Accueil BMW Galop d’essai : BMW 650i xDrive Gran Coupe, l’efficacité a un prix

Galop d’essai : BMW 650i xDrive Gran Coupe, l’efficacité a un prix

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Dernière arrivée sur la niche des coupés 4 portes, la BMW Série 6 Gran Coupe complète la formation de ce club très allemand, après la Mercedes-Benz CLS, l’Audi A7 Sportback et même Volkswagen avec sa Passat CC. Il s’agit de la troisième déclinaison de la Série 6 après les versions cabriolet et coupé. Nous avons eu la possibilité d’essayer d’apprivoiser la Série 6 Gran Coupe dans sa version 4 roues motrices sur des routes parfois fortement enneigées à l’occasion du xDrive Tour à Val d’Isère.

Style et équipement

Premier modèle à 4 portes dans l’histoire de la Série 6, la Gran Coupe revendique fièrement ses origines. La filiation avec le coupé apparaît clairement. Légèrement plus longue (plus 113mm dans sa longueur par rapport au coupé), elle profite d’une ligne de toit très basse avec une hauteur de 1 392mm lui donnant dès le premier coup d’œil un profil de coupé. Dépourvues de cadre, les longues vitres latérales renforcent l’impression d’avoir affaire à ce type de carrosserie. A l’arrière, le rappel des feux stop vient souligner l’aspect musculeux de l’allemande. Positionnée dans toute la largeur du bord supérieur de la lunette, cette lame lumineuse élégamment dissimulée est une autre différenciation de ce Gran Coupe. Profitant de la finition Exclusive à 11 800 euros, notre modèle d’essai portait la teinte extérieure Vermilionrot métallisée moins séduisante que la couleur Frozen Bronze mat vue sur les clichés officiels.

Vie à bord

A bord, sportivité et l’élégance sont au rendez-vous. La sellerie cuir Nappa exclusif Schwarz recouvre les quatre sièges et l’habitacle. BMW affirme qu’une troisième place à l’arrière peut accueillir passager pour des trajets courts. Difficile à croire tellement la console centrale qui regroupe les commandes de ventilation prend de la place. A l’exception de cet éventuel cinquième passager, les quatre autres voyageurs passeront assurément un agréable moment dans cet intérieur sécurisant et luxueux. Gadget ultime pour plus d’intimité, trois commandes sont placées sur chaque intérieur de porte. Ces trois boutons permettent, à la guise de l’occupant, d’activer un ballet d’ouverture de store sur les vitres et la lunette arrière (équipement optionnel facturé 1 250euros). Un outil forcément très amusant pour des enfants ou des passagers à l’esprit resté très jeune, heureusement facilement désactivable par le conducteur.

A l’avant, tout est pensé et orienté vers le conducteur, laissant toute la tranquillité au passager avant de profiter de son siège actif et chauffants. Tous les occupants peuvent également profiter du très large toit panoramique en verre entrebaillable électriquement qui laisse entrer un large flux de lumière et augmente de façon convaincante l’impression d’espace.

Sur ce genre de modèle dépassant aisément les 100 000 euros, il est naturel de s’attendre à une qualité de finition hors pair. C’est bien le cas, sauf pour quelques éléments que les passagers arrières remarqueront rapidement. Les coques de rangement des ceintures avant comme le bas des montants sont habillés d’un plastique dur qui ne cadre pas avec le reste de l’habitacle. Ce petit détail agaçant est absent d’une Série 7 qui ne coûte pas forcément plus cher.

Sur la route

La gamme propose trois moteurs en Europe, et c’est la version la plus puissante (en attendant prochainement la M6 Gran Coupe) 650i de 450ch dont nous avions la clé. Le reste de la gamme se compose de la 640i, équipée d’un 6 cylindres en ligne de 3 litres. Ce moteur biturbo d’entrée de gamme développe 320ch. Arrive ensuite un modèle turbodiesel, la 640d, équipée également d’un 6 cylindres en ligne développant 313ch. La 650i à l’essai aujourd’hui est elle équipée d’un lourd V8 4,4l biturbo profitant pour la première fois du système Valvetronic. Discret et silencieux à souhait dans les bas régimes, il n’assène pas ses 650Nm de couple à 2000 tr/min et reste étonnamment réservé lorsqu’on ne le sollicite pas. Amateurs de V8 à lourd grondement, passez votre chemin… ou pas : la 650i peut s’avérer agressive quand elle le veut avec une accélération puissante qui pousse ses 1 865kg (à vide) sans s’essouffler. Sa puissance de 450ch lui permet en effet d’abattre le 0 à 100 km/h dans le délai fort court de 4,4 secondes. La 650i est équipée de série des palettes au volant reliées à une boîte automatique Sport à 8 rapports.

