La fin de la « carrozzeria » italienne?

Opel Astra cabrio La fin de la carrozzeria italienne?Fermeture d’usine chez Pininfarina, Bertone fondu dans Fiat, Italdesign devenu un satellite de Lamborghini… Qu’est-il arrivé aux grandes maisons de design italien?

De la carrosserie au design

Dans la première période de l’automobile, les constructeurs haut de gamme proposent essentiellement des châssis nus (ici, celui de la Maybach Zeppelin.) Le client veut avoir SA voiture, carrossée suivant ses désirs. D’où un marché florissant pour les carrossiers, comme Brougham aux Etats-Unis, Castagna, Farina ou Touring en Italie, Labourdette, Letourneur & Marchand, Pichon-Parat, Gangloff ou Saoutchik en France, Tickford ou HJ Mulliner en Grande-Bretagne, etc.

Maybach Zeppelin La fin de la carrozzeria italienne?

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le marché se transforme radicalement. D’une part, avec la généralisation de la structure monocoque, les carrossiers n’ont plus autant de liberté de manÅ“uvre. D’autre part le client ne veut plus attendre. Jaguar (un ancien carrossier !) et Porsche connaissent un succès fulgurant en proposant du prêt-à-porter de luxe.

Tout le modèle économique en est transfiguré. Les carrossiers français s’accrochent à des marques nationales de prestige, elles-mêmes en difficulté. Les commandes de carrosseries se raréfient et une à une, les entreprises ferment boutique.

Jaguar XK120 La fin de la carrozzeria italienne?

L’époque voit aussi l’éclosion du design industriel. Les constructeurs réfléchissent davantage aux carrosseries de leurs prochains modèles. Ils veulent des dessins qui évoquent la sportivité ou le luxe. Certes, dès les années 20, il y avait des dessinateurs indépendants, qui débarquaient avec leur planche à dessin. Mais désormais les constructeurs cherchent de véritable bureaux d’étude externalisés.

Dans ce contexte, les Italiens sont conscients qu’ils peuvent apporter un savoir faire particulier, y compris à des constructeurs non-italiens. En 1949 Farina habille une Cisitalia 202, qui sera largement photographiée. Ce sera une vraie plaquette ambulante, notamment aux Etats-Unis ! Les Américains cherchent justement à donner un raffinement « européen » à leurs modèles. Les Italiens tombent à point nommé. Farina travaille ainsi pour Nash et Ghia, pour Chrysler.

Chrysler Ghia La fin de la carrozzeria italienne?

La force de Pininfarina est de se plier aux exigences de ses clients. Vous voulez du spectaculaire? Il sait faire. Vous voulez une voiture avec un style plus discret, plus conservateur? Il sait faire aussi, comme avec la Peugeot 403 :

Peugeot 403 La fin de la carrozzeria italienne?

Les généralistes veulent inclure des coupés et des cabriolets dans leurs gammes. Néanmoins les chaînes de montage ne sont guère flexibles. Il faudrait arrêter la production, régler les machines, produire des coupés ou cabriolets pendant un ou deux jours, arrêter de nouveau la production, régler les machines, pour enfin pouvoir retourner aux berlines!

Là encore, les carrossiers s’occupent de tout. Ils ont leurs propres usines et ils peuvent donc vous sous-traiter vos dérivés. Les Alfa Romeo Giulietta Sprint et Spider sont non seulement dessinés respectivement par Pininfarina et Bertone, mais ils sont également produits chez eux.

Alfa Giulietta Sprint La fin de la carrozzeria italienne?

L’âge d’or du design italien

Les années 60-70-80 marquent une certaine apogée. « Designer Italien » est presque un pléonasme. On dirait que seuls les Italiens savent dessiner des voitures ! Ils font et défont les modes. Outre Pininfarina et Bertone, les officines se multiplient : Ital Design, Michelotti (ci-dessous, avec cette Volvo/DAF 66), Fioravanti, IAD, Fissore, Vignale, Zagato…

Tous les constructeurs veulent au moins un modèle « dessiné en Italie ». Le cas échéant, ils vont jusqu’à présenter leurs modèles comme « d’inspiration italienne » (cf. la Ford Anglia Torino ou la Morris Marina Itala.)

