La fin du tunnel pour Chrysler?

Mopar Garage Detroit 2012 La fin du tunnel pour Chrysler?+21%. C’est LE chiffre qui résume la situation de Chrysler en 2012. Est-ce la fin de la convalescence? Ou bien le troisième grand constructeur US va-t-il de nouveau connaitre des ennuis?

L’éternel mourant

Chrysler a un côté culbuto: chaque fois qu’on pense la marque perdue pour de bon, elle réussit à revenir. Son histoire est pleine de coups durs quasiment mortels… Et cela commence dès le début! Les Maxwell-Chambers ne se vendent pas. Les invendus s’accumulent en concession. En 1924, le constructeur débauche Walter P. Chrysler, qui vient de redresser Willys-Overland. Chrysler a une idée : faire du neuf avec du vieux. Il expédie gratuitement des kits aux concessionnaires pour maquiller les Maxwell en de nouvelles « Chrysler ». La ruse fonctionne.

Chrysler en profite pour passer à la deuxième étape de son plan. Fred M. Zeder, Owen Skelton et Carl Breer, également venus de Willys-Overland, travaillent sur un nouveau projet (nom de code « ZSB ».) Le PDG lance la voiture sous son nom en 1925 (ci-dessous) et c’est donc la première vraie Chrysler. Peu après, la « Maxwell Corporation » devient « Chrysler Corporation ».

Chrysler 1925 La fin du tunnel pour Chrysler?

Le nouveau venu progresse d’années en années. En 1928, le constructeur s’offre Dodge, livré à lui-même depuis la mort des deux frères. Même après la crise de 1929, les ventes continuent de croître ! Chrysler se croit sans doute invincible. Et c’est par pêché d’orgueil qu’il lance l’Airflow, en 1934. Une conception bâclée (le projet a fuité et il faut la lancer avant terme), de mauvais calculs aérodynamiques (la voiture est très lourde) et surtout, une ligne déroutante pour l’époque. Elle coûte son poste à Walter P. Chrysler. K T Keller, venu de General Motors, évite le naufrage en revenant à des voitures plus classiques.

1934 Chrysler Airflow La fin du tunnel pour Chrysler?

20 ans plus tard, c’est l’effet inverse : les voitures du groupe ont des lignes trop conservatrices. Nouveau plongeon. Cette fois-ci, c’est un designer, Virgil Exner, qui sauve la mise. Il abandonne les formes massives et dessine des voitures aux calandres inclinées vers l’avant et aux toit rabaissées. C’est le « forward look« . Dans les publicités, Chrysler prétend avoir investi 100 millions de dollars (NDLA: en fait, les plateformes et les mécaniques restent peu ou prou identiques.) Après un beau millésime 1955, le ventes redescendent en 1956. Pour 1957, le constructeur recommence une campagne très agressive, « c’est déjà 1960″ et il introduit les calandres à 4 phares.

Virgil Exner La fin du tunnel pour Chrysler?

Contrairement à Ford et General Motors, Chrysler n’a pas vraiment de tête de pont hors d’Amérique du Nord. En 1958, il prend le contrôle de Simca. En 1964, il s’offre le groupe Rootes  (Hillman, Humber, Singer et Sunbeam.) En parallèle, il fait de Valiant, sa filiale australienne, une marque à part entière.

Il n’arrive pas à gérer ses filiales. Il n’y a pas vraiment de collaboration, ni entre Rootes et Simca, ni entre les filiales et la maison-mère. Par exemple, en Espagne, Simca et Barreiros (assembleur local de Dodge) sont deux entités distinctes. Par contre, elles ont pour point commun de s’enfermer dans des choix techniques anachroniques, de construire des voitures biodégradables et d’avoir des cycles de vie beaucoup trop longs. Sans surprise, les ventes s’effritent au fil des années 70.

1973HillmanAvenger La fin du tunnel pour Chrysler?

