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Essai Fisker Karma – Energie positive (1/3)

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Le nombre de cylindres n’est peut être pas forcément la seule mesure étalon en matière de performance et de plaisir automobile. Et écologique ne rime pas forcément avec monotonie et apathie. La Fisker Karma tente ainsi de jouer à la fois la carte du plaisir, mais aussi du respect de l’environnement. Et avec panache.

Introduction

Henrik Fisker donne naissance à sa première société automobile en 2005. Fisker Coachbuild cherche alors à faire renaître la grande époque de la carrosserie sur mesure, en proposant deux modèles sur la base des BMW Série 6 et Mercedes SL, les Latigo et Tramonto. Mais c’est en 2007 que va naître Fisker Automotive, sur un constat qui semble simple : pourquoi devrait-on rouler sans saveur pour rouler écologique. Le but est alors de donner naissance à une voiture de luxe aux vertus écologiques.

Présentation générale

La Karma est ainsi une berline de haut de gamme (vendue entre 100 et 125.000€ selon les versions), propulsée par deux moteurs électriques développant ensemble une puissance de 408 ch. Un moteur par roue arrière. Les batteries de 21 kWh alimentent cette cavalerie sur environ 80 km, puis un moteur thermique vient produire de l’électricité pour alimenter les moteurs électriques. Pas de pseudo prolongateur d’autonomie comme sur  la Chevrolet Volt. Ici il n’y a réellement aucun lien mécanique entre le 4 cylindres Turbo de 212 ch (origine GM) à l’avant et la propulsion électrique, à l’arrière. Des panneaux solaires sur le toit permettent de recharger les batteries. En priorité la classique batterie 12V afin de ventiler l’habitacle lors d’un stationnement par exemple. Puis, si cette dernière est pleine, la batterie principale. Fisker revendique 321 km d’autonome électrique par an par ce système. A condition d’habiter une zone à l’ensoleillement équivalent à celui de la Californie.

Style extérieur

L’un des arguments de la Karma, c’est son style. Et pour cause, Henrik Fisker est entres autres le créateur de la BMW Z8 ou encore des Aston Martin DB9 et V8 Vantage… On retrouve donc s patte et d’inévitables signes de ressemblance avec ses précédentes réactions. Basse (1m33), large (1m985) et longue (4m998), la Karma impressionne et traduit ses désirs de plaisir automobile.

Excessive pour certains, splendide pour d’autres, elle ne laisse pas indifférent. Mais contrairement à d’autres véhicules elle ne provoque pas de réactions négatives de la part du public, qui ne manque pas d’avoir l’œil attiré sur cet engin insolite circulant sans bruit… Enfin, pas tout à fait puisqu’un système de bruitage permet de se faire entendre à basse vitesse. Il ne faut toutefois pas être trop exigent en matière d’ajustements de carrosserie : capot, porte de coffre,, boucliers, feux sont ajustés de façon assez approximative, avec des jeux importants et irréguliers.

Style intérieur

La remarque sur les ajustements ne vaut que pour l’extérieur, car à bord, rien à redire. Car en fait, quasiment aucun plastique visible. La planche de notre version Ecochic est entièrement habillée de tissu et de velours. Du plastique ? Oui mais recyclé, comme la plupart des matériaux (tissu, velours…). Jusqu’aux inserts en bois qui sont réalisés à partir de bois récupéré lors de tempêtes et incendies de forêts… Les inserts en plastique translucides sont ornés de feuilles de magnolia. On critiquera par contre le fait que les divers inserts façon métal soient en plastique, y compris ceux que l’on touche : chrome sur le volant, platine de porte ou de console centrale…

De façon générale, le style est au contraire de l’extérieur très sobre. Sobriété gagnée en grande partie grâce au regroupement des fonctions de commande sur l’écran central tactile (et haptique). Joli, mais peu ergonomique, et très lent. Petit constructeur, Fisker ne peut encore se payer toute ses pièces, et l’on retrouve quelques commandes issues de l’environnement GM (réglage de rétroviseurs, commodos, platine de commande de vitres électriques…). Mais avec une intégration globalement plutôt bien réalisée.

