Berline compacte : Nissan choisit…l’Espagne

Nissan Barcelone Berline compacte : Nissan choisit...lEspagneC’était pourtant une possibilité évoquée fin janvier à la fois par Renault-Nissan mais également par le Ministre du Redressement Productif mais les dernières rumeurs faisaient état d’un autre choix pour Nissan. C’est désormais officiel, la prochaine berline compacte Nissan échappe à la France et sera assemblée à Barcelone.

1 000 emplois directs et 3 000 indirects
Entre chômage et compromis, les syndicats espagnols ont visiblement choisi. Selon un porte-parole du fabricant, la direction et les représentants du personnel ont trouvé un accord portant sur la flexibilité des horaires, mais également les salaires à l’embauche. Cette version de la « flexi-sécurité » a déjà été utilisé par Renault avec succès il y a quelques mois en Espagne.

Concrètement Nissan va investir 130 millions d’euros pour pouvoir fabriquer un nouveau modèle dans l’usine de Barcelone. Cette usine, qui assemble actuellement des NV200, des Pathfinder et des Primastar, doit voir ces deux derniers s’arrêter en 2014. Après de longues négociations avec la direction, les syndicats ont obtenu l’assemblage de la boite de vitesse de la Leaf, la fabrication d’un pick-up (il y a deux ans, dès 2015) et donc cette nouvelle berline compacte (mi-2014 au plus tard). A la clé, la création d’environ 1000 emplois directement à l’usine avec une retombée d’environ 3 000 emplois indirects.

Travailler plus pour gagner moins…mais travailler
Les nouveaux employés toucheront environ 20% de moins que les salariés actuels, les horaires seront flexibilisés (possibilité de journées plus longues lorsque la production doit augmenter, journées plus courtes d’autres fois, etc.) et le nombre de jours travaillés sera en augmentation. Le Directeur Général de Nissan Espagne, Frank Torres se réjouit d’un tel accord : « Dans les prochaines années, l’usine de Barcelone tournera à sa pleine capacité, avec plus de 200 000 unités produites par an tout en conservant son attractivité pour produire de nouveaux modèles. Etant donnée l’environnement actuel, c’est non seulement un grand accord pour Nissan, mais également pour l’industrie toute entière de ce pays ».

Cet accord espagnol est un coup dur porté aux négociations actuellement menées par Renault et les syndicats. Ces derniers accusent Renault de mettre la pression sur les négociations, certains parlent même de chantage. Pas sur que cette décision de Nissan apaise les débats.

Pour aller plus loin : Nissan pourrait produire sa prochaine compacte en France
La future compacte de Nissan finalement produite en Espagne ?

Source et photo : Nissan – l’usine sur le port de Barcelone

  1. SAM dit :

    Un radis et une soupe, ils vont finir par les payer comme cela les espagnols… Je sais pas s’il faut absolument travailler et se faire exploiter ou vivre sans rien mais libre. On vie une époque formidable! Nissan et Renault exploite la misère espagnol, j’ai honte.

    • John dit :

      Ils fournissent le lubrifiant en même temps chez Nissan. Si c’est pas de l’esclavagisme moderne… et ça ne pose de problème moral à personne, c’est normal…

  2. Tofy dit :

    L’idée de pas d’emploi ou de l’emploi? Je comprends les espagnols pour le 2ème choix!!!
    Vaut-il mieux perdre quelques avantages, ou perdre son emploi? Pour ma part le choix est fait.
    Maintenant, il en est navant d’en arriver là, c’est sur.
    J’ose espérer que nos syndicats privilégie l’emploi à leur nombreux avantages … qu’ils perdront quoiqu’ils en soient si l’entreprise n’est plus!!!!!!!!!!!
    Salop de patron, mais aussi, et surtout, salop de syndicats!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • John dit :

      Dans le cas des espagnols, ce n’est ni plus ni moins que l’exploitation de la misère humaine. Si on en vient à tout sacrifier à son travail pour payer son toi et à manger SEULEMENT ce n’est pas une vie mais une survie, personnellement ce n’est pas exactement ce à quoi j’aspire. Alors oui les pays en développement le font, mais avec l’espoir d’améliorer un jour leur condition, quand on regresse il est où l’espoir d’amélioration?

