Bilan financier 2012 : Ford, résultats opposés entre Etats-Unis et Europe

Ford Bilan financier 2012 : Ford, résultats opposés entre Etats Unis et EuropeFord ouvre le bal des annonces de résultats financiers. Une ouverture en vert avec un bénéfice net de $5,7 mds (4,2 mds €). Le constructeur tire l’essentiel de son profit, et l’Europe est cette année encore lourdement en déficit.

Après une année 2011 record, il était difficile pour Ford de faire mieux, et de fait les résultats sont en légère baisse. Mais n’en sont pas moins largement positifs. Au rayon des ventes, le groupe américain a écoulé 5.668.000 véhicules (production de 5.708.000 véhicules), une baisse de 27.000 unités par rapport à 2011. Les ventes se répartissent ainsi, par ordre d’importance des régions : 2.784.000 pour l’Amérique du Nord (USA, Canada, Mexique), 1.353.000 pour l’Europe, 1.033.000 pour l’Asie/Pacifique (y compris la Chine) et enfin 498.000 pour l’Amérique du sud.

Des régions qui ne sont pas placées non plus sur un pied d’égalité quant à leur rentabilité. L’Amérique du nord est aussi la région la plus profitable, avec une marge opérationnelle de 10,4% (en progrès de 2,1 points) et un bénéfice avant impôts de $8,343 mds (6,15 mds €). L’Amérique du sud est également profitable avec $213 mns (157 mns €) et une marge opérationnelle de 2,1%. L’Asie Pacifique, malgré le progrès des ventes en Chine, affiche une perte de $77 mns (marge négative de -0,8% / 56,7 mns €). Pour 2013, cette région devrait être profitable grâce à de nombreux lancements de produits. Toutefois, les investissements sont encore importants pour atteindre les objectifs fixés.

Reste l’Europe, qui se présente ici comme le talon d’Achille du groupe, alors que c’est aussi la région qui a sans doute le plus contribué en termes de produit au plans de globalisation One Ford. La perte y est ainsi de $1,753 mds (1,29 mds €), soit une marge négative de 6,6%. 1,7 milliard, c’est aussi la contribution positive de la filiale bancaire Ford Financial.

Au global, le bénéfice avant impôts s’établit à $7,966 mds (5,87 mds €) et le bénéfice net à $5,665 mds (4,18 mds €). L’entreprise a par ailleurs continué à assainir sa situation avec un Free Cash Flow à $3,4 mds (2,5 mds €) dont un sur le seul quatrième trimestre. Les liquidités disponibles pour le secteur automobile sont à présent de $24,3 mds (17,9 mds €), soit 10 de plus que le niveau de la dette.

Les fonds de pension ont également fait l’objet d’une diminution des risques. Ford a ainsi réglé en 2012 $3,4 mds (2,5 mds €) aux fonds de pension de ses salariés, dont 2,3 de versement volontaire anticipé. En 2013, le groupe prévoit $5 mds (3,68 mds €) sur le même poste, dont 3,4 de façon anticipée.

Les objectifs pour 2013 sont d’améliorer le niveau de Free Cash Flow, maintenir le bénéfice et la marge opérationnelle. En termes de volumes, le groupe compte améliorer sa part de marché aux Etats-Unis (15,2%) et en Chine (3,2%), et espère plus simplement la maintenir en Europe (7,9%).

Source : Ford

  1. samuel dit :

    La perte y est ainsi de $1,753 mds (1,29 mds €) en Europe !

    Ford trinque plus que PSA ou Opel. Heuresement que les pick up F-150 se vendent bien aux US. S’ il avait le marché de PSA, il serait mort.

    Ils ont fermé 2 usines en Europe et celui qui a payé le plus cher est la Belgique ( Genk : 10 000 emplois)

  2. Verth. dit :

    Tiens, à propos, l’autre jour nous apprenions que les Riley-BMW du Chip Ganassi Racing avaient « trusté » les premières places sur la grille de départ des 24h. de Daytona, épreuve qui traditionnellement lance la saison d’endurance, toutes disciplines confondues et Dieu sait s’il y en a des championnats de toute sorte alors que la FIA et l’ACO, qui pèse son poids, sont infoutus de mettre sur pied un vrai Championnat du Monde qui vaille… On ne nous fera pas croire que le prochain, car les règlements changent plus vite que les plateaux ne se remplissent, vaudra mieux que les autres. De ce côté-ci ou de l’autre de l’Atlantique !