La crise de 1973 et les malheurs à l’étranger plombent les comptes. En 1975, John J. Riccardo et Eugene A. Cafiero prennent les commandes, mais ils ne peuvent arrêter l’hémorragie. En 1979, Riccardo et Cafiero cèdent leurs sièges à Lee A. Iacocca (ex-Ford.) Le premier travail de Iacocca est de négocier un prêt d’1,5 milliards de dollars auprès du président Carter. Sans quoi, la marque au « pentastar » fermerait boutique. Carter accepte, mais Chrysler doit lâcher du lest. Les divisions moteurs marins et défense sont revendues. Peugeot rachète Simca et Sunbeam (dernière survivant de Rootes.) Dodge (branche utilitaires de Rootes) est vendue à Renault. Quant à Valiant, il est soldé à Mitsubishi.

Les derniers dollars de Chrysler sont investi dans la famille « K-car ». Ces compactes bon marché permettent au constructeur de sortir de l’ornière… Et d’entamer une nouvelle vague d’acquisitions: De Tomaso (1983), AMC (1987) et Lamborghini (1988.) De Tomaso et Lamborghini feront long feu. En revanche, Iacocca ramène Chrysler en Europe et il investit en Chine.

1982 Plymouth Reliant La fin du tunnel pour Chrysler?

Les années Daimler

Iacocca est son propre N°2. En 1992, il prend du recul. Il cède le poste de N°1 à Bob Eaton. Mais il faut un président au moins aussi photogénique et qui représente bien un Chrysler « mondialisé ». Bob A. Lutz, d’origine suisse, a constamment fait des allers-retour entre l’Europe et les USA. En plus, c’est un véritable show-man, amoureux des belles mécaniques et adepte du franc-parler. Autant dire un casting idéal.

Iacocca est un pragmatique, qui pense avant tout chiffres de vente et rentabilité. Le travail de Lutz se fait davantage sur l’image de marque et la perception. Ainsi, il donne à chaque marque du groupe un emblème distinct (jusqu’ici, elles se partageaient le pentastar.) Il réintroduit Dodge dans les utilitaires avec le Ram, tandis que la 300M marque le retour de Chrysler dans les grandes berlines. Son designer fétiche, François Castaing, a quasiment carte blanche. Il crée des concept-cars exubérants (Viper, Prowler, PT Cruiser, Crossfire…) qui sont pratiquement produits en l’état.

Le groupe semble nettement plus dynamique que GM et Ford. Au point que ceux-ci copient les stratégies de Chrysler (Claude Lobo devient gourou du design chez Ford, Cadillac se lance aux 24 heures du Mans, etc.)
Bob Lutz La fin du tunnel pour Chrysler?

En 1998, Daimler et Chrysler s’associent. Jurgen Schrempp et Eaton signent l’accord devant les caméras. En théorie, c’est une alliance  »Ã  parts égales ». Les deux groupes semblent complémentaires: Chrysler pour les USA et Daimler en Europe; Chrysler dans le bas et le milieu de gamme, Daimler pour le haut de gamme. Néanmoins, en 2000, Dieter Zetsche devient responsable des deux groupes. A partir de là, il est de plus en plus évident que Daimler mène la danse.

Le premier marqueur de cette ère Daimler est le sacrifice des marques Eagle et Plymouth, jugées sans avenir. Par contre, il entraîne Chrysler en Asie, pour s’offrir des parts de Mitsubishi et Hyundai.

Daimler Chrysler 1998 La fin du tunnel pour Chrysler?

Les rapports entre Américains et Allemands sont tendus. Clairement, les deux entités n’ont pas du tout la même culture d’entreprise. Les Allemands accusent les Américains d’être laxistes. Notamment sur la qualité et la finition. De quoi expliquer les écarts de prix entre une berline Mercedes et une berline Chrysler apparemment identiques.

A contrario, les Américains accusent les Allemands de faire preuve de condescendance à leur égard et de jouer volontiers les donneurs de leçons. Dans les faits, le périmètre géographique et commercial de Chrysler est bridé par Mercedes, qui veut se garder des prés carrés.

Daimler Chrysler 2000 La fin du tunnel pour Chrysler?

