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Galop d’essai : DS3 Cabrio e-HDi 90

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Dans l’ombre de la Citroën DS3 vit une déclinaison de l’auto qui aime pourtant être mise en lumière : la DS3 Cabrio. Alors profitant d’un rayon de soleil d’été, nous lui avons proposé de prendre un peu l’air. On décapote, et à nous les routes du Sud, dont le climat est l’ami de ce modèle.

« On décapote », ou plutôt on fait coulisser le toit en toile. Lors de la présentation de l’auto le terme de « Cabrio » a fait grincer plus d’une dent. L’auto est avant tout une découvrable, avec deux positions principales : ouverture jusqu’aux places passagers, et ouverture intégrant la custode arrière. Nous y reviendrons dans quelques lignes. Une chose est sûre, ce choix technique permet de conserver la ligne de la citadine intacte… et a sûrement participé à la réduction des coûts de développement.

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La petite Citroën chic cible en bonne partie un public féminin qui, ça tombe bien, a pris une part active à l’essai. D’un point de vue purement esthétique, l’auto a été très appréciée dans cette combinaison gris aluminium / toit bleu (à mi chemin entre le bleu et le mauve dans la réalité). Cette dernière teinte est reprise sur les jantes et sur le tableau de bord. La cinématique et les replis de la toile ont aussi fait leur petit effet.

Par contre, en ouverture complète, les bandes de tissus latérales pendantes ont été immédiatement remarquées. Le système d’ouverture du coffre a pour sa part fait l’objet des principaux quolibets. Car si le volume de chargement de 245 litres est plus qu’honnête, l’accès n’est vraiment pas facilité par la faute d’une ouverture trop réduite, et un sac cabine un peu chargé posera vite quelques soucis. Des connaissances en Tetris pourront être utiles pour bien remplir le coffre.

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Sur route, bien avant de tester le châssis, on souhaite rouler cheveux au vent. Ça ne sera pas évident, cette DS3 Cabrio étant, comme déjà évoqué, avant tout une découvrable. Conducteur et passager avant n’auront pas le même sentiment que dans un cabriolet, où le soleil se fait sentir dès la base supérieure du pare brise. Ici, il faut aller quelques centimètres plus loin. Par contre, les passagers arrières sont comblés, et profitent d’une belle vue sur le ciel bleu, ou étoilé en roulant de nuit. Et même à l’avant, il faut reconnaître que l’on prend très vite goût au fait de se faire lécher le cou par les rayons du soleil. Quand le temps le permet, rouler toile ouverte devient vite un réflexe dont on ne saurait se passer.

Jusqu’à 90km/h, le volume sonore reste acceptable à bord. Puis jusqu’à 110km/h, des flux d’air se font plus présents. Au delà de 110, il faut faire le choix entre le soleil (et la quasi absence de discussion possible dans la voiture), ou un confort plus proche de celui d’une DS3 classique, avec un volume sonore restant un rien plus élevé. La toile peut se manipuler jusqu’à 120km/h, mais nécessite de maintenir le bouton appuyé lors des derniers centimètres de la fermeture totale, en raison de l’absence d’un système anti-pincement : un peu gênant lorsque la circulation est dense. Concernant la position d’ouverture complète de la toile, on l’oubliera rapidement : elle n’amène pas plus de lumière, et gâche la visibilité arrière. On utilisera au mieux cette position en arrivant chez des amis pour fanfaronner un peu, mais l’usage quotidien est à proscrire.

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Notre modèle était équipé d’un moteur e-HDi 90, avec boîte automatique ETG6. Présenté comme n’étant pas forcément un foudre de guerre, il se prête pourtant fort bien à toutes les situations. Avec un bon étagement de boîte, il sait démarrer franchement pour s’insérer sur un rond point (avec souvent un petit crissement de pneu), ou reprendre vigoureusement lors d’un dépassement sur autoroute. De plus, il s’avère économe avec une consommation moyenne constatée à 5,2 litres, en passant par des profils de route très différents.