Volvo 66 La fin de la carrozzeria italienne?

Giorgetto Giugiaro n’hésite pas à proposer ses services aux constructeurs japonais, puis aux sud-coréens.

Mazda Luce 1968 La fin de la carrozzeria italienne?

La force des Italiens, c’est de savoir se « vendre ». Dans les salons de l’auto, ils captent l’attention à coups de prototypes futuristes… C’est aussi un moyen de montrer qu’ils ont un coup de crayon d’avance.

Lancia Stratos La fin de la carrozzeria italienne?

Ce sont les rois des GT. Puisque Pininfarina a des liens étroits avec Ferrari, Lamborghini s’acoquine avec Bertone.

Lamborghini Miura La fin de la carrozzeria italienne?

Ils sont omniprésents. Giugiaro invente le design à la portée de tous ! Il accepte de dessiner des « popus » comme la VW Golf, la Lancia Delta ou la Fiat Panda:

Fiat Panda La fin de la carrozzeria italienne?

Les designers restent propriétaire de leurs dessins. Si le client ne l’apprécie pas, Ital Design n’hésite pas à le vendre à un autre. Par exemple, l’Audi Asso di Picche deviendra ainsi l’Isuzu Piazza. Chez Pininfarina, on  »recycle » un même projet à plusieurs constructeurs (comme par exemple la Ferrari Pinin, l’Alfa 164 et la Peugeot 405.) Quitte à passer pour un fainéant.

Audi Asso La fin de la carrozzeria italienne?

Dans les années 80, Bertone et Pininfarina flirtent avec le statut de constructeur, en reprenant à leur nom la fabrication des Fiat X1/9 et 124 Spider. Bertone tentera ainsi de commercialiser son propre 4×4, le Freeclimber.

Fiat X1 9 La fin de la carrozzeria italienne?

A contrario d’autres, comme Zagato, préfèrent se cantonner aux très petites séries.

Aston V8 Zagato La fin de la carrozzeria italienne?

Dans les années 80, les « b » (Bertone) et autres « designo di Pininfarina » fleurissent sur les ailes des voitures. Y compris des modèles sur lesquelles ils sont peu intervenus, comme l’Alfa Spider. Les bureaux de design internes sont ringardisés. En 1991, le Centre Georges Pompidou accueille les designers italiens, tels des artistes contemporains.

Alfa Spider La fin de la carrozzeria italienne?

Déclin

A la fin des années 80, les designers italiens souffrent sans doute d’un excès de confiance. Bertone, Ital Design et Pininfarina abusent d’une position dominante et se croient indispensables. D’autres bureaux de design se réveillent, comme l’américain ASC, les britanniques Lotus Engineeering et TWR, etc. Ils n’ont pas de coup de crayon particulier, mais ils sont eux aussi capables de sous-traiter un véhicule du design à la production en petite série.

Pour les supercars, ils se retrouvent face à des bureaux d’ingénierie venus de la course, comme Dallara, Lola ou Dome.

Nissan 300ZX cabriolet La fin de la carrozzeria italienne?

Les constructeurs réagissent. Jusque là, les designers des constructeurs étaient des tâcherons anonymes en blouse blanche (surtout en Europe.) D’où ce complexe d’infériorité vis-à-vis des designers italiens, qui se mettent volontiers en scène.

Désormais, les responsables du design des constructeurs sont des stars! Chris Bangle (Fiat puis BMW), Walter de Silva (Alfa puis Seat), Murat Günak (Mercedes, puis Peugeot et VW), Claude Lobo (Ford), Patrick Le Quément (Renault), Gérard Welter (Peugeot)… Ils tutoient leurs patrons et possèdent des responsabilités élargies. A chaque lancement de modèle, le responsable du design est présent dans les médias pour parler de « sa » voiture. Même pour une citadine, son nom est mis en avant.

Chris Bangle La fin de la carrozzeria italienne?

Les designers italiens ont toujours été très dépendants de leurs constructeurs. Or, à l’époque, l’automobile italienne connaît un trou d’air. Bugatti s’effondre. Alejandro De Tomaso, affaibli physiquement et financièrement, vend Innocenti et Maserati à Fiat. Chrysler cède Lamborghini à la famille Suharto, bientôt déchue d’Indonésie. Fiat rassemble sous son toit l’essentiel des constructeurs. La course à l’armement entre Alfa et Lancia ou entre Ferrari et Maserati n’a plus lieu d’être.