Aux Etats-Unis, les ventes de monospaces fléchissent. Ces véhicules n’ont plus la cote. Grisé par le succès du Cherokee et du Grand Cherokee, le constructeur lance le Durango, premier SUV de Dodge. Le Durango est lui-même un succès. Dès lors, comme les « autres grands », Chrysler mise tout sur les SUV: Chrysler Aspen, Chrysler Pacifica, Dodge Nitro, Dodge Caliber, Dodge Journey, Jeep Compass… Les autres modèles sont laissées en friche. Au grand dam des filiales européennes, qui préféreraient des berlines.

Dodge Durango 1998 La fin du tunnel pour Chrysler?

En 2007, officiellement, tout va bien. Le Chrysler Voyager et son jumeau, le Dodge Caravan, sont lancés dans la bonne humeur du « Saint Louis confetti ». En fait, Daimler n’a plus de rêves de grandeurs. Comme BMW avec Rover, il découvre qu’il est plus facile de descendre soi-même en gamme que de s’appuyer sur un autre constructeur. D’autant plus que Chrysler est dans le rouge. En l’espace de quelques semaines, le discours de Zetsche passe de « l’avenir de Daimler se conjugue avec Chrysler » à « toutes les options sont envisagées -y compris une vente- », puis à « nous avons décidé de nous séparer de Chrysler. »

Les acheteurs ne sont pas légion : les Indiens et les Chinois font des offres plus ou moins réalistes. GM est sur les rangs (ce qui signifierait la fin des « Trois Grands ».) En mai, l’obscur fond d’investissements Cerberus Capital rafle la mise. Bob Nardelli est le premier PDG de Chrysler depuis Eaton. Tom LaSorda est son nouveau bras droit… Mais peu après, Chrysler embauche un « co-N°2″, Jim Press. Venu de Toyota, il est vu comme cet homme providentiel que le constructeur a su toujours trouver. Néanmoins, Press n’est pas Walter P Chrysler ou Lee Iacocca et il démissionne après quelques mois.

2007 St Louis Confetti La fin du tunnel pour Chrysler?

Au fond du trou

Les ennuis ne s’arrêtent pas avec le rachat par Cerberus. Au contraire. L’intérêt des alliances, c’est de partager plateformes, moteurs, etc. En règle générale, l’un des deux partenaires finit par prendre le dessus. Et en cas de divorce, l’autre se retrouve sans rien. C’est ce qui arrive à Chrysler: à moyen terme, Mercedes arrêtera de fournir des composants. Il faut donc en étudier de nouveaux ou trouver un nouveau partenaire.

Comme MG-Rover en 2000 ou Saab en 2010, Chrysler fait désespérément le tour des constructeurs. Seul Tata voulait aider Rover. Chrysler en est réduit à s’associer à Chery, puis à Great Wall. Des véhicules sont amenés à Detroit et testés. Ils sont de si mauvaise qualité que même Chrysler n’en veut pas. Pour la petite histoire, Chery et Great Wall tiendront compte des objections de Chrysler et ils lanceront peu après des « versions 2.0. » de leurs voitures.

Cerberus 2007 La fin du tunnel pour Chrysler?

Le groupe ne peut même pas s’offrir le luxe de patienter jusqu’à ce qu’il développe sa propre gamme. De 2 638 561 unités en 1999 (au moment de la fusion avec Daimler), les ventes tombent à 2 076 650 unités en 2007, puis à 1 453 122 unités en 2008. Les Américains ne veulent plus des SUV et des crossovers. Qui plus est, les voitures du groupe Chrysler ont mauvaise réputation, notamment à cause de problème de faisceaux électriques. En 2007, le constructeur doit rappeler 2,2 millions de voitures (un chiffre supérieur à sa production annuelle!) D’ordinaire, les constructeurs gonflent leurs résultats en soldant leur stock aux loueurs. Mais les loueurs non plus n’ont pas confiance dans les Chrysler.

Dans un premier temps, le groupe loue des aérodromes et des stades désaffectés pour y parquer ses invendus. Mais il doit finir par se résoudre à mettre ses usines au chômage partiel. Début 2008, presque toutes les usines sont à l’arrêt.
Seule celle de Brampton (où est produite la nouvelle Challenger) tourne à plein régime: la demande pour la muscle-car dépasse l’offre! Mais avec 7 209 ventes, elle ne peut faire vivre à elle seule le groupe. Chrysler se place en « Chapter 11″, c’est à dire en faillite.