Si la ETG6 (une BMP6 revisitée qui ne dit pas son nom) n’est pas la boîte auto la plus aboutie du monde avec ses changements de vitesse perceptibles, force est de constater qu’elle s’acquitte bien de sa tâche et fait le boulot avec souplesse. On lui reprochera cependant de rester parfois sur des rapports supérieurs sans raison. Il faudra alors les descendre soi-même d’un coup de palette au volant. Un coup à prendre.

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Pour qui achète une DS3, surtout dans la moitié sud du pays, opter pour la version Cabrio est à envisager. On a tout l’agrément de la petite Citroën, avec en prime le plaisir du soleil dans l’habitacle, et on y prend très vite goût. La principale faiblesse vient du système de coffre peu pratique qui pourra limiter les usages. Et bien sûr, il y a aussi le surcoût de 3000€ non négligeable sur une petite « premium », qui est déjà synonyme de prix élevé. Un modèle haut-de-gamme frôle les 30.000€ ! Et en entrée de gamme, il faudra débourser au minimum 19.000€, ce qui face à ses concurrentes Fiat 500 C (même système de toit mais moins chère) et Mini (1000€ plus chère mais vrai cabriolet) freine sa compétitivité. Dommage, car elle a plus d’un argument pour séduire, et mérite que l’on s’y intéresse d’avantage.

Crédits photos : leblogauto.com

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Soleil à bord !
e-HDi sobre et réactif
Agrément d’une DS3 « normale »

Surcoût significatif
Coffre peu pratique

 

DS3 Cabrio e-HDi 90
Motorisation et transmission
Moteur – Type4 cylindres Turbo
Injection directe 8 soupapes
CarburantDiesel
Cylindrée (cm3)1560
Puissance (kW / ch @ tr/min)68/92@4000
Couple (Nm @ tr/min)230@1750
Boîte de vitesse – TypeAutomatique ETG6
Nombre de rapports6
Roues motricesAvant
Performances
0 à 100 km/h (sec.)11,8
Vitesse maximale (km/h)178
Consommations
Cycle mixte (l/100 km)3,8
Emissions de CO2 (g/km)99
Dimensions
Longueur (mm)3948
Largeur (mm)1715
Hauteur (mm)1458
Empattement (mm)2464
Poids (kg)1090
Volume de coffre (l)245
Réservoir (l)46

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8 Commentaires sur "Galop d’essai : DS3 Cabrio e-HDi 90"

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max
Invité

Vous avez perdu votre appareil photo au blogauto?

Sinon ce concept de toit est vraiment intéressant pour la rigidité du châssis, le coût de production moins élevé qu’un vrai cabriolet, la cinématique moins complexe qu’une capote de cabriolet.
Mais juste 1000€ de moins qu’une Mini Cabriolet (qui est déjà une énorme esbroufe marketing)? PSA doit bien faire son gras sur cette petite DS3…

juuhuu
Invité

Tiens ça faisait longtemps celle là 🙂 🙂 🙂

leelabradaauto
Invité

Break et traction ; diesel et décapotable !
Quand on vient de voir le cpé zagato pour Aston. Wouaaah ! ( pour l’Aston )
On peut se consoler avec une petite citroën.
C’est la rentrée, il fallait la présenter en avril

wizz
Membre

pas pire qu’une Audi TT TDI ou une Mercedes SLK CDI Roadster

juuhuu
Invité

@wizz: aussi dégueu en effet…

Thibaut Emme
Admin

L’un des premiers cabriolets diesel que j’ai vu était une Peugeot 204 cabriolet dont le moteur avait été « swappé » par Peugeot à la demande d’un client…

Historiquement le premier cabriolet diesel doit être la Golf III TDI 90ch de 1995…

SGL
Invité

Cela est la rançon de la gloire, pouvoir vendre plus cher les mêmes plateformes / GMP de 10 à 20 % plus cher pour les quasi-mêmes dépenses de production grâce a l’image de marque premium.
La marque DS est là pour donner du « Pricing power » au groupe PSA !

juuhuu
Invité

Eh ouais, vive le plastoc bien clinquant à deux balles et le moteur hdi pour économiser 3 pattates à la pompe… Paye ton image en toc premium ouais :)))

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