Le salon de Turin, naguère LA manifestation du design automobile (sous le parrainage de Fiat) connaît des hoquets, puis disparaît en 2002.

Fiat Punto Cabriolet La fin de la carrozzeria italienne?

Derniers feux

Faute de clients italiens, les designers repartent en prospection. La Chine s’ouvre à l’automobile, des constructeurs locaux veulent donner de la personnalité à leurs modèles. Les Italiens sont bien content de les trouver. Ce sont des commandes purement alimentaires; ils font ce qu’on leur dit de faire (souvent des simili-japonaise), point.

Brilliance BS6 La fin de la carrozzeria italienne?

En Europe, l’heure est au concept de constructeur « fabless » (sans usine.) Bertone et Pininfarina se positionnent face à Heuliez, Magna-Steyr ou Valmet comme sous-traitants totaux. Les Italiens s’occupent non seulement de dessin intérieur et extérieur, mais aussi de l’assemblage. Mieux, en reprenant le bureau d’étude de Matra, Pininfarina peut aussi proposer des prestations d’ingénierie moteur, de mise au point ou d’industrialisation.

Pininfarina récupère ainsi plusieurs marchés. Malheureusement, les ventes de ses Ford Streetka, Mitsubishi Colt CZC, Peugeot 1007 et autres Volvo C70 sont décevantes.

Ford Streetka La fin de la carrozzeria italienne?

La fin?

Avec la crise de 2008, les constructeurs se retrouvent en sous-capacité. Il n’est plus question de sous-traiter ; ils veulent regrouper sous le même toit l’ensemble de leur gamme. En plus, les chaînes de montage font preuve de modularité. Elles peuvent passer sans transition (ou presque) d’une citadine, à un SUV, puis à un roadster, pour peu qu’ils aient la même plateforme.

Audi Györ La fin de la carrozzeria italienne?

Tous ces carrossiers sont des colosses aux pieds d’argile. Ils travaillent avec l’ensemble des constructeurs, mais Fiat est leur premier client. Ce sont des entreprises employant des milliers de personnes et pourtant elles ont une structure familiale, voir patriarcale. La mort de « Nuccio » Bertone, en 1997, brise l’élan de la maison éponyme. 10 ans plus tard, c’est l’hécatombe chez Pininfarina: Andrea Pininfarina (ci-dessous) meurt accidentellement en 2008 et son père, Sergio, s’éteint en 2012.

Andra Pininfarina La fin de la carrozzeria italienne?

Fiat n’a plus l’envergure d’antan. Il se concentre sur les petits modèles, dessinés et produits en interne. Les Alfa Brera et Spider (construites chez Pininfarina) disparaîssent du catalogue fin 2010. Le groupe n’a plus de petit coupé ou de petit cabriolet. Quant à la future 4C, elle est l’Å“uvre d’Alfa avec l’aide de Dallara et sera produite chez Maserati. Autant de mauvaises nouvelles pour les designers.

Alfa Romeo Brera La fin de la carrozzeria italienne?

Terminée aussi, l’époque du royaume du prêtre Jean des designers. Coréens et Japonais disposent de leurs propres bureaux. Ils ont souvent des centres en Europe et aux Etats-Unis. Quant aux Chinois, ils préfèrent débaucher des designers Européens. C’est le cas de Dimitri Vicedomini (ex-Pininfarina) chez Brilliance.

Brilliance pékin 2012 La fin de la carrozzeria italienne?

Les Italiens n’ont pas perdu la flamme, loin s’en faut. Ils le montrent lors des salons avec des concept-cars spectaculaires. Néanmoins, ces « one shot » ne permettent en aucun cas de faire vivre une industrie.

BMW Zagato La fin de la carrozzeria italienne?

En 2009, Bertone est en faillite. Fiat rachète son usine, où sera produite la nouvelle Maserati Quattroporte (dessinée par Pininfarina.) En 2010, Audi s’offre Italdesign, qu’il accole à Lamborghini. En 2011, Zagato est repris par le mystérieux CPP… Lequel est racheté peu après par l’aussi nébuleux Evisage. Quant à Pininfarina, il ne produit plus de voitures. A la fin de l’année, il cèdera ses parts dans sa co-entreprise avec Volvo. Arrivera-t-il à rebondir après cela?

