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Essai Rétro My Mini Revolution : the tests (2/2)

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La Mini a toujours été une voiture à part dans la production. Et au volant ? C’est bien simple, dés que l’on presse l’accélérateur, ça devient un remake de L’or se barre (The Italian job en V.O.) La preuve avec 3 modèles différents.Mini 40ème  anniversaire, 1999

Pour se mettre en jambe, l’une des dernières Mini produites, refaite dans les règles de l’art, sans aucune modification.

Avec 1,35m de haut, le terme « monter à bord » est peu approprié. En théorie, elle est peu ou prou aussi habitable que la Fiat 500 et la Subaru 360. Pourtant, on s’y sent davantage à l’étroit. Le bon point, c’est que l’on est cerné de vitres. C’est lumineux et les angles morts sont presque inexistants. On dit que la Mini est un kart. Effectivement, on conduit avec la colonne de direction entre les jambes, comme dans un kart ! En 1999, la Mini était déjà un joyeux anachronisme. Ca se confirme à l’intérieur. La boîte 4, les vitres à manivelle et l’absence de clim manuelle sont désuètes. Seule concession à la modernité, un airbag conducteur.

Les premières impressions sont mitigées. Mais tout s’oublie au démarrage ! Le 1,3l 63ch n’est pas un foudre de guerre, mais il n’a que 690kg à déplacer. Il faut s’habituer à la grille en « H » (la 3e se passe comme une 5e.) La Mini bondit au démarrage. Comme on est au ras du sol, même à 50km/h, on a des sensations. Ainsi, elle a plus de tonus que bien des soi-disant GTI… Et elle vire à plat ! C’est vraiment la reine de la ville, se faufilant quasiment comme un scooter. Par contre, le moindre dos d’âne est un supplice pour les vertèbres.

Les places arrières sont à réserver aux très jeunes enfants. C’est une citadine pure. Avec sa boîte 4 et ses 148km/h en pointe, elle n’est guère taillée pour l’autoroute (quoi qu’en disent les ultras.) Quant au coffre (116l), il est on ne peut plus symbolique.

Morris 1965

Pour le profane, toutes les Mini, de 1959 à 2000, se ressemblent. Austin, puis Rover, a d’ailleurs beaucoup capitalisé sur le côté « rétro ».

La seule particularité de cette Morris (pour le novice), c’est qu’il s’agit d’un break woody. Avec sa livrée grise, il semble prêt à rendre service à un artisan. C’est l’époque où on sait encore joindre l’utilitaire au look agréable… On y trouve les double-portes qui inspireront la Clubman.

Mais une fois à l’intérieur, on découvre les évolutions par rapport à la 40ème anniversaire. Il y a d’abord la planche de bord, qui se limite à un unique compteur central et le fin volant. Notez aussi l’intérieur bordeaux, très chic et les vitres coulissantes. Au moins, sur celle-ci, les passagers peuvent ouvrir leurs vitres.
Du reste, même si le gain en volume ne bénéficie qu’au coffre, on se sent moins à l’étroit…

Mais tout est relatif et ça reste une Mini. Dans ce vaste square désert, elle a l’air d’un jouet abandonné par un enfant.

Le « 1000 » BMC (qui n’est pas d’origine) se fait bien entendre… Même en roulant en ville ! Ah ça, même sur la Mini, il y a eu des progrès en isolation phonique.

L’autre constat, c’est qu’autant une Mini « normale » passe inaperçue, autant un break attire les regards. Il est vrai qu’il est propre aux premiers modèles. Beaucoup de gens ne connaissent donc qu’une seule carrosserie de Mini. Et puis, n’est-elle pas craquante avec ses montants en bois ?

Mini Cooper S Works, 1998

Dans les années 80-90, Austin-Rover, puis Rover Group, use et abuse des séries limitées. Certaines valent le détour comme cette John Cooper Works. 200 voitures passent par les ateliers de l’ex-écurie de F1. C’est du tuning à l’ancienne, discret.

Le moteur est poussé à 90ch. Ca semble peu, mais il faut se souvenir qu’une Mini est presque 2 fois plus légère que les citadines modernes. Le terme de bombinette est plus approprié que jamais ! C’est un véritable boulet de canon et le gros pot (non d’origine) lui donne un son approprié. Vous devenez Timo Mäkinen, près à affronter le Turini. Et bien sur, il n’y a pas d’ESP.

Et si vous en vouliez une ?

Incontestablement, c’est une voiture très craquante et très attachante. Après une journée d’essai, difficile de ne pas en vouloir une ! Néanmoins, la Mini est avant tout une voiture destinée aux trajets urbains ou péri-urbains, à deux personnes maximum. A la limite, si vous voulez la même, avec davantage d’habitabilité et de sécurité, il y a la MINI actuelle ou la Daihatsu Trevis.

