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La Chine légalise les applications de type Uber

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Alors que Uber se voit concurrencer par son rival local Didi Chuxing en Chine, Pékin a annoncé jeudi la mise en œuvre de nouvelles règles pour les applications de réservation de voitures de type Uber, établissant ainsi leur légalité au sein d’un marché colossal.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Pékin, le vice-ministre chinois des Transports Liu Xiaoming, a indiqué que la légitimité des services de réservation en ligne de voitures était clarifiée dans la nouvelle législation. Il a par ailleurs assuré que la Chine était désormais le plus important marché mondial pour la réservation en ligne de voitures. Les provinces où les applications sont enregistrées pourront dorénavant attribuer des licences valables au niveau national. Contrairement aux taxis traditionnels, les voitures avec chauffeur ne se verront pas imposer une limite de huit ans d’utilisation. Leur kilométrage total ne devra pas toutefois pas dépasser 600 000 km.

Allant plus loin encore dans ses propos, Liu Xiaoming a indiqué que les propriétaires de voitures particulières étaient désormais encouragés à proposer leurs services afin de « promouvoir l’économie du partage », « réduire les embouteillages dans les villes » et « diminuer la pollution de l’air ». Cette annonce fait également la part belle à Didi Chuxing,qui a souhaité mettre en avant que c’était la première fois qu’un gouvernement légalisait les services de réservation de voitures en ligne au niveau national. Pour l’entreprise chinoise, cette mesure constitue un véritable tournant.

« Didi fera des efforts sincères pour se conformer aux nouvelles règles« , a indiqué la compagnie dans un communiqué, ajoutant qu’elle solliciterait bientôt les licences nécessaires. Pour rappel, Didi revendique près de 90% du marché chinois avec son application mobile de réservation de taxis, VTC, limousine ou covoiturage, née de la fusion l’an dernier de deux applications : Didi Dache et Kuaidi Dache, lancées en 2012 par les deux plus gros mastodontes chinois de l’Internet Tencent et Alibaba dotés d’une force de frappe financière redoutable.

Comme on pouvait s’y attendre, Uber a lui aussi salué la nouvelle réglementation. Celle-ci « envoie un message de soutien pour le covoiturage clair et les bénéfices qu’il offre aux clients, aux chauffeurs et aux villes« , a-t-il indiqué dans un communiqué. Selon les données du géant américain, ses services sont proposés dans plus de 60 villes chinoises. »Uber Chine est prêt pour la nouvelle législation et nous avons hâte de travailler avec les décideurs politiques du pays afin de mettre en pratique ces règlements« , ajoute-il.

Ces nouvelles mesures permettent également de clarifier la position de Pékin, souvent ambivalente sur le sujet. Si les applications de ce type sont devenues extrêmement populaires auprès des Chinois, elles n’en menacent pas moins l’activité des taxis traditionnels, génératrice de revenus pour les autorités locales. Alors que des chauffeurs de taxi ont participé à des manifestations dans le pays, les services de réservation ont été interdits dans certaines villes.

Reste enfin que si Uber dépense des centaines de millions de dollars en subventionnant les chauffeurs et en cassant les prix pour essayer de rattraper ses concurrents, le fondateur et patron d’Uber, Travis Kalanick, a récemment concédé que sa filiale perdait plus d’un milliard de dollars par an en Chine place face à un concurrent qui n’est pas rentable non plus.

Sources : AFP, Obs

Crédit Photo : Uber

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