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Essai Volkswagen Passat TDI 240 ch : Bien mieux

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La nouvelle génération de Passat, la huitième, arrive seulement quatre ans après celle qui la précède. Il ne s’agit donc pas d’un simple restylage mais bel et bien d’une toute nouvelle voiture. Volkswagen espère ainsi ratisser encore plus large, en allant draguer sans complexe une clientèle plus premium en plus de sa cible habituelle. Nous nous sommes glissés derrière le volant de la version la plus véloce disponible à son lancement, avec le TDi biturbo de 240 ch sous le capot.


Style extérieur

Il ne s’agit pas encore d’une révolution, mais stylistiquement la Passat se démarque plus largement que d’habitude de sa devancière. Elle apparaît  plus ramassée, avec un avant semblant plus large avec cette grille de calandre faites de larges barrettes chromées. Qui plus est avec ces phares élancés à LEDs, elle semble plus statutaire. En outre, on la croit visuellement plus longue, ce qui n’est en vérité pas le cas. En revanche l’empattement gagne 8 cm, au bénéfice de l’habitabilité. L’arrière plus classique singeant presque une Audi A8 affiche des feux technologiques, à LEDs horizontales en position et qui passent à la verticale en stop. D’après VW cela la rend plus visible en situation de freinage.

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 Style intérieur

L’habitacle s’avère en accord avec le design extérieur, à l’image de la planche de bord parcourue dans sa partie supérieure par des bandes horizontales intégrant une montre et les aérateurs. Les compteurs peuvent s’afficher (en option) sur un large écran comme sur la nouvelle TT, un équipement que cette dernière a inauguré dans le groupe VW. Pour le reste, elle reprend ce qu’on trouve dans la Golf, en plus de technologies inédites, notamment le régulateur de vitesse intelligent capable de faire avancer toute seule la voiture dans le trafic en gardant sa file… comme dans une Classe S.

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On se trouve donc plutôt bien installé dans cette Passat à l’ambiance résolument plus moderne, parfaitement connectée avec tout ce qu’on peut réclamer en termes de nouvelles technologies dans une voiture aujourd’hui. Sur la banquette arrière, les occupants gagnent 4 cm aux jambes et pourront loger des sacs un peu plus gros dans le coffre de notre version break qui gagne 47 litres pour atteindre un chargement maxi de 610. Soit à peine mieux qu’une Golf SW au final, qui partage la même plateforme.

 Châssis, confort et comportement

Une fois installé à bord, on apprécie en premier lieu l’assise et la position de conduite facile à trouver. Malgré sa suspension pilotée réglable via des programmes confort, sport ou encore eco qui agissent également sur la boîte DSG 7 et la réactivité de l’accélérateur, on n’en sent pas tant que ça  l’incidence. Elle s’avère en fait facile à conduire, confortable, et plutôt dynamique quelque soit le mode. Si on a que faire d’ailleurs de la consommation, autant rester en sport, qui n’a rien d’inconfortable. Ce 4 cylindres biturbo de 240 ch se montre évidemment volontaire, bourré  de couple et énergique dans les reprises. Ce qui permet à l’auto de se tirer de toutes les situations sans sourciller. Ses performances en témoignent, notamment le 0 à 100 km/h en 6 secondes et la vitesse maxi de 240 km/h.

Basėe sur la plateforme MQB, véritable  châssis couteau Suisse du groupe Volkswagen, la Passat enroule les courbes de manière  plutôt neutre, et glisse naturellement  de l’avant lorsqu’on en fait trop, la faute en partie au poids et notamment sous le capot. Malgré la transmission intégrale 4motion obligatoirement accouplée à ce puissant moteur, l’auto peine un peu en termes de motricité en sortant des virages serrés pied au plancher. En termes de consommation, même en conduisant de façon… dynamique, elle ne s’envole jamais vraiment en atteignant à peine dix litres. En revanche le chiffre en mixte semble hors de portée, mais un raisonnable 7 litres sans rouler particulièrement à l’économie fut notre moyenne.