Chrysler Edmonton La fin du tunnel pour Chrysler?

A peine élu, Barack Obama doit faire face au désarroi des « Trois Grands ». L’UAW (syndicat des ouvriers du secteur automobile) possède une certaine puissance financière et électorale au sein du parti démocrate. Obama se doit de les écouter. La première étape, c’est le Car Allowance Rebate System (alias « Cash for clunkers ».) Cette prime à la casse permet d’écouler les invendus. Chez Chrysler, les usines repartent brièvement. Mais malgré tout, seules 931 402 Chrysler trouvent preneur. Il faut remonter aux années 60 pour voir un chiffre aussi bas!

Le gouvernement prête 4 milliards de dollars à Chrysler, qui quitte le « chapter 11″. Mais l’Etat met des conditions. Il s’offre 20% du constructeur et l’UAW, 60%. En échange, le constructeur doit se séparer de plusieurs usines, regroupées dans Old Carco LLC (alias  »Old Chrysler ».)

Obama Ford 2010 La fin du tunnel pour Chrysler?

L’ère Fiat

D’emblée, un acteur s’immisce dans les discussions entre Chrysler et l’Etat américain: Fiat. Le constructeur italien semble parfaitement complémentaire avec l’américain. Chrysler veut des « compactes » et des « sub-compacts »; Fiat ne produit que cela! Fiat veut des SUV; Chrysler ne produit que cela! Fiat n’est pas présent aux Etats-Unis; Chrysler est peu présent hors des Etats-Unis. L’Italien s’offre 20% de Chrysler, puis 58,5% et en 2012, 61,8%. Nardelli et LaSorda démissionnent; Sergio Marchionne, PDG de Fiat, a désormais les pleins pouvoirs chez Chrysler.

Fiat 2010 La fin du tunnel pour Chrysler?

Mercedes fournissait des plateformes à Chrysler, que ce dernier pouvait rhabiller comme bon lui semble. Avec Fiat, les liens sont beaucoup plus étroits. En Europe, Chrysler et Dodge s’effacent. Seul Jeep reste. Lancia est chargé de vendre des Chrysler rebadgées (sauf en Grande-Bretagne, où elles gardent leur nom.) Par ailleurs, le Dodge Journey devient Fiat Freemont.

Aux Etats-Unis, Chrysler assure la distribution de Fiat. La 500 « US » est produite à Toluca, au Mexique, où elle succède à la vieillissante PT Cruiser. Sur une base d’Alfa Giulietta, Dodge conçoit la Dart… Qui est aussi produite en Chine sous le nom de Fiat Viaggio.

Lancia Chrysler 2010 La fin du tunnel pour Chrysler?

Grâce aux euros de Fiat, Chrysler peut apporter des retouches assez profondes à ses modèles et améliorer sa finition. Conséquence logique, les ventes remontent. Chrysler est aujourd’hui au milieu du gué. En 2012, pour la troisième année consécutive, il connait une croissance à deux chiffres. 1 651 787 unités (dont 43 772 Fiat 500), c’est presque le double de 2009… Mais c’est aussi la moitié de ce qu’il vendait sous Bob Lutz.

Mis à part la Dart, on n’a pas encore de modèles totalement inédits. Le constructeur a besoin d’euros, mais Fiat est lui-même en difficulté (-15% en Europe en 2012.) Du coup, les lancements sont très timides. Au salon de Detroit 2013, il s’est presque contenté uniquement de versions sportives de modèles existants. De plus, la 500 ne se vend pas en grand nombre aux Etats-Unis. Est-ce que la 500L permettra de vraiment lancer Fiat?

Chrysler 200 2012 La fin du tunnel pour Chrysler?

Les deux ou trois prochaines années seront cruciales. Dans un scénario rose, Chrysler continue de progresser. Il retrouve son point d’équilibre de 2,5 millions de voitures par an à l’horizon 2015-2016. Pour cela, il peut notamment compter sur les marchés émergents comme la Chine (où Jeep doit de nouveau produire des véhicules) ou l’Inde. Cette bonne santé pourrait déteindre sur Fiat, qui quitterait enfin des problèmes récurrents de finances.

