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Galop d’essai – Mazda 6 2.2 SkyActiv-D 175 ch Auto. : plan de relance

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Longtemps marque asiatique la plus vendue en France, Mazda n’a pas su résister, au fil des années, aux assauts de Nissan et Toyota dans un premier temps, puis de Hyundai et Kia dans un second temps. Fini de rire, la nouvelle 6 entend bien être le modèle qui lancera la reconquête de notre marché par la firme de Hiroshima. Au menu, des lignes loin d’être anonymes, une technologie SkyActiv qui promet l’improbable mariage entre des performances élevées et des consommations basses, et un positionnement à mi-chemin entre les généralistes et les premium. Un positionnement qui n’est pas sans rappeler celui d’une certaine VW Passat…


Style et équipement

Comme la plupart de ses compatriotes, Mazda ne s’embarrasse pas en Europe de gammes déclinées à l’infini. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, celui du 2.2 SkyActiv-D dans sa variante de 175 ch, il s’agit même d’une proposition unique, celle de la version haut de gamme Sélection. Au programme, assistance au freinage d’urgence SCBS, récupération d’énergie au freinage i-Eloop, vitres arrière surteintées, GPS, Bluetooth, système de surveillance d’angles morts RVM, projecteurs bi-xénon directionnels et adaptatifs, aide au maintien de file LDWS, sièges avant électriques et chauffants, jantes alliage 19″, inserts de planche de bord « bordeaux métallisé » (plutôt cheap au demeurant, système audio Bose, sellerie cuir, clé mains-libres, caméra de recul et toit ouvrant. Une dotation consistante eu rapport au prix de vente (38 100 €) et au tarif réclamé par une Passat pareillement équipée (46 232 €).

Esthétiquement non plus, la Mazda 6 Wagon n’a pas à nourrir de complexe. Sa longueur assez inhabituelle dans la catégorie (4.81 m) lui permet d’afficher une stature presque digne de la catégorie supérieure. La face avant reprend la calandre pentagonale désormais incontournable et soulignée d’une barrette chromée qui s’étend jusqu’aux optiques. Pas de doute, l’air de famille avec le CX-5 est bien présent, mais la 6 fait preuve de davantage d’aggressivité. De profil, on remarque surtout les ailes avant courbées qui semblent s’inspirer de certaines anglaises. L’esthétique peut donc suffire à motiver l’achat de cette familiale, une caractéristique plutôt rare dans la production automobile nipponne.

Vie à bord

En matière d’habitacle, la politique Mazda est claire : l’être plutôt que le paraître. La planche de bord de la 6 est clairement inspirée de celle du CX-5 : dessin sobre, matériaux à la qualité moyenne par endroits et une finition assez soignée. Sans doute les amateurs d’allemandes y trouveront-ils à redire, mais l’ensemble ne souffre pas de graves lacunes. Hormis l’ordinateur de bord, aucun système ne souffre d’une ergonomie compliquée. Avec son écran tactile disposée en hauteur, le GPS se montre même particulièrement intuitif.

Les passagers ne manqueront sans doute pas d’apprécier la place qui est accordée à leurs jambes. D’ailleurs, de manière générale, l’habitabilité fait partie des atouts principaux de la 6. Voilà la contrepartie à son gabarit imposant. Malheureusement, le coffre se contente de la bonne moyenne avec ses 522 litres.

Sur la route

Un seul moteur diesel est disponible sous le capot de la nouvelle 6. Il s’agit du 2.2 étrenné par le CX-5 et ici proposé en deux variantes de 150 ch et 175 ch. Pour cet essai, nous disposions donc de la plus pluissante, équipée de la boîte automatique à six rapports (option à 2 000 €). Une unité traditionnelle, à convertisseur de couple, qui se montre douce mais n’offre pas la réactivité d’une transmission à double embrayage. De plus, et même si notre essai fut trop court pour en juger de façon définitive, on peut craindre quant à son incidence sur la consommation. Ce n’est pas le cas de Mazda qui annonce une consommation en cycle mixte de 4.9 l/100 km, soit 0.3 l de plus que la version à boîte manuelle. En ville, la gourmandise de la 6 devrait être raisonnée par le stop&start qui, grâce au i-Eloop, fonctionne toujours après de nombreux arrêts espacés de seulement quelques secondes, là où de nombreux système concurrents renonceraient. Malheureusement, chaque redémarrage s’accompagne de quelques vibrations et se montre lent, obligeant à patienter environ une seconde avant de presser l’accélérateur.