Maserati Quattroporte La fin de la carrozzeria italienne?

Crédits photos: GM (photo 1), Daimler (photo 2), Jaguar (photo 3), Chrysler (photo 4), Peugeot (photo 5), Alfa Romeo (photos 6, 15, 22 et 23), Volvo (photo 7), Mazda (photo 8), Lancia (photo 9), Lamborghini (photo 10), Fiat (photos 11, 13 et 18), Audi (photos 12 et 21), Aston Martin (photo 14), Nissan (photo 16), BMW (photos 17 et 25), Brilliance (photos 19 et 24), Ford (photo 20) et Maserati (photo 26)

A lire également:
La fin du tunnel pour Chrysler?
Et si Renault était absorbé par Nissan?

  1. Manchu dit :

    Allez, je me concentre et je fais un mix entre Bruce et John.

    « On dirait que seuls les Italiens savent dessiner des voitures ! »
    Oui, mille fois oui. Ce sont les derniers à faire de vraies belles bagnoles. Je ne suis pas un grand fan des italiens, mais ils ont un sens inné de l’estéthique, c’en est rageant.

    J’ajoute à partir du débat d’hier autour du joli concept Alfa: la plupart des bretteurs qui servent de designers sont de plus en plus dans leur bulle. Ils savent dessiner, faire de très jolies choses, mais quand ils doivent faire un véhicule de série ils sortent des véhicules à côté de la plaque ou tout simplement laids (bon c’est dû aussi aux normes et toutes ces bêtises). AU contraire quand ils sortent un concept oui c’est beau, oui c’est cherché, mais c’est un concept « pour montrer les capacités du studio et donner la direction de lam arque pour les prochaines années ».

    Pour en rajouter une couche, les bagnoles sont de plus en plus « worldwide ». Sortir un design capable de plaire à un français, à un italien, à un scandinave, à un indonésien, à un argentin et à un américain, c’est tendu. Donc on fait quelque chose de simple et ultra classique/conservateur.

    Bref c’est la fin, célébrons les coups de génie quand il y en a et allons acheter une Golf.

    • Manchu dit :

      @ Nicool,

      Il faut bien lire, je n’ai jamais dit que le travail des designers français,allemands, anméricains ou japonais était moisi. Je suis un gros fan de muscle cars, je loue la sobriété allemande, je surkiffe le Tubik de Citroën. Au contraire je pense que la dernière Quattroporte est râtée, et effectivement le concept Pinin de Blue car n’est pas belle à en crever.

      Mais si tu penses que une voiture doit être forcément belle à en crever pour dire que son design est réussi c’est que tu n’as pas tout compris au design industriel…

      Je fais simplement un constat: la grande époque du design automobile est désormais révolue. Et les italiens ont un sens inné du beau. Voir leurs studios fermer un à un est vraiment triste pour le design automobile, ne serait-ce que pour la diversité.

    • John dit :

      Manchu?! Faux frère traitre à ta patrie, si tu roules en Golf, nous ne sommes plus amis :D

      Je croyais que tu aimais le design, le vrai, l’audace (pas l’éloge de la simplicité que De Silva nous a pondu l’année dernière)?

      J’ajoute une chose, si vous n’aimez pas le design des modernes, soyez un peu courageux, cherchez une belle occasion/ancienne/youngtimer.

      C’est sûr il faut prendre le temps de la trouver mais le charme et le sex appeal (et même sa qualité d’assemblage parfois) ne vous le feront pas regretter. En plus on peut l’entretenir quasi soit même

  2. Bruce dit :

    La peinture ..les arts ..la musique ..les autos ..le disegn
    Les italiens sont très fort ..animée par une réel passion ..ils font école dans le monde !!