Bénéficiant d’un plus long empattement par rapport au coupé classique, la Gran Coupe est stable et rassurant. A son volant, sa longueur de plus de 5mètres est vite oubliée. Avec la transmission intégrale xDrive, difficile de croire que cette BMW puisse sortir de la route. Sur des chemins humides et parfois recouverts de neige, la technologie 4 roues motrices BMW fait merveille. La répartition du couple est ajustée automatiquement entre les essieux suivant les conditions d’adhérence. Le fait de rouler sur la neige devient paradoxalement un avantage pour le confort à bord. La démonstration de l’efficacité du dispositif est apparue de façon d’autant plus claire que nous roulions de concert avec une Série 1 coupé en délicatesse avec ses roues arrière dans ce conditions. Pendant que les roues de la petite BMW cherchaient par tous les moyens une adhérence fragile, la grande et plus lourde 650i xDrive elle, roulait sans difficulté et rassurait ses passagers.

Notre modèle d’essai profitait également de l’option Adaptative Drive facturée  4 000 euros qui laisse le choix entre quatre modes de conduite ; Sport +, Sport, Confort et Confort +. Lorsque ce dernier mode influe directement sur les suspensions en les rendant plus souples et agréables en conduite reposée, le mode Sport+ à l’autre extrémité du spectre raffermit le châssis pour profiter pleinement des 450ch. A réserver aux plus compétents dans les conditions d’adhérence précaires, bien entendu.

Comme toujours chez BMW, les équipements sont très nombreux et font grimper très rapidement l’addition. Pour ne citer que les principaux, la climatisation 4 zones est facturée 850euros, le pack Advanced Full LED 2 250 euros ou encore le système audio Bang & Olufsen 4 250euros. La finition Exclusive de ce modèle permet d’avoir de série la caméra de recul, l’éclairage d’ambiance, la fermeture assistée des portières « Soft-close », les sièges avant chauffants, le toit panoramique et le système BMW ConnectedDrive. Tout cela sale lourdement la note. Quand la 650i xDrive Gran Coupe en finition Exclusive est annoncée à 110 700 euros, notre modèle d’essai atteint les 130 090euros à cause des options… La Gran Coupe débute cependant à 81 000 euros en version 640i de 320ch.

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A lire également : Essai BMW 640d : quand raison rime avec passion

Crédit photos : Leblogauto

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7 Commentaires sur "Galop d’essai : BMW 650i xDrive Gran Coupe, l’efficacité a un prix"

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nope
Invité

130K€… Et pendant ce temps là… Renault s’adapte à la crise avec des Dacia. Ridicule.

Hans Gruber
Invité

comme votre pensée est caricaturale…..

BrainZERO
Invité

Quelle ligne… Et quel intérieur. Une des plus belles voitures de la production actuelle je trouve. Élégance et finesse que l’on croirait latine, ingénierie allemande, elle a tout pour faire rêver. Rêver car, à ce tarif, c’est bien la seule chose que je puisse me permettre à son égard… ***soupir***

leelabradaauto
Invité

magnifique ! pour on peut le dire grosse voiture. Il y a une clientèle pour ces produits. La ligne contribue même à la sous dimensionner . Bravo. Je pense même que  » LA CRISE  » qui perdure est une aubaine pour Audi BMW et les voitures chères. La crise, il faut le rappeler n’est qu’une stratégie spéculative qui rend insolvable une couche de la Société pouvant engendrer la récession dans un et plusieurs pays. Pour qui est du bon côté, le potentiel est accru. En résumé : qui peut acquérir une telle auto, peut en acheter plusieurs.

Gallarton1O5
Invité

Splendide cette voiture! Avec pour seul défaut à mon sens, la chute vers la malle un peu moins sexy que le reste…
Ceci-dit, vivement une série 6 Gran Tourer, grand break ou quelque soit son nom, BMW ne peut pas rester sans réponse à la superbe CLS Shooting brake, et ce serait alors ma conception de la voiture idéale!

Jurassix
Invité

Je la prefere nettement a l’A7 dont je deteste la partie arriere.

Vince
Invité

ce qui est « drole » c’est de devoir mettre 80 000 € pour enfin avoir accès à une jolie bm ^^

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