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Le conducteur du jour : un petit footing

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Le « Conducteur du jour » existe depuis 9 ans. Et jusqu’à présent, il y avait zéro Jaguar. Un manquement réparé avec cette splendide Mark 2 3.8 litres.

A la fin des années 40, Jaguar n’est qu’un acteur du premium anglais, au même titre que AC, Alvis, Armstrong-Siddeley, Daimler, Frazer-Nash, Humber ou Jowett. Mais William Lyons a du flair et de l’audace. Avec la XK120, l’une des première voitures de sport produite en moyenne série, il jette un pavé dans la mare. Deuxième étape : se renforcer dans les berlines. En 1951, il s’offre une ancienne usine de fabrication de blindés, à Browns Lane. Daimler, le vendeur, est bien content de se débarrasser de ce site quasiment en friche. Il prend son rival pour un fou !

En 1954, il dévoile la Mark 1. Pour se démarquer de la concurrence, il propose la première monocoque du marché britannique, à ce niveau de gamme. Le train arrière provient de la Type D, tandis que le moteur 6 cylindres est une version dégonflée de celui de la XK 120.
En 1958, elle évolue en Mark 2, avec une plus grande lunette arrière et un avant légèrement remodelé. L’innovation, c’est la possibilité de choisir sa mécanique : 2,4l (le moteur dégonflé), le 3,4l de la XK 120 et le 3,8l du véhicule du jour. Il s’agit du moteur de la Type E, mais avec deux carburateurs ou lieu de trois. Avec 190ch, la Mark 2 n’a pas d’équivalent européen. Et rapide, aussi. Bernard Consten décroche quatre victoires consécutives au Tour de France (en catégorie « tourisme ».) En BTCC, elle décroche trente-quatre victoires. Accessoirement, elle est très prisée auprès des braqueurs britannique.

De 1959 à 1967, Jaguar vend 83 976 Mark 2, un succès sans précédent dans l’histoire de Jaguar. Le gros matou possède alors une vraie gamme, avec la grosse Mark X et la Type S, un dérivé de la Mark 2 destinée à combler le fossé. La concurrence nationale est laminée ; le constructeur en profite d’ailleurs pour racheter Daimler.
Jusqu’ici, William Lyons a été un fin stratège. Mais il perd son trèfle à quatre feuilles au milieu des années 60. Noyée dans British Leyland, la marque décide de remplacer ses trois berlines par la XJ6. Ainsi, la marque loupe complètement le virage des années 70, ouvrant un espace au premium allemand…

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8 Commentaires sur "Le conducteur du jour : un petit footing"

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Carlos Ghost
Invité

Il serait intéressant de savoir si la Jag de la photo est une Vicarage. Fiabiliser et moderniser sans que ça se voie : qui ferait ça avec une voiture française (surtout qu’on n’a jamais eu l’équivalent dans les années 60) ?

http://www.vicarage.co.uk/

SGL
Invité

« surtout qu’on n’a jamais eu l’équivalent dans les années 60 »
Facel Vega de 1954 à 1964 ! Non ? 😉

jjj
Invité

Les Facel-Vega étaient beaucoup plus chère et luxueuses que cette MarkII, qui était une routière sportive comparable à la xf aujourd’hui.
À l’époque une DS haut de gamme pourrait être considérée comme équivalente (même s’il manque 2 cylindres!)

SGL
Invité

Merci @jjj
Surtout après la tentative avorté de la Facel Vega Facel 6 et la Facel III

Carlos Ghost
Invité

Facel 6 et Facel III étaient de bonnes voitures, mais elles arrivaient trop tard.

Carlos Ghost
Invité

Merci d’avoir répondu à ma place !

SGL
Invité

Belle époque ou l’Angleterre était encore forte et indépendante industriellement !

jjj
Invité

Pour être précis, toutes les vitres étaient plus grands que sur la markI. Il me semble d’ailleurs que la markII était une des voitures avec le plus de visibilité de son époque!
À noter que les cache-roues Ar ne sont pas d’origine! Ils sont normalement un peu plus épais (et ils étaient totalement pleins sur markI)

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