Accueil Breaks Essai Seat Leon X-Perience 2.0 TDI 184 ch DSG – La jumelle

Essai Seat Leon X-Perience 2.0 TDI 184 ch DSG – La jumelle

386
9
PARTAGER

Vu les objectifs de croissance ambitieux qui lui ont été assignés par le groupe, Seat doit développer sa gamme coûte que coûte. Enfin, pas vraiment. Dans l’immédiat, on semble surtout privilégier des variantes pas trop chères à développer. D’où l’idée de proposer une version baroudeuse du break Leon, à l’image de ce que fait Skoda, sur la même base, en proposant une déclinaison Scout de l’Octavia Combi.

Présentation générale

En attendant l’arrivée de la prochaine génération d’Ibiza, sa grande soeur la Leon est le principal relais de croissance de Seat. La marque n’hésite pas à s’inspirer de sa prospère cousine, la VW Golf, et met ainsi en place une gamme tentaculaire. Après la berline cinq portes, la trois portes SC, le break ST, la sportive Cupra et la frugale Ecomotive, voici la baroudeuse X-Perience. Mais il n’est pas encore question ici de SUV. La Leon X-Perience est en fait un break surélevé et grimé en aventurier à coups de pseudo-protections de carrosserie en plastique brut. Une cousine très proche des Skoda Octavia Scout et future VW Golf Alltrack, donc. A tel point que la structure de gamme est quasiment identique à celles de ses deux cousines : un niveau de finition unique ciblé haut de gamme, un seul moteur essence, le 1.8 TSI 180 ch (non importé en France sur l’Octavia) et deux variantes du 2.0 TDI (150 ch et 184 ch). Seule incartade, la catalane se permet la présence du 1.6 TDI 110 ch. La Leon X-Perience n’est, dans l’immédiat, que disponible avec la transmission intégrale à coupleur Haldex, ici nommé 4Drive. Des déclinaisons 1.6 TDI 110 ch et 1.4 TSI 125 ch à deux roues motrices arriveront à la fin du printemps.

Seat_Leon_Xperience-30

Style extérieur

Pas forcément facile de distinguer une X-Perience d’une Leon ST « normale ». Les quelques ajouts de plastique brut (boucliers, passages de roues et bas de caisse) se font particulièrement discrets, surtout sur une auto à la teinte foncée, comme celle de notre essai. On remarque du coup un peu plus les sabots de protection. Attention à cette appelation trompeuse, ces derniers ne sont que des éléments de plastique peints dans une teinte alu et le moindre frottement laissera des marques. Si la suspension a été réhaussée de 25 mm, la Leon X-Perience ne parait toutefois pas particulièrement haute sur pattes. Les rails de toit, noirs de série mais chromés en option gratuite, complètent la tenue d’aventurière des beaux quartiers de cette ibère. On retrouve par ailleurs les lignes acérées et dynamiques de la Leon, mises en valeur par les optiques avant full LED, désormais de série sur toute la gamme Leon sauf sur la finition Référence. Ici, les feux arrière sont également à LED.

Seat_Leon_Xperience-14

Style intérieur

Evidemment, l’habitacle de l’X-Perience se distingue peu de celui des autres variantes de Leon. Seat se contente ainsi de lui offrir des selleries spécifiques (cuir/tissu de série, cuir/Alcantara ou cuir en option), un logo X-P sur le volant et un badge 4Drive au pied du levier de vitesses sur les version dotées de la boîte DSG et sur le pommeau des boîtes manuelles. Quasi-intégralement noir (seul l’Alcantara optionel se permet le marron… foncé), l’habitacle peut être réchauffé avec le Pack Eclairage LED intérieur qui, comme son nom l’indique, remplace le traditionnel éclairage par des LEDs disposées au niveau du plafonnier, de l’éclairage de courtoisie et du plancher aux places avant. Cela ne transfigure pas cet habitacle mais, vu son coût modéré (70 €), ce serait dommage de s’en passer.

Seat_Leon_Xperience-26

Equipement

Une seule définition d’équipement, donc, pour la X-Perience, mais une définition complète. Si les incontournables sont bien là (climatisation automatique bizone, Bluetooth, détecteur de pluie et de luminosité, jantes alu 17″, régulateur de vitesse…), la Leon propose également quelques possibilités encore rares sur les compactes, telles que les projecteurs avant full LED. Si la présence du GPS à écran tactile est appréciable sur le papier, celui-ci déçoit à l’usage. Graphismes vieillots, lenteur exaspérante… il cumule presque tous les défauts possibles. Heureusement, Seat propose désormais un système bien plus moderne au sein du Pack Navigation Pro (875 €) qui comprend également un routeur Wifi, le Seat Sound System, le Mirror Link et un disque dur de 10 Go. Parmi les options dignes d’intérêt, on notera également le Pack Techno (feux de route automatiques et Lane Assist : 305 €), le Pack Adaptatif (régulateur de vitesse adaptatif et Front Assist : 485 €) et le toit ouvrant panoramique (865 € avec le Pack Eclairage led intérieur inclus). Reste à se convaincre qu’un break compact, même doté du 2.0 TDI 184 ch, de la boîte à double embrayage DSG et des quatre roues motrices, mérite 36 940 €.

