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Essai Lexus GS 300h 2016

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La grande berline hybride de Lexus passe par la case restylage, et nous revient donc améliorée. L’objectif demeure le même, c’est à dire continuer de convaincre par son choix de motorisation, et se montrer comme une alternative crédible face à qui l’on sait. Nous nous sommes glissés derrière son volant, sur les routes de Provence.

Style extérieur

La Lexus GS300h ne bouscule pas ses codes stylistiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Toutefois, la face avant évolue bien plus en profondeur qu’on pourrait le penser. A commencer par la calandre largement remaniée, plus proéminente et charismatique. Certains la trouveront même caricaturale, mais on vous laisse seul juge. Les feux également bien entendu ont été complètement redessinés pour épouser le genre de ceux qu’on trouve sur les toutes dernières productions maison. On ne passe donc pas à côté des virgules de LEDs qui débordent sur le bouclier, et des phares façon diamant qui, on y reviendra, sont un modèle d’éclairage. Rien concernant le profil, et on retiendra à l’arrière les feux revus accompagnés d’une révision de la base du pare-chocs.

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Style intérieur et équipement

A l’intérieur, on reconnaît l’environnement propre au constructeur. Le choix des matériaux s’avère plus soigné par rapport à l’avant restylage. Toutefois, il faut toujours se faire à l’ergonomie des commandes assez particulière, même si elle se montre un peu moins compliquée qu’auparavant. On peut en partie se passer du pad étrange à manipuler, qui manque terriblement de précision. Heureusement… Mais on espère que Lexus pour la prochaine génération de GS, viendra au tout tactile, en tout cas peu importe du moment qu’ils oublient le système actuel. Mais quand on arrive à nos fins, on arrive à accéder à la gestion des flux d’énergie et même des coûts de consommation, une donnée nouvelle intégrée dans l’ordinateur de bord. Globalement, on se sent vraiment bien installé en termes de confort, à l’avant comme à l’arrière, du moment qu’on ne dépasse pas les quatre passagers embarqués. Les équipements sont évidemment complets, et ce dès le premier niveau. Maintien de file actif, régulateur intelligent, freinage d’urgence automatique etc, il ne manque rien. Pour le confort, spot wifi, système d’infotainment et superbe équipement audio, on se croirait dans une chambre de geek.

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Au volant

La GS 300h récupère la chaîne de transmission et les moteurs introduits par le NX300h. Ce qu’on remarque en tout premier lieu au volant, c’est la douceur de fonctionnement. Chaque démarrage se fait en délicatesse et sans à-coup, avec une transition entre l’électrique et le thermique imperceptible, au bénéfice d’un confort accru, surtout lors des phases urbaines. On peut désormais privilégier le roulage en mode zéro émission sans avoir une plume sous le pied, du moment qu’on reste à petite allure, en dessous des 50 km/h. Pas longtemps certes, de l’ordre de 2 ou 3 km avec la batterie pleine, mais suffisant pour absorber un bouchon en silence. La GS 300h adore la ville et sa circulation hachée, cela reste le territoire où l’on profite le mieux d’une full hybrid du genre. Sur route, quand on la laisse faire, on constate une consommation maîtrisée qui en conduite normale s’établit aux alentours des 6 litres, un chiffre remarquable au regard de la puissance. Quand on hausse le rythme et qu’on enclenche le mode sport, on apprécie certes les progrès de la CVT qui limite l’envol des tours/minute dans un brouhaha détestable, mais elle n’a toujours pas inventé la magie. Les sensations sont lissées et cela ne respire pas la performance. L’auto se montre un peu fainéante, et pousse raisonnablement à une conduite coulée. Certes on peut conduire la GS en mettant du rythme. Elle ne rechigne pas à le faire, du moment qu’on fluidifie ses mouvements. Le pied par terre pour chercher immédiatement toute l’énergie disponible, elle n’aime pas… Les phares à LEDs disponibles en option ne sont pas superflus. Lors d’un roulage de nuit, on apprécie cet éclairage automatique et dynamique qui par défaut hors agglomération reste en phares. Pour ne pas éblouir les usagers venant d’en face, le système les détecte et les met dans une case sombre tout en gardant une longue portée de lumière autour. Globalement, on n’a rien à faire, et la voiture adapte l’éclairage seule dans toutes les situations. Surtout, ce qu’on apprécie, c’est sa fiabilité sans faille par rapport à d’autres technologies du genre, où à l’utilisation on doit composer parfois avec quelques appels de phares des autres conducteurs. On peut donc garder un rythme élevé sur les petites routes de montagne plongée dans la pénombre.

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Tarif et conclusion

En faisant le bilan, la Lexus GS 300h 2016 s’avère être une agréable routière qui sera bonne pour enchaîner les kilomètres et tranquilliser la conduite urbaine. Même dans le pire des scénarios,nous avons à peine atteint les 8 litres en étant tout à fait déraisonnable. Elle devrait bien entendu surtout intéresser les flottes, avec son bonus de 750 € et les autres avantages fiscaux professionnels qui vont avec, dont la dispense de taxe sur les véhicules de société pendant deux ans. Son image de premium pro de l’hybride permet à Lexus de se faire peu à peu sa place. La GS 300h reste un de ses meilleurs produits pour soutenir cette image à son avantage, ce qui aidera sans doute sa carrière commerciale dans un contexte où le Diesel a de moins en moins bonne presse. A 49 900 euros, les cadres des beaux quartiers peuvent lorgner dessus sans avoir honte.