    Bref aujourd’hui l automobile est universelle ..mais les ancienne voitures italienne sont très très recherchée et valent de l or !!! Dans les ventes aux enchère ..;-)

    Pininfarina travaille exclusivement pour Ferrari
    Bertone appartient à Fiat
    Walter de Silva travaille pour vag , ital disegn pour Audi et lambo

    Mais depuis que Sergio a reprit fiat group en main ..l avenir de l automobile italienne et des disegner ..est pas encore finis !!
    La page est tournée ..mais le livre de l histoire auto n est pas finis …
    D ailleurs se salon de genève sera une preuve de la renaissance italienne ;-)

    • greg dit :

      Dis-moi Bruce, on parle bien du même Sergio qui a fermé le centre de design Alfa à Milan, et qui utilise Bertone pour sa chaine de fabrication(aucun des designers n’a obtenu de contrat…)?
      En quoi Genève serait la célébration du renouveau du design italien?

  3. Scudric dit :

    Dommage que Lancia ne sorte plus de beaux modèles et se cantonne au rebadging merci Sergio de l’avoir massacré

  4. objectif dit :

    Bref c’est la fin, célébrons les coups de génie quand il y en a et allons acheter une Golf.

    Ton article est super mais la fin …je ne comprends pas ! J’espère que tu c’est un lol !

    Les Allemands sont me fatiguent avec leur rectangle sans vie. Comment peut-on encore dire d’une AUDI, d’une VW que c’est beau… Il faut du changement mais les préjugés semblent avoir la vie dure. De plus, maintenant grâce à cette aura ils peuvent fabriquer sans fiabilité…on achète quand même. Tant pis pour ceux qui vivent les problèmes; ils n’ont qu’à payer la qualité allemande.
    Je veux bien parier avec n’importe qui …si ce que je dis est faux et l’on m’en fait la preuve concrète…j’achète allemand.
    Personne ne s’est encore risqué !

    • greg dit :

      Je crois que comme beaucoup de français, tu confonds qualité de fabrication et visites chez le garagiste.
      La qualité de fabrication allemande se retrouve dans l’agencement des matériaux choisis : un exemple simple, dans un véhicule premium allemand ou une VW, après 3 ans tu ne verras pas de grands changements à l’intérieur (ex A1 ou Polo).
      Dans un véhicule italien ou français, après 3 ans tu verras les traces d’usure, et tu entendras plus de bruits/rossignols que dans une vieille armoire normande (possédé une G Punto, possédons une Giulietta, et ai travaillé pour PSA et eu des citroen de fonction récentes–>C3,C4,DS5,DS3).
      Ainsi que l’isolation sonore, l’ergonomie..Bref, la qualité allemande c’est un ensemble de mesures qui font que tu auras une sensation de confort et e qualité dans l’habitacle.
      ça ne veut pas dire pour autant que tu n’auras jamais de pannses (surtout liées à l’élctronique).
      Beaucoup de personnes (mais particulièrement les françaisà) s’imagines qu’ils n’iront jamais chez le garagiste avec un véhicule allemand.
      Ce qui est bien sur un niveau de crétinerie sans nom.
      Sur les enquêtes de fiabilités, elles se contredisent systématiquement.
      Sur mon expérience, Nous avons roulé durant 25 ans en VW-Audi.
      Avec 3 ans sur Volvo, et depuis 6 ans en italiennes.
      6 visites chez le garagistes durant ces34 ans :
      -Volvo, casse moteur après 5 mois (V850)
      -Golf, casse d’un élément de boite de vitesse (par contre il s’agissait d’une Golf 3 vieille de 14 ans, avec200000 kms au compteur, offert par ma grand mère)
      -Punto (divers soucis mécaniques)
      -Giulietta : 3 visites : stop et start ne marchant pas, capteurs pluies/luminosité idem,rétroviseur qui a pris de vacances et nécéssitant un changement de pare brise car la fixation ne se change pas(véridique, du coup on a roulé en 500 durant 1 semaine)

    • Je ne comprends même pas le lien entre le commentaire de Greg et l’article.

