Accueil 4x4 Essai Nissan NP300 Navara DCi 190 : Civilisé

Essai Nissan NP300 Navara DCi 190 : Civilisé

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Dans le monde des pick-up, il faut compter principalement aujourd’hui avec les gros bras que sont les Toyota Hilux, Mitsubishi L200, Ford Ranger, VW Amarok. Mais il ne faut pas oublier Nissan et son NP300 Navara tout beau tout neuf. Car avec une législation fiscale qui dispense ces utilitaires d’écotaxe, ces bêtes de somme deviennent des acteurs majeurs du marché des grands 4X4. Du coup, puisqu’il ne s’agit plus de convaincre uniquement les professionnels adeptes des M3, le dernier-né exhibe un soupçon d’élégance pour séduire monsieur tout le monde.

Style extérieur

Pour être honnête, parler d’élégance pour un pick-up relève pour certains observateurs de la faute de goût. Quand on regardait dans le rétro l’ancien Navara, on voyait surtout un véhicule au dessin de fer à repasser, dont les designers auraient sacrifié en partie le coup de crayon sur l’autel de l’utile. Avec la nouvelle génération, les hommes qui passent leur journée sur la planche ont non seulement modernisé les lignes, mais aussi apporté un peu de cachet au pick-up Nissan. Il affiche ainsi une face avant massive, arborant une large calandre chromée et un imposant bouclier. Les ailes largement marquées participent au design fluide et en rondeurs. Si on devait voter pour le plus beau de la catégorie, il pourrait prétendre au titre. En parlant de récompense, notons d’ailleurs qu’il fut élu pick-up de l’année, fin 2015. Et puisqu’il faut bien en parler, sa benne longue de 158 cm supporte une charge maximale d’une tonne !

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Style intérieur et équipement

Le plus surprenant se passe à l’intérieur. On entre ni plus ni moins dans un Qashqai, ce qui nous éloigne de l’ambiance d’un pick-up des champs ou de chantier. Les professionnels vont devoir mettre leurs bottes boueuses à l’arrière avant de monter à bord. Le NP300 Navara hérite donc, dans notre finition, des sièges en cuir du SUV star, peu ou prou les mêmes matériaux, et strictement les mêmes équipements. On tient donc là le meilleur de sa catégorie sur ce chapitre, compte tenu de ce qu’il embarque. Imaginez, on retrouve pêle-mêle des phares full LED, stationnement quatre caméras, sellerie à réglage électrique, climatisation auto, GPS et connexion smartphone etc… Il a tout de la routière capable d’aligner les kilomètres dans un confort agréable.

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Châssis et comportement

Et il n’y a pas que la douceur des assises. En effet, dans notre modèle double cabine, plus axé vers une polyvalence route/franchissement, la plateforme dispose d’une suspension arrière multibras et non à lames. Cela nous épargne les tressautements désagréables que l’on pouvait ressentir avec son prédécesseur. Dès lors, on peut aligner les kilomètres sans ressentir une fatigue ou un agacement comme on doit parfois le supporter avec certains concurrents qui ne bénéficient pas d’un tel amortissement. Pour un véhicule du genre, il faut bien sûr composer avec son inertie due à son gabarit et son poids, quand on est habitué à conduire des voitures plus conventionnelles.

Motorisation

En marche normale, le Navara se mène en 2 roues motrices, propulsion. Avec son puissant moteur Diesel 2.3 4 cylindres turbo de 190 ch, il faut tout de même rester vigilant lors des relances en sortie d’épingle, surtout à vide. Malgré l’électronique, la correction de ce dernier intervient assez tard. Si sur sol sec, l’adhérence des pneus suffit à rattraper la plupart des situations, on s’interroge du résultat sur le mouillé. Le Nissan n’est pas un 4X4 permanent, et il faut l’enclencher quand on en a besoin. Lors d’une montée sur un chemin caillouteux, avec des arêtes à effrayer même un chamois, la boîte courte et le blocage de différentiel le transforment en parfait grimpeur ! Le tout avec une facilité déconcertante derrière le volant. On effleure la pédale, et la voiture fait le reste. Il n’y a plus qu’à faire attention où on pose les roues et préserver les côtés de la voiture. Même aisance pour redescendre la montagne, avec une aide à la descente. En outre la généreuse hauteur de caisse ne pose aucun problème pour enjamber quoique ce soit. Dans la vie normale, étrangement (à vide) la consommation s’avère assez contenue pour un pick-up aussi lourd, en tenant un 10 litres sans forcer.