Crédit photos : le blog auto

+Image hybride flatteuse de Lexus
Rapport puissance/consommation
Equipements
Mériterait d’être plus dynamique dans cette version
Navigation écran compliquée

 

Lexus GS 300h
Moteur
Type et implantation4 cylindres essence 16 soupapes Dual VVT-i
Cylindrée (cm3)2494
Puissance (kW/ch) à tr/mn223/164 à 6000
Couple (Nm) à tr/mn221 à 4200
Transmission
Roues motricesArrière
Boîte de vitessese-CVT
Châssis
Suspension avantDouble triangulation
Suspension arrièreMultibras
FreinsDisques ventilés AV AR
Jantes et pneus225/50R17
Performances
Vitesse maximale (km/h)190
0 à 100 km/h (s)9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)4,6
Cycle extra-urbain (l/100 km)4,3
Cycle mixte (l/100 km)4,4
CO2 (g/km)104
Dimensions
Longueur (mm)4880
Largeur (mm)1840
Hauteur (mm)1455
Empattement (mm)2850
Volume de coffre (l)520
Réservoir (l)66
Masse à vide (kg)1770

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13 Commentaires sur "Essai Lexus GS 300h 2016"

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Verslefutur
Invité

Ayant le projet de remplacer ma Prius par cette GS 300h, je suis surpris par l’imprécision de l’article.
La GS 300h récupère la motorisation 2.5 litres essence de la IS 300h. Ce système hybride de 223 chevaux cumulés privilégie une consommation basse et une conduite calme.
Si l’on cherche les performances, il faut passer sur la GS 450h avec son moteur de 3.5 litres essence. Ce système hybride de 345 chevaux cumulés, quant à lui privilégie le plaisir de conduite plus agressif.
Ce sont les 2 mêmes véhicules, mais pour deux philosophies différentes

panama
Invité

Lexus n’est plus la marque sous les projecteurs du premium comme elle l’était dans les années 90. Ce sont de très bonnes auto, très bien construites et aux coûts d’utilisation remarquablement bas, grâce à la techno hybride Toyota.
Reste que… la concurrence s’est envolée bien loin et offre également de l’hybridation, l’image de marque en plus, avec un design disons plus consensuel : Mercedes et BMW pour ne citer qu’elles.
Etre le premier c’est bien, le rester c’est difficile quand on est une petite marque.

Bobix84
Invité

Du point de vue europeen oui, mais pas au usa où ils sont devant mercedes et bmw…

beniot9888
Invité

Une Lexus GS 300 de 223 Cv cumulés coûte 50000 € en Europe
Une BMW 528i de 240 Cv coûte 50000 € en Europe
Une Lexus GS200t (pas hybride du tout) de 240 Cv coûte 45000 $ aux USA (plus les taxes)
Une BMW 528i de 240 Cv coûte 50000 $ aux USA (plus les taxes)

Peut être qu’être 10 % moins cher que la concurrence aide, aux USA ? Parce qu’en Europe…

panama
Invité

C’est que justement je suis aux US et que je n’en vois pas vraiment dans les rues

Membre

Et pourtant, on en voit enormement, notamment le RX. Lexus en Avril, c’est 25.000 ventes, a comparer aux 18000 Audi, 25000 BMW et 30.000 Mercedes. Et avec une gamme moitie moindre que toutes ces marques germaniques…

Olivier
Invité

lexus, c’est la recherche de la perfection, depuis que je lis des tests, des comparatifs et des articles sur la fiabilité. Mais les ventes restent assez faibles dans la vieille europe qui ne jure que par le premium allemand

Invité

Si les acheteurs choisissaient leur véhicules dans cette gamme pour ce dont ils ont vraiment besoin (confort, securite, fiabilite) et non pas pour ce que la voiture peut faire (tempérament sportif, image de marque), on ne verrait que des lexus. Mais les européens sont tres attachés à l’image de marque et aux tours de Nurburgring….

beniot9888
Invité

Parce que la concurrence n’est pas sûre ou confortable ? Et un tempérament sportif est agréable au quotidien.
Après, oui, Lexus truste les enquêtes fiabilité. Mais ça ne veut pas forcément dire que le autres sont catastrophiques.

PS, la Lexus LFA fait le Nürburgring en 7’14 » sur la Nordschleife. 😉

Olivier
Invité

on ne peut pas dire que audi ou BMW soient des voitures typées confort. C’est plutot (très) ferme tant les sièges que les suspensions, ça plait.

amiral_sub
Invité

la dernière audi que j’ai conduit m’a rapidement fait mal au derrière. Pourtant je roule en sportive (japonaise) tous les jours

TNZ
Invité

« Le pied par terre pour chercher immédiatement toute l’énergie disponible, elle n’aime pas… »
On dit que ça se conduit au couple et pas à la puissance. 🙂

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