Malgré sa puissance confortable et son poids contenu (1 420 kg), la Mazda 6 ne fait pas de prouesses sur le plan des performances. Du moins, c’est la sensation qui domine. Pourtant, les chiffres sont têtus et prétendent le contraire. Ainsi, selon Mazda, le 0 à 100 km/h est parcouru en 8,4 s contre 8,6 s pour la VW Passat SW 2.0 TDI 177 ch DSG qui ne traine déjà pas une réputation de fainéante. Pour compenser, le 2.2 sait se faire discret, même en charge. A certains moments, ne serait-ce son rythme à prendre des tours, on pourrait même se croire au volant d’une berline s’abreuvant de sans-plomb.

Chaussée, en série sur cette version Sélection, de jantes de 19″, la 6 parvient à éviter l’écueil de l’inconfort. Bien sûr, sur des chaussées en très piteux état, on se fait un peu balloter, mais les dos sensibles peuvent envisager les longs trajets sans crainte. Et si le train avant n’offre pas le mordant et la précision de celui d’une sportive -mais est-ce ce qu’on lui demande ?-, les sièges avant se montrent suffisamment enveloppants pour maintenir leur occupant quelque soit le rythme adopté.

Conclusion

En voulant se placer sur le marché de « l’access-premium », cette troisième génération de Mazda 6 prend le risque de se couper de ses acheteurs traditionnels. Un risque assumé par la marque qui compte bien, en retour, séduire une clientèle plus attachée à la technologie. Dans ces conditions, la Mazda 6 a presque tout pour séduire, si ce n’est une présentation intérieure manquant d’éclat.

+Rapport prix/équipement
Ligne personnelle
Confort
Habitabilité
Planche de bord au dessin quelconque
Détails de finition
Stop&Start peu réactif au redémarrage
Manque d’image

 

Gamme et prix
Mazda 6 Wagon 2,2 SkyActiv-D 175 ch Auto.
Sélection38 100 €

 

Caractéristiques
Moteur
Type et implantation4 cylindres en ligne
Cylindrée (cm3)2 191
Puissance (ch à tr/mn)175 à 4 500
Puissance fiscale (CV)9
Couple (Nm à tr/mn)420 à 2 000
Transmission
Boîte de vitessesautomatique à 6 rapports
Transmissionaux roues avant
Châssis
Suspension AVà éléments Mc Pherson
Suspension ARMulti-bras
Directioncrémaillère à assistance électrique
Nombre de tours de volant2,57
FreinsDisques ventilés (avant) et disques pleins (arrière)
Jantes et pneus225/45 R19 92W
Performances
Vitesse maximale (km/h)215
0 à 100 km/h (secondes)8,6
Consommation
Cycle urbain (l/100km)6,1
Cycle extra-urbain (l/100km)4,2
Cycle mixte (l/100km)4,9
CO2 (g/km)129
Dimensions
Longueur (mm)4 805
Largeur (mm)1 840
Hauteur (mm)1 480
Empattement (mm)2 750
Voie AV/AR (mm)1 595/1 585
Réservoir (litres)62
Volume de coffre mini. (litres)522
Volume de coffre maxi. (litres)N.C.
Poids en ordre de marche (kg)1 430

Galerie Essai Mazda 6 Wagon 2.2 SkyActiv-D 175 ch Auto. :

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A lire également : Mazda 6 2013 : galop d’essai, Paris 2012 live : Mazda 6 et Mazda 6 Wagon et Mazda 6 et concept Takeri : géméllité revendiquée.

Crédit photos : Le Blog Auto

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6 Commentaires sur "Galop d’essai – Mazda 6 2.2 SkyActiv-D 175 ch Auto. : plan de relance"

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dralom
Invité

super essai !

cela fait plaisir de voir que la pensée unique allemande peut etre contournée ! un essai en essence serait il possible meme si ce n’est pas a la mode … car une mazda une vrai c’est en essence 🙂

DieselIsGay
Invité

l’avant ressemble beaucoup au CLA

dralom
Invité

alors la bravo j’etais passe a cote !! merci !

Raph
Invité

Ca y est, une nouvelle dénomination journalistique.  » l’access-premium « 

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