      D’autant plus qu’avec la flexibilité, tu ne peux rien planifier en avance dans ta vie, profiter de ta famille. Les horaires fixes ça permet d’établir un rythme qui au delà du confort social offre également un cycle supportable par le corps humain.

      Ce genre de contrat foireux généralisé va faire reculer l’espérance de vie c’est certain (vous me direz ça solutionnera le problème des retraites mais pas forcément celui de la sécu)

  3. fixman dit :

    surtout salop de système, contre lequel les états de font rien (et sont surement contents de ce qui arrive)

  4. cb dit :

    La France fille tout droit comme en Espagne et malhereusement le gouvernement préfére se battre sur le droit au mariage pour tous alors que la situation économique leur échappe complétement.
    C’est sûr qu’il vaut mieux perdre quelques acquis sociaux que se retrouver avec pas grand chose et plus rien au bout de quelques mois mais ça c’est dur à avaler et travaillant dans une grande entreprise je n’ai pas de mal à comprendre que les sociétés préféres d’autres pays que la France : entre les taxes, les syndicats et les grêves à répétitions…..

  5. guy liguily dit :

    carlos ghosn ! le roi des haltères mondialistes il est le seul à soulever les syndicats le gouvernement à bout de bras en une fois ! sous les hourras . hélas vous savez qu’une fois levés !! il lache le tout d’un seul coup ………et patatrac .
    @tofy  » salop de patron  » toi tu regardes les prix en achetant et en prenant le plus juste ! normal . alors un patron regarde le prix des ouvriers pour pouvoir placer son produit au plus juste face aux autres ! normal aussi ..

    • seb92 dit :

      Les patron des multinationales ont le pouvoir et les moyens d’amméliorer les choses, au lieu de ça ils achèvent l’ouvrier espagnol déjà blessècet à terre.
      +1 à tous les commentaires précédent sauf guylyguyli.

    • wizz dit :

      +1 gui liguily

      Il y a longtemps, la Chine n’était rien.
      Puis la Chine a décidé de faire du dumping social: des zones franches, des ouvriers pas chers interchangeables à volonté, pas de norme environementale. Bref, fabriquer pour pas cher

      Puis dans les années fin 80 début 90, quelques entreprises occidentales commencent à fermer des usines en Occident pour ouvrir d’autres dans ces zones franches en Chine. La plupart avaient à l’époque décidé de rester en Occident, en Europe, et même en France (Moulinex, Seb, Thomson, etc…)

      Et donc dans ces années début 90, dans les rayons des supermarchés, il y avait des produits made in France avec des prix comme avant, posés à côté des produits made in China moins cher. Alors je pose cette question:

      -Combien de personne à cette époque s’étaient dit « ce produit pas cher est fabriqué en Chine, en exploitant la main d’oeuvre chinoise pire que des esclaves. C’est injuste. Je décide de ne pas acheter ce produit made in china mais continuer à acheter nos produits made in France. »
      Combien de personnes avaient cette réaction, ce comportement vertueux????

      à voir ce qui avait suivi, puisque peu à peu, les entreprises implantées en France avaient le choix entre délocaliser our être aussi compétitifs que les autres…ou mourrir si rester en France, on peut conclure que ce genre de personnes contitue une très faible minorité.

  6. pat d pau dit :

    NIssan va en espagne?? non dit moi pas que c’est pas vrai ;-)

    La servitude volontaire developpé par Renault… en fait Ghosn est un philosophe ;-)

    Cert

  7. pat d pau dit :

    Certains ont cru que les nissan iraient en France ? pourquoi ?

  8. yann dit :

    Cela souligne qu’il devient vraiment indispensable de taxer à l’entrée tout produit venant d’un pays pratiquant le dumping social. Avec la Chine cela devrait être fait depuis longtemps. Si le phénomène s’accélère et touche nos voisins européens cela ne va plus être supportable.