Equipement

L’équipement de série est complet, et ne comporte que peu d’options. Les trois versions proposées sont EcoStandard, EcoSport et EcoChic. La première se passe de navigation ou de caméra de recul par exemple, et les deux dernières se distinguent surtout par leur matériaux intérieurs, cuir pour l’Ecosport, 100% velours réalisé à partir de matériaux recyclés et sans origine animale pour l’Ecochic. On s’interroge toutefois sur la durabilité de ce matériau, en particulier sur le volant.

Nous ne sommes pas à bord d’une grosse berline allemande richement dotée par les équipementiers. Donc ici, point de sièges ventilés, massants, d’aides à la conduite qui prennent tout en main.

Principaux équipements
EcoStandard
EcoSport
EcoChic
Airbags conducteur et passagerSSS
Airbags genoux conducteur et passagerSSS
Airbags latéraux avantSSS
Airbags rideauxSSS
Volant réglable en hauteur et profondeur (électrique)SSS
Phares bi-xénonSSS
Aide au stationnement AV / ARSSS
Surveillance de la pression des pneumatiquesSSS
Climatisation automatique bizoneSSS
Capteurs solaires sur le pavillonSSS
Ecran tactile multifonction 10″2SSS
Sièges avant réglables électriquementSSS
Sièges avant chauffantsSSS
Sièges arrière chauffantsSSS
Accès et démarrage sans cléSSS
Régulateur de vitesseSSS
Habillages en bois récupéréSSS
NavigationSS
Caméra de reculSS
Pack audio premiumSS
Sellerie cuirSS
Sellerie en velours à base de matériaux recyclésS

Modularité / Habitabilité

Avec ses batteries logées dans un tunnel central et sous les places arrière, la Karma est une stricte 4 places. De par ses proportions, la Karma est à mi-chemin entre berline et coupé, et l’on y est engoncé, coincé entre la porte et le tunnel assez haut. Les occupants des places arrière disposent d’un tunnel équivalent à celui des places avant, et de sièges individuels de confort équivalent, c’est à dire très bon. Le rayon de genoux et la garde au toit sont en revanche limitées. La sensation d’espace n’est donc pas sa qualité première, vous l’aurez compris.

Et le coffre de 195l est tout juste taillé pour emporter un sac de golf… En outre, les cols de cygne empiètent largement sur le volume. Les parties latérales sont donc de facto quasiment inutilisables. Dommage de ne pas avoir opté pour une conception à parallélogramme moins contraignante.

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Châssis, confort et comportement
Moteur et transmission
Performances et consommation

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15 Commentaires sur "Essai Fisker Karma – Energie positive (1/3)"

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Raph
Invité

En gros, une finition a la truelle, pas d’equipements, des commodos GM, une ergonomie douteuse, des matériaux douteux… Tous ca pour seulement 100.000 euros. Une affaire…..

Putain la blague quoi.

Emilie
Invité

J’adhère aux propos de Raph, la voiture est certes jolie à regarder mais la qualité semble en complet décalage avec le niveau de gamme. Le faible nombre d’options ne joue pas non plus en faveur de l’auto…

pcur
Invité

Pour l’avoir vu en vrai les ajustements de carrosserie sont assez choquants à regarder…

wizz
Membre

2500kg à vide, il faut des pneus bien costaud pour supporter la voiture, donc 285 de large à l’arrière

2500kg à vide, il faut des freins bien costaud pour pouvoir freiner la voiture. Et donc ça pousse à adopter des jantes de 22″

Ce qui fait que les passages des roues sont donc gigantesques.

Et comme il y a 2 moteurs électriques à l’arrière, qui délivrent 1330Nm, alors il faut aussi un énorme différentiel.

Alors avec tout ça, on n’a plus qu’un coffre rikiki. Et avec les passages de roues, ça donne un coffre avec une géométrie « inutilisable »

Chelmi
Invité

Comment ose t-il vendre ça ?

leelabradaauto
Invité

Pour les ajustement de carrosserie, nos amis anglais ds les ans 50/60 n’étaient pas champion du monde. Et 60 ans après les autos sont encore là et aimées. Donc , pas de critique à ce sujet , même si je ne l’ai pas vue cette auto. Pour juger, à part la démarche intéressante et qui va être copiée, il faut du recul: après 2 hivers par exemple si on a pas de remarques à formuler. Pour l’heure, on se doit de saluer avec optimisme

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