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Wiesmann MF5 Roadster : galop d’essai

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Au fil des années, les productions de la petite manufacture Wiesmann ont sans cesse évolué. En 2009, la firme allemande a présenté au salon de Genève la MF5 Roadster qui vient coiffer la gamme : le cabriolet mêle, comme ses sœurs, un superbe style néo-rétro, des dessous de dernière génération et un gros moteur d’origine BMW. Un engin dans le plus pur esprit anglais, sauf qu’il s’agit ici d’un produit entièrement germanique, avec la rigueur qui va avec. On n’a pas souvent l’occasion d’approcher un spécialiste de ce type mais grâce à Michelin qui développe une activité autour des petits constructeurs sportifs il nous a été possible de prendre en main le vaisseau amiral de Wiesmann sur la piste d’un aérodrome près de l’usine.

Dérivée du coupé Wiesmann MF5 GT, la version Roadster sait ravir la rétine comme aucune autre : depuis la proue jusqu’à la poupe, elle affiche des courbes sulfureuses et une ligne rappelant vaguement celle des Austin Healey 3000 des années 60. La face avant est agressive et la partie arrière, dépourvue du toit plongeant, laisse apparaitre des ailes hypertrophiées. Et pour cause puisqu’elles abritent à la perfection des Michelin Pilot Super Sport de 305/30 ZR 20.
Après l’ouverture de la petite portière et quelques légères contorsions qui ne devraient pas dépayser les possesseurs de Lotus Elise, on descend dans un cocon de cuir pleine fleur à la finition qui frise la perfection. Là encore on en prend plein les yeux. Quelle vision ! En fait, la Wiesmann MF5 Roadster fait penser à une Elise qui aurait subi de sérieuses séances de musculation associées à un régime à base de stéroïdes et abandonné toute preuve de rusticité. Seule ombre au tableau : la lecture des manomètres disposés au centre de l’habitacle demande une certaine accoutumance.


Sous son long capot, l’allemande abrite le V8 BMW TwinScroll 4,4 l de 555 ch de 5 750 à 6 250 tr/min et de 680 Nm de 1 500 à 5 650 tr/min. Comme dans ses donneuses d’organes bavaroises, la cavalerie est envoyée aux seules roues arrières grâce à la boîte robotisée à 6 rapports. On comprend mieux l’intérêt des voies élargies et de la taille généreuse des chaussettes. Ainsi dotée, la MF5 Roadster n’a pas du mal à expédier ses 1 410 kg, en atteste sa fiche technique : 3,9 s sont nécessaires pour atteindre les 100 km/h depuis l’arrêt alors que la vitesse maximale culmine à 311 km/h.


« Vous n’avez droit qu’à deux tours seulement, sur la ligne droite bordant le parking vous levez le pied et surtout, vous ne déconnectez pas l’ESP« . Le cadre est étroit, d’où notre titre timide. D’autant plus qu’une météo typiquement britannique est rapidement venue entacher ce court moment. Comprenez donc que nous n’avons pas eu le temps de commencer en douceur, mais suffisamment pour en profiter cheveux au vent (ce qui nous a également permis de mieux anticiper les avions approchant les pistes). Mode manuel, première, on enlève le pied gauche du frein et on se met debout sur la pédale de droite. La technologie TwinScroll permet à la MF5 Roadster d’aller chercher la zone rouge avec vivacité, avec une bande son caverneuse. Deuxième, troisième, les 200 km/h approchent à peine que nous devons nous jeter sur les freins. Avec un pied droit encore lourd, la tête vient dangereusement lécher le volant. L’attaque de la pédale franche est surprenante et les disques de 396 mm optionnels à l’avant ne peinent pas à stopper le cabriolet. Nous n’aurons pas eu le temps de tester leur endurance, mais espérons que la Wiesmann  n’a pas hérité de la légendaire « pédale spongieuse » qu’on reproche souvent aux BMW sportives.


Notre prise en main touche à sa fin sous les premières gouttes d’un déluge. Durant ces deux tours de manège, la Wiesmann MF5 Roadster nous a étonnés : sa construction artisanale est extrêmement soignée et l’incorporation des dernières technologies lui offre un tempérament viril mais sécuritaire. A 164 605 euros on pourrait par exemple s’offrir une Bentley Continental GTC V8 ou une Audi R8 V10 Spyder, et commencer à hésiter entre une Aston Martin DB9 Volante ou une Mercedes SLS AMG Roadster. Mais la MF5 Roadster s’adresse à ceux qui souhaitent accéder à un engin totalement exotique et exclusif et gagne à être plus connue. De plus, sa mécanique BMW, d’une fiabilité éprouvée, peut être entretenue chez n’importe quel garage du réseau. Où est-ce qu’on signe ?

La galerie complète de la Wiesmann MF5 Roadster (Crédit photo : SB/Leblogauto) :
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3 Commentaires sur "Wiesmann MF5 Roadster : galop d’essai"

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Fred
Invité

Bonjour dommage pour vous que l essai etais trop court mais le commentaire et les photos sont excellentes

josh
Invité

Elle a de grosses fesses !

digitaldream
Membre

J’adore cette bagnole :)))))

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