      D’ailleurs, rappelons que la première Golf a été signée par Giugiaro…

    • Bruce dit :

      Objectif atteint à 100%

      N oublions pas que la nouvelle golf ..la sirocco ..l Audi a5 ..est dessinée par Walter de Silva (italien)

      Que la lambo aventador est l œuvre de philippo perini ( italien)

      Ferrari f12 berlinetta (pininfarina )

      Toutes les Opel cabriolet (bertone)

      Les Peugeot de la belle époque ( pininfarina )
      Les Renault 21..et autres (ital disegn)

      Zagato avec Aston Martin (qui appartient désormais à un group italien)

      Alors nicoool arrête de dire que l Italie c est que le passé..c est aussi encore le présent ..et prochainement le futur avec chrysler ..dodge ..SRT ..qui commence à être petit à petit latinisée ;-)

    • nithael70 dit :

      @ nicool, mytho. J’ai roulé pendant 10ans en alfa 147, jamais de problèmes a part une vanne EGR HS (150€) et un encrassement d injecteurs apres avoir roulé en reserve. et j adore le design italien. Alors que le design allemand…bof. a part chez vw la beetle .

    • Manchu dit :

      Les gars, n’oubliez jamais une chose: l’approche du design dépend de la culture et du pays. Un allemand ne fera jamais la même chose qu’un français, qu’un italien, qu’un suédois ou un japonais.

      Donc oui une allemande est moins « jolie » en général qu’une « italienne ». Mais une allemande est largement supérieure en qualité perçue, et est dessinée pour donner une impression de qualité, de robustesse, de maîtrise. Elle est faite pour être vendue sous la même forme en Europe, aux USA, en Asie ou en Australie. C’est un choix qu’ils ont fait, c’est leur sensibilité. Et en général ça paie car le style vieilli mieux. Une Golf est bien proportionnée, bien dessinée. Les Audi aussi. Les Merco aussi (sauf le restyling de la classe E, je ne comprends toujours pas). Et quand un mec se dit « tiens on va changer les choses » il s’en prend en plein le figure (quoi, qui a parlé de Chris Bangle?!). Résultat, c’est le bazar.

      Après, la joie des studios de design, c’est qu’ils sont des lieux d’échanges culturels. Et parfois, un latin se retrouve à la tête d’un studio de design d’un groupe germanique. Et ça donne parfois de belles choses: Audi A5, VW Sirocco, Seat Leon 2. Parfois non.

      Pour en revenir à la question initiale, non ce n’est pas de l’ironie (si je dois acheter un jour une compacte ça se finira probablement avec une Golf) mais plutôt une résignation. Je le redis, les temps changent, et ça craint.

    • Mugiwara dit :

      @ Joest Jonathan Ouaknine

      Euh Greg et compagnie n’ont jamais sortie de commentaire en rapport avec les articles, ils viennent juste Troller comme dab tout article en rapport de pré ou de loin avec Fiat group ou tout autre nom « Italien »…
      Et malheureux que vous êtes de leur avoir dit que la Golf été l’oeuvre d’un designer italien ils ne vont plus en dormir.

      Sinon article bien interressant et tristement vrai et qui rejoinds d’une certaine manière la disparition de la plupart des petits constructeur automobile artisanaux que l’ont pouvaient trouvées en Italie comme en Angleterre.

    • r dit :

      Objectif, arrête de ressortir cet argument à chaque fois parce qu’une étude anglaise à pointer les allemandes.
      Il y a plein d’autres statistiques, ADAC, Touring Secours, … qui mettent les allemandes et asiatiques (hors Chine) en tête. On roule en allemande depuis plus de 40 ans dans la famille sans jamais une panne et avec des voitures kilométrées.
      Maintenant, je suis d’accord une VW, une Audi, cela fait presque 20 que leurs style n’ont pas évolués. BMW (a) fait des mochetés et n’est pas non plus le plus innovateur. Mais pour moi, c’est le plus « latin » des allemands dans son design et son esprit de voitures sportives. (quoiqu’Audi est ses RS s’est bien rattrapé, idem Mercedes avec AMG). La ligne des coupés d’ailleurs est toujours d’inspiration de la E9, inspirée de la 2000 coupé dessinée par Bertone. Mercedes commence à oser et ont sortis des voitures innovantes : CLS 1ere génération, nouvelle Classe A …
      Maintenant, pour moi, il y a aussi de belles italiennes, l’Alfa 159 n’a pas pris de rides, la 500 aussi.
      Les GT des années 50, 60 et 70 italiennes sont sublimes. Les anglaises de la même période aussi.
      Et je rejoint l’avis de greg, une allemande, cela ne bouge pas dans le temps. J’ai une BMW de 28 ans et ses plastiques n’ont pas vieillit, elle n’a pas de bruit de mobilier (et en plus elle est fiable et rapide). Une Audi A3 a beaucoup plus de fixations mobilier qu’une française équivalente (test français) mais elle le fait payer dans ses tarifs.