A l’instar des Coccinelle, 2cv et autres Fiat 500, elle bénéficie d’une forte cote d’amour. Et comme les modèles précédemment cités, les prix sont disproportionnés, eu égard aux performances, à l’âge et à la diffusion du modèle. Dans les petites annonces, on en trouve fréquemment à 10 000€, voir à 15 000€. Au moins, vous avez l’embarras du choix. Pas besoin de vous ruiner pour un exemplaire pourri ; une voiture état neuf, avec peu de kilométrage, ça se trouve.

A la création du contrôle technique obligatoire, la Mini a obtenu un bonnet d’âne. Elle vieillit assez mal (y compris les derniers modèles.) Si elle dort en extérieur, elle rouillera. En ville, les autres ont tendance à se garer sans regarder et vlan! Une calandre ou une malle enfoncée! Il faut avoir le coup d’œil car une voiture apparemment saine peut cacher de mauvaises surprises… L’avantage des Anglaises, c’est que (presque) toutes les pièces sont disponibles (mais parfois à des prix « anglais ».) Il y a aussi de nombreux spécialistes, capable de refaire à neuf un véhicule. Mais certaines Mini sont trop malades pour être réparée à un coût raisonnable. Quant à la 40ème anniversaire, elle a été vendue quelques minutes après l’essai !

Essai Mini MMR 1 40ème anniv (1)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (2)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (3)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (4)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (5)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (6)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (7)Essai Mini MMR 1 40ème anniv (8)Essai Mini MMR 2 break 1965 (1)Essai Mini MMR 2 break 1965 (2)Essai Mini MMR 2 break 1965 (3)Essai Mini MMR 2 break 1965 (4)

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9 Commentaires sur "Essai Rétro My Mini Revolution : the tests (2/2)"

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MINI_Stig
Invité

Article intéressant, mais qui aurait mérité plus d’approfondissement ! 😉

Et pour info, 4 grands (entre 1m85 et 1m90) ça rentre dans une Mini, testé et approuvé ! 🙂
Quant à l’insonorisation, ou d’éventuelles vitres électriques etc… ce n’est pas forcément du progrès, surtout sur une voiture comme ça !

Et pour comprendre l’esprit karting, ce n’est pas en ville qu’il faut l’essayer, mais dans de petites routes sinueuses ! Un vrai bonheur et de superbes sensations avec un moteur vivant et un châssis surprenant ! 😎

Carlos Ghost
Invité

Une copine me prêtait de temps à autre la sienne. Ah ben, ça me changeait de ma deuche : direction retardataire contre direction ultra-réactive, et quand l’une passait les bosses de la route en se balançant mollement, l’autre le faisait en m’envoyant sèchement du siège au toit et du toit au siège.

Et maintenant, si je pouvais avoir les deux dans mon garage…

panama
Invité

J’ai passé mon enfance en Austin. Beige, tableau de bord en bois, sièges en skai marron.
A la moindre flaque d’eau, le moteur s’arrêtait. La fiabilité en général était détestable.

Mais quelle auto ! Ma grand-mère en était folle, comme toutes les femmes à l’époque. Je ne connais pas d’autre auto populaire ayant suscité le même engouement. Et ne ma parlez pas de 4L svp !

Thibaut Emme
Admin

2cv, R5…Autobianchi Y10…certes toutes n’avaient pas le même public que la moris cooper mais toutes ont suscité l’envie 😉

leelabradaauto
Invité
pour qui comme moi roulait en son temps en nsu, la mini ne m’attirait pas. Dans les années 70, la cooper avait déjà terminé sa carrière sportive. Et pourtant, on a jamais cessé d’en voir. pourquoi ? parce que la base était magique : ras de terre avec un metit groupe transversal à l’avant, la tenue de route est tjrs fantastique. C’est quand même la cooper qui a détroné la big healey sur les pentes enneigées du Mté Carlo. Ensuite je comprends qu’on puisse tomber amoureux de ce petit bijou. Des catalogues d’accessoires étaient copieux pour la rendre foudroyante et… Lire la suite >>
ggeronimoo
Invité

Que de bons souvenirs au volant de la mini de ma sœur.., enfin, peut être pas le jour ou plutôt la nuit où moi et elle (la mini..!!) nous avons rencontré cette voiture en stationnement, alors que j’essayais de changer de station de radio.., co…..ie de poste mal placé..!!!
Jantes alu 12″, gros pare-choc chromés (style pare-buffle), volant et tableau de bord en bois véritable, coffre aussi grand qu’une boîte à gant de monospace.., suspension inexistante.., 2 voies pour la maintenir en ligne à 130 si peu qu’il y’avait un peu de vent.., mais quel charme., quel plaisir à son volant..!!!

Yuan
Invité

C est super attachant, beaucoup de très bons souvenirs
c est comme un Dax ou un Monkey, que pour la ville ou les courts trajets à la campagne
avec l’inconvenient en ville de se prendre les par chocs des autres sur la carrosserie ou les feux..

Très bons souvenirs mais je ne reviendrai pas en arrière; vive la nouvelle MINI et le MSX (vivons aussi avec notre temps et n’attendons pas qu’ils deviennent collectors)

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