    Mais bref, depuis, plus rien. L’épreuve a-t-elle eu lieu finalement ? Qui l’a emporté ? Pourquoi ce black-out ? Vous me direz, il y a d’autres site pour se renseigner. C’est vrai, mais quand on fait mine de suivre l’actualité du sport auto, le minimum est d’aller jusqu’au bout de l’info.

    Bon, je dis ça, je dis rien ! C’est vrai que nous avons droit à un article sur les 50 ans de la formule Vee organisé par WV sur l’anneau de Daytona, c’est drôlement intéressant !

    • beniot9888 dit :

      Quel rapport avec l’article ?

      En bas, il y a un lien « contact », si tu as des insatisfactions ou des suggestions que tu souhaite partager avec la rédaction de ce site.

  3. John dit :

    Je trouve injuste la façon dont Ford traite l’Europe… Ils ont le même problème que tous les constructeurs généralistes en Europe (hormis Volkswagen qui veut bouffer tout le monde et faire le ménage, ne sont ils pas quelques peu responsable de la surmorosité ambiante avec leurs plans pour 2018?), alors qu’en effet si Ford possède une gamme performante aujourd’hui c’est grâce en grande parti aux gens des BE européens (le 1.0 Ecoboost et developpement des boîtes de vitesses Powershift).

    Alors la R et D est une « charge » dans le bilan financier, mais elle participe grandement à la qualité des ventes au niveau global et y compris sur les marché US et Asie

    • Scudric dit :

      VAG bouffe tous le monde?

      wooaoo vu les commentaires la marie jeanne doit être en solde en ce moment! mdr

      Depuis le temps que l’on nous dit qu’il vont etre numéro 1 mondial…. on attend encore! mdr

    • Scudric dit :

      Excuse autant pour moi j’ai mal lu entre vouloir et pouvoir!

  4. SAM dit :

    Le problème du marché européen c’est l’Allemagne, il y a trop de labels :
    MAN, Ford Europe (basé à Cologne), Opel, BMW, Audi, Mercedes, Porsche, Seat (l’Allemagne reste son premier marché), Skoda, (l’Allemagne reste sont premier marché) et un ultra dominant : VW. Du coup, l’Allemagne qui ne connaît pas la crise en fait connaît une crise moins structurelle mais durable : ce marché ne peut plus absorber autant d’autos. Du coup, les marques allemands partent à la conquête d’autres marchés : 2 marques d’entrée de gamme, 3 généralistes et 3 premiums, ça fait beaucoup. Pour survivre, ils sont obligés d’inonder le marché européen, américain et chinois.

    Le problème du marché mondial c’est le Japon, il y a trop de labels :
    Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Suzuki, Isuzu, Lexus, Hino, Mistubishi Fuso, Ud Trucks, Daihatsu et un ultra dominant : Toyota. Du coup, le Japon n’arrive pas à absorber tous ces produits. Les marques japonaises doivent leur survie au marché chinois, américaine et européen. En fait, au Japon, il n’y a que Toyota qui vend des autos et en Allemagne, il n’y a que VW qui vent des autos, alors pourquoi garde toutes ces marques?

    En fait l’industrie allemande et japonaise sont puissantes mais anachroniques, elles correspondent à une idée passée ; ils ont trop de labels, il va falloir faire le ménage. Donc Ford, PSA, GM, Fiat, Renault doivent les attaquer de façons frontal et arrêter de contourner le problème.

    • muf dit :

      En fait, les industries japonaise et allemande ont compris que si la mondialisation était inéluctable, il valait mieux être puissant que faible. Après, on peut penser qu’il y a un problème philosophique avec l’idée de croissance infinie sur une Terre aux ressources finies dont la population croît sans arrêt, mais c’est une autre question.

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