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Galop d’essai : Toyota Verso D-4D 124ch recherche famille tranquille

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Pour sa troisième génération de monospace compact, Toyota a décidé d’effectuer un restylage de mi-parcours pour suivre les nouveaux codes stylistiques de la marque déjà vu sur la Yaris ou encore la dernière Toyota Auris. Produit depuis 1997, le Verso s’appelait pour ses deux premières générations Corolla Verso et a décidé de s’émanciper de la filiation Corolla pour ne garder que Verso depuis le lancement de sa troisième itération qui est apparue en 2009.

Style extérieur

Dans ses anciennes versions, le Toyota Verso n’était pas le champion de l’originalité en terme de design. Plutôt passe-partout qu’aimant à regards, le Verso tirait son épingle du jeu par la modularité de ses sièges et l’habitabilité offertes aux passagers. C’est le centre européen de design de la marque basé à Sophia Antipolis qui a eu la mission d’améliorer la peau du monospace. Profitant des récentes mises à niveau stylistiques opérées notamment sur l’Avensis et sur l’Auris, ce nouveau Verso peut enfin tenter la carte du style. Son nouveau visage lui vient des codes stylistiques « keen look » que Toyota tend à appliquer sur ses nouveaux modèles.

Cette signature se caractérise entre autres par une face avant aux traits anguleux. Les optiques y sont plus étirés et pointus. Le bouclier est complètement redessiné et se compose d’une large entrée d’air noire laquée trapézoïdale. La calandre en V suit, quant à elle, le prolongement de la partie inférieure des optiques. Le logo trône fièrement au centre de deux lames chromées qui viennent mourir à l’intérieur des feux. Sur les flancs, peu de changements si ce ne sont ces rétroviseurs plus affutés. A l’arrière, la forme des feux est globalement gardée, Toyota a choisi de rajouter un léger spoiler au-dessus de la lunette le tout surplombant des boucliers plus arrondis. Disponible en onze teintes, notre modèle d’essai se pare quant à lui de blanc nacré (la peinture nacrée et métallisée fait partie de la liste des options et est facturée 1 320€).

Intérieur et modularité

Profitant de la même plateforme que l’Avensis, le Verso est proposé en 5 ou 7 places sans augmenter sa longueur tablant à 4,46 mètres soit légèrement plus longue que son concurrent direct, le Scenic de Renault, qui affiche lui 4,36 mètres. L’un des critères de choix pour un monospace compact c’est son coffre. Avec 484 litres sièges dépliés et plus de 1000 litres une fois les sièges rabattus le Verso a un argument de taille. Avec les sept sièges le volume du coffre tombe à 155 litres. La modularité des assises arrière demeure exemplaire, chacune pouvant se coucher à la guise des occupants et même coulisser en suivant un rail qui amène ou recule le siège de 20cm.

A l’arrière il y a de la place, les enfants profitent d’une tablette mais ne peuvent s’émerveiller du ciel à cause d’un toit Skyview qui s’arrête au milieu du pavillon. Ce toit panoramique qui ne s’ouvre pas peut être caché d’un immense pare-soleil commandé électriquement. Cet équipement est disponible avec les deux niveaux de finition Skyview et Style dont le premier devrait représenter la majeure partie des ventes.

Les passagers avant profitent d’un tableau de bord simpliste voire même assez triste une fois le soleil couché. Les compteurs sont orientés vers le conducteur et snobent le passager sourcilleux qui à tendance à surveiller la performance du conducteur. Seul l’écran multimédia est visible pour le passager avant. il profite du système Toyota Touch qui rassemble le GPS, la caméra de recul et tous les services multimédia (radio, MP3/CD, auxiliaires etc.), cet équipement est optionnel sauf sur la version GO Plus de la finition Style où il est proposé de série.

Le Verso propose une double boîte à gants dont une partie est réfrigérée ainsi que des rangements centraux et latéraux en dessous du levier de vitesse. A cet endroit se situent également les prises pour les appareils auxiliaires et on regrette ce positionnement qui oblige à s’arrêter ou à pratiquer de drôle d’acrobaties. Les plastiques sont peu flatteurs mais on apprécie le touché du volant en cuir comme la prise en main du levier de vitesse, légèrement surélevé. Un accessoire trouve toute son utilité en famille : un petit rétroviseur situé pour observer si les enfants (ou certains adultes plus ou moins responsables dans le cas de l’équipe du blog auto) se tiennent, et se portent, bien.

Sous le capot

Le modèle essayé était équipé du moteur diesel 2,0l D-4D de 124ch, il s’agit là de la motorisation qui devrait équiper la plupart des modèles vendus. Il développe 310Nm de couple à partir de 1600tr/min et est accouplé à une boîte de vitesse manuelle à six rapports dont on a du mal à voir l’intérêt sur nos routes françaises. Le nouveau Verso profite d’un aérodynamisme revu et amélioré lui permettant ainsi de consommer un peu moins que la génération précédente, soit 4,9l/100km avec 129g de rejets de CO2. Cette sobriété est appuyée par l’ajout de pneus à faible résistance au roulement.