Principaux équipements et options
Seat Leon X-Perience 2,0 TDI 184 ch DSG
Projecteurs avant full ledS
Feux arrière à ledS
Radars de stationnemant avant et arrièreS
Vitres arrière surteintéesS
Climatisation automatique bizone ClimatronicS
Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquementS
Sièges avant à réglage lombaireS
Sellerie cuir/tissuS
Accoudoir central avantS
GPS à écran tactileS
Prise USBS
BluetoothS
Détecteur de pluie et de luminositéS
Palettes de changement de vitesses au volantS
Seat Drive ProfileS
Régulateur de vitesseS
7 airbagsS
Jantes alliage 17″S
Pack Techno (1)305 €
Pack Adaptatif (2)485 €
Peinture Blanc Candy205 €
Peinture métallisée550 €
Peinture personnalisée Brun Aventure810 €
Jantes alliage 18″420 €
Sellerie cuir/Alcantara715 €
Sellerie cuir avec sièges avant chauffants et siège conducteur électrique1,820 €
Barres de toit chromées0 €
Pack Hiver (3)385 €
Toit ouvrant panoramique avec Pack Led intérieur865 €
Pack Navigation Pro875 €
Pack Eclairage Led intérieur70 €
Pack Sécurité (4)135 €
(1) Feux de route automatiques et Lane Assist
(2) Régulateur de vitesse adaptatif et Front Assist
(3) Sièges avant chauffants, buses de lave-glace dégivrantes et lave-phares
(4) Alerte de non-bouclage des ceintures arrière et détecteur de fatigue

Modularité/habitabilité

Malgré une longueur conséquente (4,54 m), la Leon X-Perience reste cataloguée parmi les compactes. A ce titre, elle accueillera confortablement quatre personnes. Mais envisager d’installer un adulte sur la place centrale arrière pour un long trajet relève de l’utopie. Assises et dossiers durs, et tunnel de transmission encombrant auront tôt fait de transformer le trajet en enfer. Les bagages se sentiront plus à l’aise avec 587 litres à leur disposition (1 470 litres en rabattant la banquette) mais à condition de n’être pas trop long : le dossier du siège passager avant ne se rabat pas. Bonne nouvelle, grâce au double plancher du coffre, il est toutefois possible d’obtenir une aire de chargement plane. Classique, donc, mais suffisant pour la plupart des usages.

Crédit images : Cédric Morançais / le blog auto

LIRE LA SUITE >>>
Châssis, confort et comportement
Moteur et transmission
Parlons argent
Conclusion

Poster un Commentaire

9 Commentaires sur "Essai Seat Leon X-Perience 2.0 TDI 184 ch DSG – La jumelle"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
hanzo
Invité

L’éternel essorage de plateforme (sans créativité) du groupe VAG : On a déjà les allroads (audi), les scouts (skoda) et maintenant l’Xperience…
A quand une version Bentley, puis bugatti, puis lamborguhini? Pourquoi pas même en diesel, je suis certains que […] achèteraient à 100 000 euros de plus

Modéré : merci de n’insulter personne.

juju
Invité

Arrête mec tu crash sur un voiture que tu n’a jamais roulé quelque soit la version. JE suis même certain que tu n’a jamais conduit une voiture de la plateforme MQB.
Et oui la critique est facile, surtout que Seat nous sort de belles voitures en ce moment et arrivent à vendre.

sonic
Invité

Sans doute une bonne voiture, ya til encore des mauvaises voitures ? meme une Dacia est une bonne voiture mais force est de constater que le copier coller entre VW, SEAT, SKODA et AUDI…est juste ennuyeux.

greg
Invité
Pour avoir conduit la Golf, l´Octavia et la Leon, je peux dire sans problèmes que ce sont trois voitures complètement différentes dans leur comportement. 😉 Et bon, la remarque sur tout le monde sort des bonnes voitures, hinhin. Quand à parler le copier-collé, bah juste grotesque. Ennuyeux? Faut voir. La 308 est tellement révolutionnaire qu´elle singe la Golf, la C4 l´A3, la Megane est chiante à mourrir, la Auris fait encore pire….Le segment en lui-même n´est pas franchement excitant. Mais le VW bashing a la vie dure ici, et il ne manque plus que les sempiternels trolls pour se plaindre… Lire la suite >>
Arbracam
Invité

La Megane chiante a mourir ? Meme dans sa version de base elle est simpa a conduire. L’A3 a un comportement bien plus aseptise/ennuyeux en comparaison. (j’ai eu une A3 et une A4 Avant quattro version 2 places en professionnel)

SGL
Invité

Il est vrai que suivant le tarage des suspensions (entre autres) une même base le comportement peut être totalement différent.
Du coup une Golf peut se rapprocher de la 308 et une Octavia avec une C4 sans pour attend avoir qqch en commun.
M’enfin il est vrai qu’aussi que sur le segment les autos commencent par se marquer tous par la culotte, peu de modèles sortent véritablement du lot, sinon lesquelles ?

Uberalles
Invité

D’ailleurs toujours pas billets pour parler des tres bon chiffres de VW ^^

litlfred
Invité
La strategie des plate-formes et la communalisation des composants à l’interieur d’un meme groupe, voir en synergie avec d’autres est la seule solution viable pour alimenter le marché automobile mondial. Là déjà, tout le monde se plaint des tarifs, imaginez un instant les surcouts si pour chaque modele les elements principaux devaient etre developpés à chaque fois. Alors en effet le revers de la médaille c’est des similitudes plus ou moins franchement perceptibles entre les vehicules avec des silhouettes se rapporchant les unes des autres ( là, c’est plutot coté normes et attentes consommateurs qu’il faut voir ). Je pense… Lire la suite >>
wpDiscuz