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Tarif et conclusion

Avec une telle polyvalence, le nouveau Navara s’apprête à conquérir une cible qui n’a pas besoin d’un 4X4 pur et dur seulement pour raison professionnelle. Sans malus, ni bonus, sa fiche tarifaire apparaît donc acceptable avec des prix compris entre 26 960 euros en simple cabine, et 39 110 euros pour notre modèle d’essai de 190 ch. En attendant encore le renouvellement de quelques stars du segment, le Nissan prend la tête par ses prestations et ses équipements.

Crédit photos : Nissan

+

Capacité de chargement
Confort
Capacité de franchissement

Agrément de la boite automatique
Passage en mode 4×4 uniquement manuel

 

Nissan NP300 Navara double cabine DCi 190
Moteur
Type et implantation4 cylindres diesel turbocompressé
Cylindrée (cm3)2488
Puissance (kW/ch) à tr/mn140/190 à 3600
Couple (Nm) à tr/mn450 à 2000
Transmission
Roues motricesintégrale non permanent
Boîte de vitessesAutomatique
Suspension avantDouble triangulation
Suspension arrièreMultiliens (sur double cabine)
FreinsDisques Av/Tambour Ar
Jantes et pneus255/65 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h)180
0 à 100 km/h (s)11
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)10,7
Cycle extra-urbain (l/100 km)7,1
Cycle mixte (l/100 km)8,4
CO2 (g/km)222
Dimensions
Longueur (mm)5296
Largeur (mm)1850
Hauteur (mm)1913
Empattement (mm)3200
Volume de coffre (l)
Réservoir (l)80
Masse à vide (kg)1960

 

 

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8 Commentaires sur "Essai Nissan NP300 Navara DCi 190 : Civilisé"

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Membre

Dis donc, face au VW Amarok 2.0 BiTDI 180 directement concurrent, ce Nissan n’a pas à rougir, l’Allemand est dépassé dans tous les domaines, y compris au niveau CO2/NOx 😉

Pourquoi?
Invité
Syndrome du vide. Pourquoi lorsque les designer n’ont pas d’idée, ils sont obligés d’enlaidir et surcharger pour meubler le vide??? Ils n’ont pas pu capitaliser sur le designe viril, intemporele et réussi de la 1ere génération? Contrairement à l’auteur de l’article, je trouve le design assez « kevin ». Comme ses congénères, TOYOTA/ MITSU, qui ont passé les 2 dernières décenies à destruire leur flagships respectifs: HDJ80 et PAJERO, qui sont passé du haut de gamme, iconiques et statutaires à les véhicules que personne ne remarque… Idem pour les HILUX, LC, chaque génération est torturée au scalpel… Si aujourd’hui, les 4×4 Japs… Lire la suite >>
Membre

quelle Deutsche Qualitat ?

remi
Invité

Effectivement les designers ne font pas dans la simplicité et rien ne plait au premier abord. Les anciens Toyota fleuraient bon l’Afrique ( BJ et HJ ) . Quand au pickup allemand ( VW) il est utilile de bien lire les essais avant toute acquisition. Rien à voir avec le sujet mais la première génération MIATA MX5 plaisait d’emblée et en plus son prix était abordable. La dernière version MX5 ne se vend pas et son look, en imitation des ZX BMW est plutôt raté!

Anonyme
Invité

j’approuve totalement ce point de vue : la dernière miata était, elle encore, très « sexy », l’actuelle joue trop la surenchère dans le design. que vous nous dites qu’elle se vende moins ne me surprend pas

huet
Invité

Avec mon navara j’ai consommé 70 litres ad blue pour 22000 km en roulant « normalement  » est ce raisonnable quelqu »un a t il rencontré les memes problemes !!!

lte 95
Invité

Bonjour, A mon navara de avril 2017, j’ai une première alerte « Recharger AD Blue » à seulement 1500 km, ça me parait peu mais j’attends de voir les prochaines alertes qui doivent annoncer le nombre de km restant à parcourir avant prochaine recharge. En attendant, je roule toujours avec un bidon de 10l dans la benne pour éviter de pas pouvoir démarrer.

zaroc
Invité

bonjour , avec mon navara 190 cv boite auto , j’ai consommé 3 litres sur 5000 kms , tu dois surement avoir un soucis…………….

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