La conduite

Au volant la direction s’avère souple et très agréable en ville mais devient vite trop légère sur autoroute voire même flottante à grande vitesse. Le Verso a du répondant dans les premiers rapports mais manque de vivacité pour doubler sur autoroute une fois les derniers rapports enclenchés. Aucun roulis ne colle à la peau de ce Toyota grâce notamment à de nouveaux réglages sur les amortisseurs et une caisse rigidifiée. Le D-4D diesel reste discret mais n’autorise que peu la conduite dynamique.

En résumé

Ce nouveau Verso garde les gênes de l’ancienne version tout en les améliorant. La sagesse est de rigueur dans son comportement routier. Esthétiquement, le monospace nippon gagne en style, point qui était là l’un de ses plus grands défauts. Plutôt orienté ville que grandes routes, le Verso vise donc davantage les familles urbaines. Le Verso 2013 est proposé à partir de 22 900€ pour sa version essence VVT-i en finition Active, les diesels commencent quant à eux à 25 500€ pour le moteur D-4D FAP de 124ch en finition Active tandis que notre modèle d’essai profitait de la finition Skyview à 26 800€.

+Habitabilité, modularité des sièges
Motorisation souple et agréable en ville
Face avant qui a enfin du caractère
Moteur discret
Austérité du poste de conduite
Manque de régime moteur dans les vitesses supérieures
3ème rangée de sièges uniquement pour les petits gabarits

 

Gamme et prix
Toyota VersoActiveSkyviewBusinessStyle
132 VVT-I 5PL BVM622 900 €24 200 €27 000 €
132 VVT-I 7PL BVM623 600 €24 900 €27 700 €
124 D-4D FAP 5PL BVM625 500 €26 800 €27 000 €29 600 €
124 D-4D FAP 7PL BVM626 200 €27 500 €28 000 €30 300 €
150 D-CAT FAP 5PL BVA629 000 €31 800 €
150 D-CAT FAP 7PL BVA629 700 €32 500 €

 

Caractéristiques
132 VVT-I124 D-4D FAP150 D-CAT
Moteur
Type et implantation4 cylindres en ligne Essence4 cylindres en ligne Diesel
16 soupapes
Turbocompressé
4 cylindres en ligne Diesel
16 soupapes
Turbocompressé
Cylindrée (cm3)159819982231
Puissance (ch à tr/min)132 à 6400124 à 3600150 à 2500
Puissance fiscale879
Couple (Nm à tr/min)160 à 4400310 à 1600340 à 1600
Transmission
Boîte de vitessesManuelle à 6 rapportsManuelle à 6 rapportsAutomatique à 6 rapports
Châssis
Suspension AVMac Pherson
Suspension ARBarre de torsion
DirectionAssistance électrique
Diamètre de braquage12 m10,8 m12m
FreinsDisques ventilés (AV) et disques (AR)
Jantes et pneus205/60/16205/60/16
Performances
Vitesse maximale (km/h)185185195
0 à 100 km/h11,7 s11,3 s10,1 s
Consommation
Cycle urbain (l/100km)68,35,98
Cycle extra-urbain (l/100km)5,64,45,5
Cycle mixte (l/100km)6,64,96,4
CO2 g/km154129169
Dimensions
Longueur4460 mm
Largeur1790 mm
Hauteur1620 mm
Empattement2780 mm
Volume du coffre484 l/1740 l (5P) 155 l/1009 l (7P)
Réservoir60l55l55l
Poids en ordre de marche1430 – 15251540 – 16401575 – 1660

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A lire également : Essai : Toyota Auris : galop d’essai

Crédit illustrations : Leblogauto & Toyota

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9 Commentaires sur "Galop d’essai : Toyota Verso D-4D 124ch recherche famille tranquille"

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slip a franges
Invité

oh my god, la planche de bord !!! on dirait un vehicule low cost, ou alors d’il y a 10 ans.

Invité

la planche est mieux qu’en photo….
Par contre, 4.9l/100….j’attends toujours, avec l’ancien modéle, c’est 8l/100 en moyenne.

Jaap_
Invité

C’est sur la planche de bord est pas si mal. Rien a voir avec du bas de gamme de chez Dacia. On parle ici d’un modèle du plus grand constructeur mondial.
La conso est certainement optimiste c’est vrai. Si il peut faire du 6L en moyenne ce sera correct.
Pas d’hybride dommage.
Par contre, le moteur est suffisant même sur autoroute pour faire du 130 et dépasser.

Verslefutur
Invité

Pour l’hybride, la Prius + est parfaite.

Sam Suphi
Invité

Pas trop fan nouveau look toyota, j’ai pourtant été étonné quand j’en ai vu une rouler : l’allure est belle et elle fait très cossue extérieurement.
Là où je reste dubitatif c’est sur ces nouveaux tableaux de bord. Autant pour l’auris que le rav4, on a fait un bond de 30 ans en arrière. Et d’après certains essais l’ergonomie n’est pas non plus au rendez-vous…

pedro
Invité

C’est un peu une tendance generale qui a une signification bien plus vaste…
En fait les nouveaux codes stylistiques des marques globales ont une tendance a s#eloigner des references et des gouts europeens.
Il y a une raison a cela: L’Europe n’est plus un objectif primordial car n’est plus assez rentable aujourd’hui, a part pour les constructeurs locaux.
On va donc avoir ce genre de sentiment de plus en plus concernant les planches de bord et les plastiques par exemple.

axsport
Invité

La planche de bord est hideuse !!!!!! 🙁 Je préfère les berlines break plutôt que ces déplaçoires !!!

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