 à 100 km/h (s)10
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)6,1
Cycle extra-urbain (l/100 km)4,2
Cycle mixte (l/100 km)4,9
CO2 (g/km)129
Dimensions
Longueur (mm)4800
Largeur (mm)1840
Hauteur (mm)1480
Empattement (mm)2750
Volume de coffre (l)522->1648
Réservoir (l)62
Masse à vide (kg)1425

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4 Commentaires sur "Essai Mazda6 Wagon 2.2 2016 : Pourquoi pas?"

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panama
Invité

Une très bonne auto d’ingénieur, avec la flatteuse réputation de fiabilité et de durabilité de la marque.
Revente très problématique. A garder sur le très long terme, ce qu’elle supportera très bien d’ailleurs.

Corto
Invité

Merci pour ce bon article.
Cela reste subjectif, mais j’ai lu des articles sur la talisman edc160, avec plus ou moins les mêmes caractéristiques, avec 100 kg de plus pour la Renault, un déficits de puissance préjudiciable.
A vous lire, sur cette auto la puissance semble tout à fait acceptable.
Ce qui me semble être aussi le cas au regard des chiffres 150cv, 380 Nm, 1450kg.
Qu’es ce qui vous fait dire qu’une voiture est plus ou moins dynamique pour un essayeur auto? Vous vous fier au ressenti ou au chrono ?

billou
Invité

1 concession par département si on a de la chance …

pluto14474
Invité

je trouve cet article PLUTÔT subjectif, pas forcement bien écrit mais pas mal non plus. Disons que les mots se suivent plutôt bien mais l’ensemble est plutôt plat. Un peu dans la moyenne.
La Mazda 6 est une excellente voiture, bien plus vivante à conduire qu’a lire cet article. Quant-à la revente, c’est clair qu’aujourd’hui il vaut mieux avoir un SUV qu’une berline traditionnelle…Mazda6 ou pas…

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