Jeep Beijing 2012 La fin du tunnel pour Chrysler?

Un scénario gris, plus probable, ce serait celui d’un statu quo. Les ventes stagnent et les deux parties doivent s’associer à un tiers pour trouver davantage de ressources. Mitsubishi et Volkswagen sont deux constructeurs qui ont été régulièrement dans l’orbite de Chrysler et ils pourraient être ce « tiers ».

Dans un scénario noir, les difficultés de Fiat s’éternisent. Chrysler doit désormais financer son partenaire (et non plus l’inverse), jusqu’à ce qu’il soit lui-même dans le rouge. En 2008, Cerberus n’arrivait pas à trouver de solution. Chrysler a eu de la chance de trouver un gouvernement démocrate compréhensif (comme en 1979) et de séduire Fiat. En cas de nouvelle faillite, avec un retour des Républicains au pouvoir, Chrysler pourrait très difficilement trouver une porte de sortie…

Crash Durango La fin du tunnel pour Chrysler?

Crédit photos: Chrysler, sauf photo 14 (Ford)

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Résultats financiers 2012: Chrysler

  1. Raph dit :

    Scénario idyllique.

    Fiat et Chrysler ce casse définitivement la gueule et c’est autant de chiottes sur roues finie à la truelle et sans fiabilité qui disparaissent enfin !!!

    Alfa est revendu a VW qui comme pour Lamborghini apporte le savoir-faire et la qualité et redore enfin le blason d’une marque qui n’avait plus que l’image.

    Ferrari et Maserati s’unisse dans la réussite.

    Et les italiens « les seules assez cons pour acheter ses chiottes de fiat » ce tourne vers Peugeot et le sorte du rouge.

    Voilà

    • Allegra dit :

      Sauf que les italiens ne sont pas les « seuls cons à acheter des Fiat » (sympa pour italiens, au passage) puisque le premier marché de Fiat n’est plus européen mais sud américain…
      Quant à ton scénario idyllique … comment dire … il pu l’aigreur et le mépris envers Fiat et Chrysler.

      Reste que comme dit dans l’article va falloir qu’ils se bougent à lancer de nouveaux modèles. Sur le papier, le PDG de Fiat avait des plans alléchants, maintenant va peut être falloir commencer à les concrétiser. La Chrysler 200 et la Dodge Avenger ne tiendront pas longtemps sur un segment en plein renouvellement et il va bien falloir commencer à renouveler les modèles qui font du volume, y compris chez Jeep où la dernière nouveauté était le Grand Cherokee il y a bientôt 3 ans.

    • objectif dit :

      Raph
      Sans fiabilité…les forums ne disent pas cela par contre VW …
      La 500 a atteint les 50000 ventes / an … C’était ce qui avait été émis.C’est même dépassé maintenant.
      Sans le PREJUGE, VW n’est rien. Maintenant qu’il a cette image, il peut même vendre de mauvaises voitures.

    • Subjectif, je t’ai déjà dit qu’en 2012, Chrysler a vendu 43 772 Fiat 500 aux USA, ce qui est tout de même loin de 50 000.
      S’ils ont dépassé leur objectif 2012 (40 000 unités), c’est parce qu’il a été préalablement revu à la baisse.

      De plus, en janvier, il s’est vendu 2 503 Fiat 500. Le décollage des ventes est invisible.

    • Loshe dit :

      @JJ ouaknine,

      Ca sert à rien de discuter avec des italiens. Ils ont toujours raison surtout quand ils ont tords.

      On peut leur montrer 10 fois 100 fois avec de vrais chiffres que la 500 n’est pas un succes mais comme ils ne veulent rien savoir, ils croieront toujours que la 500 c’est un carton aux USA.

      Ils ne prennent jamais la peine de comparer dans les concessions Chrysler les ventes de 500 par rapport aux autres modèles Chrysler/Dodge/ram. La 500 dans le groupe Chrysler aux USA est il me semble le 10eme modèle le « plus » vendu.. C’est dire.
      Alors en plus comme Chrysler est loin d’etre le 1er constructeur aux USA, il y a Ford, GM, Toyota qui sont devant. C’est dire que la 500 n’est pas du tout un succes.

