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Carnet de voyage : Cuba – le destin hors du commun des belles américaines (2/12)

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Si le blocus américain qui perdure encore aujourd’hui a précipité la révolution cubaine dans les bras de l’Ours soviétique, ce sont les voitures américaines d’avant 1959, date de la chute du dictateur Batista et la révolution des barbudos qui font en autre le charme de l’île.

Par exemple cette Dodge 1954 Regent 2 door de la Havane ou cette Chevy Bel-Air Sedan 1956 prise en photo aux détours d’une rue à Santiago de Cuba.

 

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Même si l’on découvre quelques anglaises ou françaises au coin des rues telles que les Peugeot 404 produites en Argentine dotées de pare-choc aux allures de Chevrolet ou les Renault Dauphine et 4 CV, les américaines restent l’attraction principale.

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Comme si l’ennemie intime, l’Amérique avait doté Cuba d’un rôle de conservateur de sa propre histoire automobile, via des témoins infatigables – ou presque – d’un certain âge d’or de l’automobile américaine.

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N’en déplaise aux Lada ou Moskvitch de l’ère soviétique (cf. cette Moskvitch 2140), voire même aux coréennes, chinoises ou japonaises du 21 ème siècle.

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Ironie quant tu nous tiens… Ce sont les particularités politiques et économiques propres à Cuba et ces rapprochements avec l’Union soviétique qui auront permis la sauvegarde de ces monuments historiques de l’automobile US  telle cette  Chevrolet 1936 Master Deluxe 4 Door Sport Sedan.

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En 1959, Fidel Castro, son frère Raul ainsi que le très populaire Che Guevarra prennent le contrôle de l’île, destituant au passage celui qu’ils considéraient comme un dictateur à la solde des Etats Unis : Batista.

Après quelques mois de flou politique, Fidel nationalisera plupart des grandes entreprises et se rapproche de l’URSS. De quoi glacer le sang de l’oncle Sam situé à quelques encâblures, d’autant plus que le contexte est à la guerre froide.

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Histoire de calmer les ardeurs révolutionnaires à plus d’un titre de ce voisin encombrant, les Etats-Unis décrètent en 1962 un embargo total sur Cuba. A partir de cette période, il devient quasiment impossible pour les Cubains d’acheter le moindre produit américain : plus de Coca mais surtout plus de voitures ! Il faut désormais s’approvisionner en Volga M24 chez le cousin russe …

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Pour pouvoir continuer à rouler les Cubains n’auront donc comme solution de réparer et astiquer leurs (de plus en plus) vieilles américaines, devenant au passage les champions du système D, de la récup’ et de l’entretien.

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Rappelons qu’une des raisons premières de la Revolucion, était pour les Cubains de reprendre la main sur leur propre pays, devenu une sorte de Las Vegas, de Chicago – l’Amérique puritaine y trouvant là la possibilité d’exporter des lieux de perdition qu’elle ne voulait pas accueillir sur son propre territoire.

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On retrouve cette ambiance pré-révolutionnaire pour le moins festive dans l’établissement d’un parc de véhicules où couleurs pimpantes et métal rutilant sont de mise.  Comme pour cette Pontiac Bonneville ou cette Buick special 1955.

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Crédit Photo : Elisabeth Studer – www.leblogauto.com

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2 Commentaires sur "Carnet de voyage : Cuba – le destin hors du commun des belles américaines (2/12)"

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panama
Invité

Ouais ça c’est pour le glamour.
Pour la vraie vie du cubain, ce sont des carrosseries d’américaines avec des 4 cylindres Lada en boite méca.
Ben oui, elles sont faites pour rouler, et même un V8 Fireball ne tiendra pas un million de km.

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