PSA : aide de l’Etat de 7 milliards d’euros et 4 projets communs avec GM

varin PSA : aide de lEtat de 7 milliards deuros et 4 projets communs avec GMPSA avait pourtant affirmé pouvoir s’en sortir seul et ne pas vouloir d’un Etat « sur son dos ». Pourtant PSA vient d’accepter l’aide de celui-ci, cette aide se faisant sous condition. Dans le même temps, PSA annonce que 4 projets de synergie/économies entre GM et PSA ont été identifiés.

7 milliards d’euros de garantie publique apportés sur 3 ans à la banque de PSA sur 3 ans. Voilà concrètement l’aide que l’Etat français va apporter au constructeur sochalien. Cela permettra à la BPF (Banque PSA Finance) de rassurer ses créanciers (garantie de l’Etat) et vraisemblablement de trouver de nouvelles lignes de crédits auprès des banques. Cette rallonge pourrait alors atteindre 11,5 milliards (dont 7 garanties par l’Etat français). Cette aide est donc plus un soutien et un signe de confiance de la part de l’Etat de manière à rassurer les financiers qu’une aide en monnaie sonnante et trébuchante.

Toute fois, cela devrait permettre à PSA de relancer la machine et de redémarrer certains projets mis en sommeil depuis 1 an ou plus. En échange de ce soutien, le gouvernement, par la voix du Premier Ministre Ayrault, souhaite des engagements forts de la part de PSA. Outre l’engagement de ne verser ni dividende, ni stock-option, le gouvernement renégocie actuellement avec PSA le plan de suppression de postes annoncé en début d’année. L’objectif étant de le réduire au maximum possible et de ne laisser personne « sur le carreau ».

Du coté de PSA, on souscrit totalement à ces engagements : « Il a été décidé, pendant la période de la garantie de l’Etat, de ne pas procéder à des distributions de dividendes ou à des rachats d’actions, et de ne pas attribuer aux membres du directoire d’options de souscription ou d’achat d’actions ni d’actions gratuites » selon un communiqué du groupe.

Le groupe annonce par ailleurs avoir identifié 4 grands projets industriels qui pourraient être mis en commun avec General Motors avec application pour 2016. Le premier est un monospace compact pour Opel et un Crossover compact pour Peugeot. Le second porte sur la mise en commun d’une petite voiture entre Opel et Citroën, le troisième porte essentiellement sur une plateforme commune d’une petite voiture avec faibles émissions de CO2 pour les marques Opel et Peugeot/Citroën. Quant au quatrième il concerne la mise en commun d’une voiture du segment D (familiale) entre Opel et PSA. Ce dernier concerne directement la remplaçante de la Citroën C5 qui selon les syndicats doit revenir à Rennes.

Ces annonces ont été faites dans le cadre d’un comité de groupe européen et devraient être suivies par d’autres annonces plus détaillées dans les prochains jours. Demain jeudi 25 octobre, une réunion tripartite entre PSA, les syndicats et le gouvernement devrait détailler les modifications éventuelles apportées au plan de restructuration du constructeur.

Lire également : le rapport Sartorius noircirait d’avantage le tableau
PSA demande une baisse du coût du travail en France

Source : AFP, France Inter, PSA, photo : PSA

  1. Popop dit :

    Et par la même occasion ils veulent pas se séparer de GM par hasard ?
    Des projets potentiels avec GM, cette blague, tout le monde sait que GM ne veut pas s’engager ni partager avec PSA…
    Et adieu les partenariats intéressants avec BMW, Fiat, Toyota…
    Ça sent le sapin pour PSA…

  2. juuhuu dit :

    PSA a joué au con avec leurs dividendes et sans prospective. WTF

  3. PL dit :

    1er temps : modèles en commun entre PSA et Opel (ceux-ci sont concurrents sur le même créneau)
    2d temps : fusion PSA/Opel et absorption par GM
    3ème temps : et un concurrent de moins dans le bal des prétendants au titre de constructeur majeur et donc un pas de plus vers la monopolisation

    • Thibaut Emme dit :

      En l’occurence GM cherche plutôt à se débarrasser de Opel. donc si votre 2nd temps se fait se sera pour qu’Opel rejoigne PSA et que GM s’en dégage (la pression est forte aux USA). Ce faisant GM s’évite l’épineux dialogue avec les puissants syndicats allemands…

    • Ca ressemble effectivement à un mariage/fusion qui ne dit pas son nom. Une fois que le coeur de gamme sera commun aux deux (trois) constructeurs, avec répartition des unités de production, le pas sera d’autant plus facilement franchi. Reste à savoir qui héritera du bébé. Pour ce qui est des aides, Bruxelles devrait râler très vite sous la pression des actionnaires de VW, dont les pouvoirs publics allemands. On n’a pas fini d’entendre parler de cette histoire.

  4. wizz dit :

    -au milieu, le gros morceau PSA-Opel dont il faudra découper les morceaux pourris (comprendre par fermer quelques sites)

    -à ma droite en première ligne, miss merkel
    -à ma gauche en première ligne, flanby
    -à ma droite en deuxième ligne IG Metal
    -à ma gauche en deuxième ligne la CGT

    attention, prêts, 3, 2, 1 fight
    que le meilleur gagne….

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