      Mais ca, les italiens ne veulent jamais l’entendre. Ils se créent meme des histoires à dire qu’ils en vendent plus que la Mini.
      Et moi je considere à la difference de Mr Regaut que la Mini One ou Mini Countryman c’est toujours Mini et ca va ensemble.

  2. Captiva dit :

    Petite correction: François Castaing n’était pas du tout désigner. Par contre c’était un ingénieur de Génie qui a énormément amélioré les processus de conceptions avec les plateformes, la PLM, le concurrent engineering,etc. Mais effectivement il a contribué à amener la viper dans la rue.

  3. Bruce dit :

    Aux contraire !!!! N en déplaise à Ralph Losche nicoool ;-)

    Fiat cartonne avec les Fiat 500c ..500 L et trekking (+30% en janvier quand même )

    Ensuite alfa et introduit en fin d année avec la 4c et la GUILIA ..

    Les maserati ghibli et Quatroporte sont un succès ..le suv levante est lancée

    Les nouvelles jeep cartonnent dans le monde ..en Europe le minijeep et le 500xx sont des best seller !!

    Ferrari écrase la concurence grâce à la nouvelle F70

    Lancia retrouve enfin le sourire grâce à la nouvelle série 200 ..

    Etc… Etc ..

    • SCUDRIC dit :

      Oui bref rien de vraiment concret pour l’instant mon amis , j’attend de voir mais j’ai de gros doute

    • Loshe dit :

      t’en a pas marre Bruce que quand on parle d’un sujet qui concerne de près ou de loin les italiens, tu nous parle de la 500 de ses déclinaisons et des futurs modèles toujours pas sortit des autres marques (Ghibli, 4C, Levante, Giulia, 400L et cie)?

      Est ce que tu vois les français parlait des modèles qui vont sortir excepté la prochaine Alpine? Les 2008, Captur, Scenic Xmod, Megane IV, 208 GTI, DSX, DS1, DS9, Nouvelle 308, Dacia City, SM3, SM5 etc….

      Je crois que tu devrais arreté de nous saouler avec le peu de modèles que sort tout Fiat-Chrysler réunis.

      Enfin, pour finir, les américains n’aiment pas les boulets et Chrysler un jour ou l’autre finira son histoire avec Fiat. Fiat ca sera comme Rootes ou Simca, ca ne durera qu’un temps. Suffisament à Chrysler pour avoir laisser échapper des milliards de dollars pour renflouer son partenaire estropié plutot que de sortir de nouveaux modèles.

    • np2 dit :

      loshe

      t’en a pas marre de nous faire chier on le sait que tu aime mini pas les italienne, et pas bruce mais arrete tu ne vaut pas mieux que lui

      tu es pathétique avec tes réactions a 2 balle

      si t’es pas content va voir ailleurs

  4. Tugudu dit :

    Très bel article, très instructif si ce n’est pas un simple copié collé!

  5. John dit :

    Interressant éclairage, j’avais pas encore poussé ma curiosité à faire l’histoire Chrysler dans l’ordre chronologique, maintenant c’est bon.

    J’aime bien les articles du week end, on s’instruit sans « trop » avoir besoin de se battre

  6. Loshe dit :

    @JJ Ouaknine,

    Pourquoi tu n’as pas parler de la période Renault/Chrysler avec la création d’Eagle et le renouveau de Jeep grace aux modèles Renault mais dont Renault n’a pas pu profiter à cause de l’assassinat de son PDG.

  7. GREG dit :

    Effectivement l’article est très intéressant.
    Le seule reproche que je puisse lui faire c’est que la question posée en tête ne trouve pas de réponse complète. Faute de place je suppose.
    En effet, la situation de Chrysler est pour moi similaire à celle de ses débuts : pour le moment, Chrysler vit essentiellement sur des modèles anciens restylés, héritage Daimler.
    Le seul nouveau modèle est la Dart, lancée en toute bêtise sans BVA.
    Et cette gamme reste assez légère quand on compare à Ford et Chevy.
    On ajoute à cela que le grand problème de Chrysler n’est pas réglé : sa trop grande dépendance du marché US. Chrysler reste un acteur marginal en dehors de son marché domestique.
    Pour finir, faute de moyens, Chrysler n’investit pas non plus dans les énergies alternatives.Le fait que la 300 Turbine n’apporte aucune innovation contrairement au modèle auquel il rend hommage est symptomatique(bien que la turbine soit une aberration, au moins Chrysler essayait).Mais comme Sergio Supremo considère cela comme un gadget…

