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[Dix ans déjà] Essai Alfa GT 3.2 Selective

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Le 5 juillet 2005 le blog auto publiait un de ses premiers essais avec l’Alfa Romeo GT 3.2 Selective, la version la plus haut de gamme du coupé milanais. Tout y était : métaphores transalpines, émotion à peine contenue pour l’une des dernières apparitions du désormais mythique V6 « Busso » sous un capot, petits problèmes électriques, caractère à revendre, une Alfa, quoi. Dix ans plus tard, l’élégant coupé GT rentre doucement dans ses habits de futur classique.

Pas d’ostentation, juste de la beauté. Pas d’esbroufe, juste de l’élégance. Le charme opère avant même de s’installer dans l’écrin tendu de cuir bordeaux. Et continue lorsque l’on fait face à ce tableau harmonieux aux jolis cadrans ronds, moulé dans un plastique de qualité qui plus est. En se retournant, on découvre des places arrière très convenables, ainsi qu’un coffre transformable. Quand la beauté n’exclut pas la praticité. Par ailleurs, il est aisé de trouver une position de conduite plaisante.

Je n’ai d’autre hâte que de mettre le contact, ce que je fais. Et là, je fonds : la sonorité typique du V6 Arese reste irrésistible. Le coeur battant, je commence à accélérer, histoire de voir si cette noble mécanique tient toutes ses promesses. « Mais comment as-tu pu douter de moi ? » me répond-elle, en me collant au siège tandis que j’égrène les 6 rapports d’une boîte douce et précise. Cest vrai comment ai-je pu : souplesse, puissance, douceur et punch d’enfer rappellent qu’en Italie, la mécanique, c’est sacré. Et aussi que le train avant l’est beaucoup moins, le pauvre.

Si les aides électroniques l’aident à passer la puissance au sol sans trop de problèmes,  il se tortille comme un spaghetti aspiré par Monica Belucci, sous l’effet des 240 chevaux de feu. Pour un peu, on se croirait aux commandes d’un de ces superbes hors-bord Riva. L’amortissement pas assez rigoureux ne l’aide certes pas. Heureusement, la direction très directe reste un régal de précision, et ferait presque oublier que l’efficacité sportive n’est pas tout à fait au niveau, malgré de bons freins. Globalement, une Mazda RX8 se montre bien plus rigoureuse. Je vois des petites lumières : serait-ce donc ça l’effet du virus Alfa ? Ah non, c’est un faux contact dans les instruments de bord.

Moteur fabuleux, boîte bien conçue, direction ultra-directe, ligne à tomber : tout ceci justifie les 37 700 de ce coupé qui sait aussi se montrer pratique au quotidien, alors qu’en usage courant, les défauts du châssis ne sont pas gênants. L’inquiétude m’envahit : avec la 159, Alfa a dévoilé un nouveau V6 élaboré à partir d’un bloc GM. J’ai peine à croire qu’il sera aussi jouissif que celui qu’il est appelé à remplacer…

Crédit photo : Alfa Romeo

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24 Commentaires sur "[Dix ans déjà] Essai Alfa GT 3.2 Selective"

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Arthur
Invité

Whaou, quelle poésie, bravo pour vos articles et longue vie au Blog Auto !

Laurent
Invité

Ah….. l’Alfa GT….

C’est vrai qu’elle est belle, que son V6 chante encore joyeusement. Surement un futur collector puisque elle sera la dernière à abriter cette mécanique de légende.

Merci de cet essai et de cet article qui me donne envie..

Concernant le train avant : elle aurait pas reçue l’option 18 pouces ? c’est vrai que les grosses roues ne réussissent pas trop à ce train en général.

.V.
Invité

C’est vrai, j’aime bcp le style de l’article.
Seul bémol, cette splendide Italienne au coeur généreux aurait mérité une photo plus valorisante.
Prise à l’arrache au bord d’une route, c’est un peu triste…

arrow
Invité

Et en plus, la photo ne correspond pas à l’article, ces jantes de 17″ ne passant pas avec les étriers brembo du 3.2, les jantes 17″ du V6 sont un peu différentes et droites pour laisser la place aux étriers spécifiques
Un fan et pocesseur d’une GT 3.2 🙂

stéphane schlesinger
Invité

Merci des ces commentaires 😉
Je pense que cette Alfa est une espèce en voie de disparition. J’ai ouï dire que la production du V6 était déjà stoppée et qu’Alfa puiserait dans des stocks. Ensuite, pour ne pas gêner la Brera, on peut penser que le nouveau bloc GM ne prendra pas place dans la GT une fois le stock de V6 Arese épuisé.
Désolé pour les photos, mais il ne faisait pas beau ce jour-là, je n’ai pas trop eu la possibilité de soigner les clichés.

Fred
Invité

Bonjour,
sans vouloir paraître agressif, l’essai de la GT dans la presse internationale est souvent conclus par une note beaucoup plus négative, la traction et le chassis moyen n’est pas digne de cette ligne, et de ces concurrentes, toutes en propulsion (Mazda, BMW, etc ..).
C’est d’autant plus décevant que la ligne est superbe.
Je vous trouve pas assez « incisif » dans vos propos, une traction, il faut bien le dire, c’est un choix aberrant, détournant les passionnés. Une marque comme Alfa dirigée par des financiers/marketeurs, ça fait mal au coeur….
Fred

Michel
Invité

le chemin de croix a été long, mais on y arrive
renouveau d’ALFA avec les moteurs qui semblent prometteurs et un retour à la propulsion
reste S MARCHIONNE, un gars plus interessé par les lignes de chiffres que par la ligne des voitures qu’il produit

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