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Essai Ford Ranger 2.2 TDCi 150 ch : Dur à cuire

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En cohérence avec ses racines américaines, Ford propose, depuis de nombreuses années, un pick-up au sein de sa gamme européenne. Baptisé Ranger, comme le plus compact des « 4×4 à plateau » Ford made in USA, nous le partagions, jusqu’à maintenant, avec une partie des marchés d’Asie, région du monde où il était d’ailleurs fabriqué aux côtés du Mazda BT-50. Programme One Ford oblige, cette nouvelle génération est commune au monde entier… sauf aux USA, où l’appellation à disparue. Peut-être l’occasion pour lui de se défaire d’une partie des ses gènes utilitaires.

Introduction

Le pick-up est un genre encore peu usité par les constructeurs européens. Seul Volkswagen s’y risque actuellement, avec l’Amarok, et y rencontre d’ailleurs un certain succès. En France, nous connaissons plutôt les rois japonais du segment : les Isuzu-D-Max, Mitsubishi L200, Nissan Navara et Toyota Hilux. Outre-Atlantique, au contraire, le pick-up est le « bon à tout faire ». Tantôt utilitaire, tantôt véhicule de loisirs, il se fait aussi parfois voiture de luxe (cf Cadillac Escalade EXT).

Au sein de la gamme Ford américaine, le Ranger était le petit pick-up. Mais à nos yeux d’européens, le nouveau est un gros bébé de 5,36 m et 2 050 kg à vide qui arrive aujourd’hui chez nous avec de nouvelles ambitions.

Présentation générale

Bien loin de la plupart des SUV européens, qui reprennent le plus souvent des plateformes de berlines, le Ranger fait dans le rustique. Au menu, châssis rigidifié pour faire face aux lourdes charges, suspension arrière à ressorts à lame et une transmission intégrale enclenchable. Le Ranger offre naturellement le choix entre trois type de cabine : la simple, l’approfondie (Super Cab) et la double. Cette dernière est la seule à offrir cinq places. A chaque type de cabine correspond une benne spécifique. Ainsi, les longueurs respectives de chargement sont de 2,32 m, 1,85 m et 1,55 m. Sous le capot, le choix est plutôt large, lui aussi, puisque l’on trouve un 2.2 TDCi, décliné en 125 ch et 150 ch, et un inédit 3.2 TDCi, à cinq cylindres, de 200 ch. De quoi affronter sereinement l’actuel roi de la catégorie, le Nissan Navara, seul pick-up commercialisé sur le marché français avec un V6.

Essai Ford Ranger 2.2 TDCi 150 ch (22)Style extérieur

Si le concept même de pick-up laisse peu de place à la fantaisie esthétique, les designers de la firme à l’ovale ne se sont pas contentés de dessiner le nouveau Ranger à l’aide d’une règle. La partie avant notamment, avec ses phares et sa calandre qui n’auraient rien d’incongrus sur un SUV urbain, évite l’écueil de l’agressivité gratuite. Seul le faux sabot en alu, en fait une partie du bouclier peinte en gris, rappelle que, hors bitume, le Ranger ne fait pas que de la figuration. Le profil et la partie arrière pourraient, par contre, être ceux de n’importe quel autre modèle. C’est sans doute pour éviter ce genre de confusion que le nom Ranger s’étale sur toute la largeur de la ridelle. La version Limited de notre essai se distingue également par les nombreux chromes qui habillent sa calandre, ses marche-pieds, son arceau ainsi que ses rétroviseurs extérieurs et les ouïes factices des ailes avant.

Essai Ford Ranger 2.2 TDCi 150 ch (24)Style intérieur

Dans l’habitacle, c’est la sobriété qui règne. La planche de bord se montre massive et plutôt rustique avec ses plastiques entièrement durs. Le combiné d’instrumentation se veut lisible à défaut d’être original, mais la console centrale reprend les préceptes chers aux Ford actuelles. A son sommet trône l’écran multimédia, toujours aussi petit, qui affiche les données concernant la radio et le Bluetooth mais ne fait profiter le conducteur du GPS qu’en option sur le Limited (série sur le Wildtrak). A la base de la console, on trouve la climatisation (automatique et bi-zone à partir de la version Limited) présentée sous la forme de trois commandes rotatives. Entre les deux, les différentes commandes multimédia se montrent, comme c’est actuellement l’habitude chez Ford, peu ergonomiques. C’est une véritable invasion de boutons dont l’une des particularités est d’être trop petits pour être identifiés en une fraction de seconde par le néophyte. Un mauvais point pour la sécurité. Bien sûr, il n’est pas question de trouver à bord de cette bête de somme des sièges sport ou autres fantaisies destinées aux séants. Résultat, avec le cuir lisse, et forcément noir, que l’on trouve de série dès la version Limited, c’est glissade assurée à chaque courbe prononcée. Quelques touches de peinture imitation alu tentent de réchauffer l’ambiance en recouvrant les poignées de portes intérieurs, les branches du volant, le levier de vitesses ainsi que la console centrale.