  8. François dit :

    Chrysler ne risque globalement pas grand chose à court terme car les nombreux lancements ou restylages du millésime 2011 ont trouvé leur clientèle sauf le Durango qui rame.

    Reste maintenant que Fiat est arrivé en juin 2009, nous sommes en février 2013 et pour l’instant le seul vrai fruit de cette collaboration est la Dodge dart qui ne se vend pas. Pourquoi? parce que les Italiens ont pêché par orgueil. Lancer une compacte avec un 1,4 litres turbo sur lequel est recommandé l’essence premium plus chère de 30 cts / gallon que l’essence ordinaire et en plus avec une boite manuelle, c’est en gros tout ce qu’il ne fallait pas faire. Les Asiatiques ou même Ford et GM en rigolent encore!

    Pour cette année la seule nouveauté attendue est le Jeep Cherokee, qui a zappé le gros salon de l’année Détroit, ce qui est léger face à une concurrence qui ne s’endort pas.

    En 2014 il y aura la nouvelle Chrysler 200 et pas grand chose d’autre non plus. Il faudra attendre 2015 minimum pour avoir davantage de « biscuits », sauf retards qui ne sont pas improbables,

    Bref, le plan-produits est un peu mince, les séries spéciales c’est gentil et ça dope les ventes mais qu’un temps, et si Fiat s’obstine à ne pas tenir compte des goûts des consommateurs US (cf : la Dart), le groupe Chrysler pourrait de nouveau se retrouver dans la tourmente.

    En revanche en cas de nouvelle faillite et avec une administration républicaine, Chrysler ne serait pas forcément laissé tomber. Le sauvetage de l’industrie auto américaine a commencé sous Bush qui ne voulait pas être le président sous lequel deux des trois Big Three auraient disparu, ça fn’aurait ait pas très classe comme bilan! je ne vois pas de raisons particulières pour que ça change demain avec un autre.

    • gigi4lm dit :

      +1 pour la qualité de l’article. J’ajouterais que cet souvent le cas des articles de J.J. Ouaknine pourtant décrié par beaucoup ici.

    • GREG dit :

      Oh mais ils se bonifie avec le temps :)
      Depuis qu’il ne fait plus d’articles pro-chinois j’aime beaucoup sa prose :)

  9. seb92 dit :

    Bon article et interessant.
    pour info chrysler fiat est premier au canada en janvier.
    premier au bresil ou les ventes de fiat explose. Aux Usa le groupe continu d’augmenter a 2 chiffres en janvier dont 30% pour fiat. La dart a fait de loin sa meilleur vente depuis sont lancement.
    Augmente aussi en argentine ou fiat gagne 2 place et doubke peugeot et ford.
    En europe chrysler fiat augmente ou maintient ses part d marché en janvier en france italie allemagne royaume unie espagne belgique soit ses principaux marchés.

    • Bruce dit :

      + 1 pour Seb

      Il ne faut pas oublier que Fiat renouvelle sa gamme en fonction de ces moyens !!!

      D abord maserati ..ensuite alfa ..et tout de suite après jeep et Fiat !!

      Tout en étant aux avant garde en formule 1

      Et en êtant le boss en voiture de sport ..avec des modèles comme 458 ITALIA ..F12 berlinetta et le super avant gardiste F70 !!!

      Fiat est premier aux brésil largement devants son concurent ..

      Comme je l ai déjà dit ..petit à petit FIAT fait son nid :-)

  10. seb92 dit :

    Jjo, serait t’il posible que lba nous fasses un article complet présentant le bilan du marché européen du vu en 2012. pourquoi n’avons nous pas ce bilan? les chiffres ne sont pas dispo?
    D’autres marchés comme le bresil le propose constament.

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