    Il est impossible de lutter face à des pays dont la législation du travail fond comme peau de chagrin ou qui n’offrent aucune protection sociale (sécu, chomage…). Sauf à baisser jusqu’à leur niveau.

    La réponse a donner est politique. Les USA pratiquent un protectionnisme déguisé via les normes et autres considérations de sécurité voire de défense nationale (pour l’infra telecom récemment par exemple) et leur économie semble reprendre la bonne direction. A quand ces décisions chez nous?

    • wizz dit :

      Ce n’est pas aussi simple

      Les USA, c’est UN pays, UNE loi, qui joue UN jeu, pratique UNE règle, pour UN intérêt commun.
      Pratiquer le protectionisme, c’est donc fermer la frontière où se trouvent 300 millions d’américains. C’est donc un marché interessant: il y a assez de consommateurs pour pouvoir justifier un investissement, une implantation sur ce territoire

      En Europe, c’est un assemblement de différents pays, qui ont des niveaux de taxation différente, qui ont des niveaux salaires différents, etc… Evidemment, un industriel venant de l’extérieur, ici c’est Nissan, choisira le paramètre qui lui arrange: flexibilité et bas salaire en Espagne. On a connu le dumping social de l’Irlande dans les années 90 (voir l’affaire Hoover), puis le dumping chinois contre le reste du monde. Ici, c’est le dumping de l’Espagne contre la France sur les sites de production Renault-Nissan
      Pour pratiquer le protectionnisme aussi bien que les USA, il faudrait que l’Europe impose une règle unique, un niveau unique, etc….c’est à dire comme les USA. De cette manière, il n’y aura pas de distorsion à l’intérieur de l’UE, et donc pas besoin de se demander qui finira par baisser le froc plus que d’autres. Mais ça, il faudrait que chaque pays renonce définitivement à sa souveraineté pour que l’UE puisse se construire une politique forte sur du long terme. Et ça, ce n’est pas pour tout de suite….

      Sinon, chaque pays européen pourrait très bien pratiquer son protectionisme. La France pratique son protectionisme. L’Espagne pratique son protectionisme. L’italie en fait autant. Etc… Le problème devient alors la taille critique. Certains types de bien de consommation peuvent se contenter d’une petite unité de production. D’autres, pour être rentables, doit être produit en très grande quantité, dans des grandes usines, ce qui est alors incompatible avec un petit pays de quelques millions ou dizaines de millions d’habitants. Les industriels n’iront pas s’implanter en France et produire pour le marché français, et implanter une autre usine en Espagne pour le marché espagnol, puis idem pour l’allemagne, etc… Ça lui revient trop cher et il perdra de l’argent dans chaque pays. Alors dans chaque pays, il y aura moins de choses à vendre, moins d’activité économique et cela se traduit par….une baisse du BIP, chose dont les gens n’aiment pas les conséquences.

      Bref, ce n’est pas aussi simple pour nous européens/français que pour les américains, chinois ou indiens. 1 milliards de consommateur pour un pays et une loi, contre 300 millions de consommateurs européens avec une trentaine de pays qui n’ont pas le même intérêt commun.
      Les USA ferment les frontières, et que Nissan s’implante en Alabama ou en Georgie, ça ne change rien pour les USA, et rien pour Nissan puisqu’il trouve les même conditions sociaux économiques
      L’UE ferme les frontières, mais que Nissan s’implante en Espagne ou en France, ça ne revient pas au même, pou Nissan d’un côté, et pour la France ou l’Espagne de l’autre…

  9. Dédé dit :

    Dans un pays où le chômage officiel (et donc sous-estimé) est à 27%, il ne faut pas faire la fine bouche pour trouver du travail.

Réagissez à cet article !

RSS - Flux pour ces commentaires.

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire. Les commentaires hors sujet, injurieux ou n'apportant rien au débat en cours seront dorénavant supprimés sans préavis au même titre que les auto-promotions de sites web récurrentes. Merci de votre compréhension.

(Ne sera pas publiée)

Pas encore inscrit au Blogauto ?

Inscrivez-vous ici en quelques mn !

Les plus actifs seront sollicités pour des essais automobile, jeux concours, évènements.

Inscription