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 Conclusion

Il faudra débourser 23550 euros pour la berline essence 125 ch, et carrément 50900 euros pour notre version diesel 240 ch. Compte tenu de ses prestations, et de son placement tarifaire, VW s’apprête à attirer dans ses filets une clientèle qui n’avait pas forcément les moyens pour la cousine aux anneaux, mais qui retrouvera tout de même désormais une touche plus premium et valorisante. Elle creuse donc l’écart avec sa concurrence, et se rapproche ainsi de ce qui se fait de mieux dans le groupe sur ce segment.

+Plus statutaire
Performances du moteur
Technologies embarquées
Léger manque de motricité dans le serré
Beaucoup d’options

 

Volkswagen Passat TDI 240 4Motion
Moteur
Type et implantation4 cylindres en ligne 16 soupapes
Turbocompressé
Diesel
Cylindrée1968 cm3
Puissance240 ch à 4000 tr/mn
Couple500 Nm à 1750 tr/mn
Transmission
Roues motricesQuatre roues motrices
Boîte de vitessesAutomatique DSG à 7 rapports
Châssis
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreMulti-liens
Freins4 disques dont 2 ventilés
Jantes et pneus235/45R18
Performances
Vitesse maximale238 km/h
0 à 100 km/h6,3 s
Consommation
Cycle urbain6,4 l/100 km
Cycle extra-urbain4,6 l/100 km
Cycle mixte5,3 l/100 km
CO2139 g/km
Dimensions
Longueur4767 mm
Largeur1832 mm
Hauteur1477 mm
Empattement2790 mm
Volume de coffre650 → 1780 litres
Réservoir66 litres
Masse à vide1660 kg

Crédit photos : Pierrick Rakotoniaina / le blog auto

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28 Commentaires sur "Essai Volkswagen Passat TDI 240 ch : Bien mieux"

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Nikko
Invité

La faire ressembler à une Phaeton est incontestablement une brillante idée…
Certes, il est préférable de vendre une passat 25k€ qu’une Phaeton en catimini.
Rendez-vous dans 2-3 pour le verdict fiabilité.

francky
Invité

Impressionnant, un 2 litres diesel de 240 cv et 500 Nm…
A quelques détails prés, ce sont les mêmes chiffres que le V6 3 litres du même groupe, qu’on retrouve sur A4/A5/A6 (245 Cv et 500 Nm) !

Je serai curieux de l’essayer.

leelabradaauto
Invité
la 1ère version reprogrammée donne déjà 210 cv.( et il y a pas mal d’autos avec ce moteur vw audi skoda) Là: on obtient 50 mgk et 240 cv ! Je dirai qu’il faut ça pour un engin énorme et 2 tonnes ! Par contre : tant qu’on reste assis à l’intérieur et qu’on intervient pas sur l’auto: tout va bien. Avec cette puissance, les contraintes sont décuplées si on se sert de l’auto…. Mais, bon, normalement une auto (un camion) de ce poids se conduit très sagement. Il faut rappeler qu’on retrouve à présent des pannes du genre bielle… Lire la suite >>
Madame Mangeon
Invité

« Décupler » = x10 … et en mécanique x10 c’est sérieux : exagérations inutiles.
« 50mgk » = mètre Gloubiboulga kilo?
« Dont on requiert trop »… Même Louis XIV ne parlait pas comme ça.

9/20

peut et doit mieux faire!

Castor
Invité

Et puis, entre 1660kg annoncés (on va tabler sur 100 de plus connaissant l’optimisme de VW), on est encore loin des 2 tonnes que tu évoques et sur lesquelles tu bases ton raisonnement. Dans la mesure, ou en physique, la masse agit en fonction du carré de la vitesse, 240 kilos, ce n’est pas rien, donc, pour le viol sauvage des lois de la physique, j’enlève encore 2 points, ce qui nous ramène à 7/20 😀

Madame Mangeon
Invité

Et vive la Malgachie!

El Moumoute Grande
Invité

lol
Il a fumé la moquette « leelabradauto » …

leelabradaauto
Invité

Dans l’Osfriesland, on s’autorise au patois local parlé, écrit. Mais à Emden VW rédige dans la langue de Göthe sans déclinaison régionale.
l’institutrice malgache made in France mérite 0/20 pour son comm . Ses ongles affûtées ne l’autorisent pas à monter sur l’escabeau au magasin pour y trouver vis de bielles et coussinets. Elle manque de certification.

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