      Pour revenir à l’article, je ne pense pas que le design italien va mourir, il va repartir de plus belle. Il y a quand même une tradition dans ce pays, et le concours de Villa d’Este est là pour le rappeler.

    • greg dit :

      @JJO : mon commentaire était une réponse à la remarque du personnage au-dessus de moi.
      C’est certes hors sujet, mais son commentaire l’était tout aussi.
      j’en ai juste un peu marre de ce german bashing et ce genre de positions stupides.
      Et effectivement, la Golf I est signée Italdesign, tout comme la première Scirocco, ainsi que la sculpturale Brera
      @Mugiwara: je pense que c’est l’hopital qui se fout de la charité, toi et Bruce vous maitrisez un art du trollage pro-italien avec une telle constance que cela en devient fatigant….J’aime les voitures italienne, mais je suis assez fatigué par votre trollage permanent.
      Maintenant si tu trouves d’autres de mes interventions hors sujet, libre à toi de me répondre sur les sujets concernés. Mais c’est bien la première fois que j’ai une accusion aussi ridicule.Mais bon venant de toi….

  5. seb92 dit :

    Tres interessant jjo. Très bon article.

  6. Julien dit :

    Vous ne mentionnez pas Touring Superleggera ? A nouveau présent depuis 2007 et avec succès…l’exception qui confirme la règle peut-être.

    • Bruce dit :

      +1 Julien

      En effet lors du dernier salon de Genève ..
      Sur une base d alfa roméo 8c il en fabriqué la disco volante toute en allue ..un bijoux ;-)

  7. carcassor dit :

    mais putain, arrêtez ces articles qui ramassent toute la misère du monde, par pitié….

  8. leelabradaauto dit :

    Le logiciel que ford a mis en application le 1er av la focus a « lissé » les productions. le desing automobile va vivre comme l’industrie: la disparition du travail de l’artisan. C’est l’ère qui veut ceci, la rentabilité. Les computers sortent les mêmes images numériques chez tous. Ensuite on s’oriente, mais tout se ressemble avec l’espionnage.

  9. Scudric dit :

    Sinon c’est pas pininfarina qui a dessiné cette horreur d’autolib ? ca prouve que le design italien est aussi capable du pire

  10. y'ak'à dit :

    Question à J. Ouaknine : que devient l’alliance Boloré et Pininfarina ?… Si je ne me trompe pas; à un moment donné il était question que Boloré prenne une part importante dans l’actionnariat de Pininfarina ?

    • Financier dit :

      Boloré et Pininfarina ont créé une entreprise commune pour la production des fameuses voitures électriques. Depuis la société a été entièrement reprise par Boloré.
      Il n’a jamais été question que Pininfarina cède une participation dans sa société de design qui est indépendante même si elle dispose de plusieurs filiales à l’étranger.

      @ J. Ouaknine :
      L’article décrit bien l’état actuel de l’industrie automobile européenne, ventes revenues au niveau des années 80 et prix cassés. Ce qui marche c’est le low cost. Triste constat mais rien de plus factuel.
      Le design italien a fait rêver des générations et ces chefs d’entreprise qui n’étaient que des designers ont voulu se lancer dans la production. Grave erreur car ce secteur est très différent.
      Dessiner ou même encore industrialiser (sur le papier) une voiture est un métier intellectuel, la produire nécessite des moyens industriels qu’ils n’avaient pas et ont du beaucoup investir. Pininfarina comme Bertone sont arrivés à fabriquer 50.000 voitures par an chacun au mieux de leur forme, plus que les Ferrari, Maserati, Jaguar etc…réunis.
      Les constructeurs, leurs clients, ont, comme dit, faire des économies et réduire les modèles de niche, regrouper les productions en interne et arrêter la sous-traitance complète au profit de la sous-traitance des composants.
      Pininfarina, comme Bertone existent toujours et signent encore de belles carrosseries et études de style mais ne produiront jamais plus le moindre modèle, sinon quelques prototypes.

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