Essai Ford Ranger 2.2 TDCi 150 ch (26)Equipement

Ceux pour qui voiture américaine rime avec gadgets à gogo en seront pour leurs frais car le Ranger se refuse la plupart des technologies les plus récentes. Des phares au xénon ? Un avertisseur de changement involontaire de file ? Un régulateur de vitesse adaptatif ? Il n’en a cure, préférant se rabattre sur les valeurs sûres.

Pour la France, les Ranger dotés du 2.2 TDCi 150 ch se déclinent en trois variantes : XL Pack, XLT Sport et Limited. Les XL et Wildtrak sont respectivement réservées au 2.2 125 ch et au 3.2 200 ch. Dans tous les cas de figure, la transmission intégrale est de la partie mais le 125 ch est privé de la boîte automatique optionnelle.

Principaux équipements et options
XL PackXLT SportLimited
Climatisation manuelleSSnc
ESPSSS
Trappe à carburant sans bouchon Ford Easy FuelSSS
Système audio à commandes au volantSSS
Rétroviseurs extérieurs électriques et dégivrantsSSS
7 airbagsSSS
Jantes alliage 16″ncSnc
Arceau chroméncSS
Pare-brise chauffantncSS
Rétroviseurs extérieurs chromés rabattables électriquementncSS
BluetoothncSS
Régulateur de vitessencSS
Rétroviseur intérieur électrochromatiquencSS
Essuie-glaces et phares à déclenchement automatiquencSS
Bac de protection de plateauncSS
Jantes alliage 17″ncncS
Siège conducteur électriquencncS
Sellerie cuirncncS
Alarme volumétriquencncS
Climatisation automatique bi-zonencncS
Radar de reculncncS
Rails d’arrimage type « C-Channel »ncncS
Boîte automatique à 6 rapportsncnc2,000 €
Peinture métallisée580 €580 €580 €
Attelage450 €450 €450 €
Rideau de benne rigide2,000 €2,000 €2,000 €
GPSncnc950 €

Modularité / Habitabilité

Disons le tout de suite : malgré son gabarit imposant, le Ranger est loin d’être un modèle d’habitabilité pour ses passagers. Aucun souci pour ceux de l’avant qui profiteront même de la très bonne garde au toit. A l’arrière, par contre, on risque d’entendre quelques grincements de dents. La faute à cette banquette peu large et peu confortable (son dossier est très droit et les assises peu rembourrées).  De plus, l’accessibilité est pénalisée par la petite taille des portes arrière.

Coté modularité, on frôle également le néant. Unique exception, l’assise de la banquette arrière se relève pour dévoiler deux petits rangements fermés. Avec la boîte à gant, ce sont les seules possibilités de transporter des objets tout en les soustrayant aux regards des passants.

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Châssis, confort et comportement
Moteur et transmission

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10 Commentaires sur "Essai Ford Ranger 2.2 TDCi 150 ch : Dur à cuire"

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Ptittomtom
Invité

Il faudrait peut arrêter de regarder ce genre de vehicule comme une berline familiale, c’est avant tout un utilitaire qui doit être solide et fiable.

juuhuu
Invité

« On est bien loin des chiffres annoncés par les SUV familiaux. »

Le truc fait 2t, est ce le sujet de le comparer à des SUV à deux balles qui n’ont souvent que 2 roues motrices ? Je ne comprends pas ce genre de remarques. Vu la taille du bordel, le moulin, le poids, l’usage, on sait de quoi en parle. Ça sous-entendrait presque de prendre les gens en traite. Limite fallacieux…

mochyesmoche
Invité

Un SUV (abréviation de l’anglais Sport utility vehicle), parfois appelé VUS au Canada francophone (abréviation du terme français canadien véhicule utilitaire sport, traduction littérale du terme originel) est un véhicule de loisirs bicorps, pouvant posséder certaines capacités de roulage hors route ou de remorquage. Au début du XXIe siècle, ce type de véhicule est très populaire aux États-Unis, et devient de plus en plus répandu en Europe. source wikipedia.
Pour ma part, le mot « sport » est un peu comment dire « too much » , le mot le plus approprié serait plutôt « loisir », du moins en France.

boitier additionnel
Invité

J’aime beaucoup: à la fois utilitaire et SUV familiale confortable, j’habite en campagne et je trouve le concept très alléchant.

J’hésite encore avec l’Amarok…

Lolo
Invité

Pas d’hesitation a avoir prenez un ford le vw c’est une mecanique de golf pout plus de 2 t
Il n’a pas de moteur
J’ai eu les 2

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