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Voitures d’occasion : négociants indépendants et internet pointés du doigt

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La vigilance est de mise avant d’acheter une voiture d’occasion. Selon une enquête publiée en début de semaine, près de la moitié des commerces d’automobiles d’occasion inspectés par la Répression des fraudes en France présentent des « anomalies », pouvant même aller jusqu’à des pratiques illicites « systématiques ».

L’enquête de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) – service dépendant du ministère de l’Economie – qui a été réalisée auprès de 1471 commerces a ainsi constaté un taux d’anomalie de 47,11%. Les manquements constatés ont donné lieu notamment à 192 procès-verbaux pénaux 114 dossiers contentieux et 55 injonctions. De quoi peut-être faire réfléchir et refroidir certains, du moins, on l’espère.

Parmi les anomalies constatées figurent notamment des interprétations un peu trop larges de la notion de première main, dues aux manques de vérification préalable de l’historique des véhicules. Des vendeurs offraient ainsi des véhicules d’auto-école ou de location sans mention de cette utilisation, ce qui n’est pas autorisé par la loi. Certains n’hésitent pas à falsifier les compteurs de manière éhontée affichant 3 à 6 fois moins de kilomètres que ceux effectivement parcourus … sans toutefois remplacer fauteuils fanés et autres indices laissant suspecter une fraude.

Le service a également inspecté le commerce via internet , qui selon lui, s’approche souvent d’un « repaire de faux particuliers qui procèdent à un négoce clandestin de revente de véhicules d’occasion ». L’enquête évoque également le caractère « systématique et récurrent de pratiques illicites » chez des négociants indépendants, en lien avec l’économie souterraine et même « la découverte de vendeurs liés au grand banditisme ».

La DGCCRF note toutefois qu’une solution permettant de réduire les risques est de s’adresser à une grande enseigne, notant à contrario que « les infractions majeures sont relevées chez les marchands et négociants indépendants ». Selon elle, les manquements des concessionnaires et agents traduisent plutôt « un manque de rigueur », s’agissant d’anomalies plus bénignes.

Pour rappel, le marché français de l’automobile d’occasion a représenté 5,62 millions de transactions en 2015, soit trois fois plus que le marché des voitures neuves.

Sources : DGCCRF

Crédit Photo : Citroën

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1 Commentaire sur "Voitures d’occasion : négociants indépendants et internet pointés du doigt"

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alfa155
Invité

Grande enseigne, c’est sur que c’est un plus, bon qui a un prix, mais il faut être vigilant, j’ai déjà été voir des occasions en concessions qui se révélaient en fait être des guez.

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