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Essai Chevrolet Corvette Grand Sport Convertible Centennial Edition : wonderful world

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Après avoir récemment essayé le monstre sacré qu’est la Nissan GT-R, nous avons décidé de varier les saveurs et les plaisirs. Quittant à peine la japonaise, nous faisons le grand saut en changeant de continent pour nous installer à bord d’une Corvette Grand Sport. Sauce Wasabi ou Tabasco, à quelle sauce préférons-nous être mangés ?

Allez, arrêtons d’emblée, il est vain de faire un GT-R vs Corvette, les deux autos étant radicalement différentes, dans leur esprit comme dans leurs spécifications. Concentrons nous plutôt cette fois sur ce que peut offrir la belle fille de Detroit.

Cette Corvette C6 Grand Sport Centennial Edition est une série limitée pour les 100 ans de Chevrolet. Le qualificatif Grand Sport dénote le fait que cette voiture emprunte à la Z06 ses trains roulants, suspension et freins, créant une étape intéressante entre la Corvette de base et la version plus sportive. La partie Centennial édition se matérialise par des stickers (discrets) mettant en scène le fondateur de la marque, Louis Chevrolet. Ce logo se retrouve également au centre des jantes et sur le volant. L’auto se pare d’une robe noire dite « Carbon Flash Metallic » lui conférant une allure sobre et chic. Cette teinte se décline à l’intérieur avec un cuir brun foncé, à peine rehaussé par des surpiqûres rouges parcourant tous les éléments de l’auto : volant, siège, tableau de bord : personne n’y échappe et cela créé une ambiance plaisante et luxueuse. Cela pourra dénoter avec des pièces de plastiques plus classiques, mais ce détail s’oublie rapidement à un instant précis : celui du premier coup de démarreur.

Ce que l’on attend d’une Corvette, c’est cette touche d’exotisme à l’américaine. Un gros moteur qui glougloute bien, qui se fait entendre parfois plus que de raison, et vous met en tête des petits bout de Californie alors que vous être dans la banlieue ouest de Paris. Et ce modèle ne trahit pas nos espoirs. Le V8 LS3 6,2l de 437 chevaux ne demande qu’à chanter de sa grosse voix et à se faire entendre par les 4 sorties d’échappement, faisant d’abord goûter à la magie de la Corvette par le conduit auditif.

Une magie qui continue d’opérer après quelques tours de roue. Comme cela arrive rarement, on ressent clairement le fait que la voiture émet de bonnes vibrations aux passants. Elle fait se tourner les regards, à un croisement des enfants mettent le pouce en l’air (non, ils ne font pas du stop), et dans les embouteillages un petit aboiement du moteur arrive à faire plaisir à nos voisins lors des heures rouges du périphérique parisien. On aura même constaté une tendance de jeunes femmes se faisant prendre en photo devant l’auto, à en rendre jalouse Daisy Duke. L’aura et le plaisir que dégage cette auto lui est indéniablement spécifique.

Il faut dire que visuellement elle ne peut être confondue à aucune autre. Dans la tradition américaine, elle offre un long capot qui n’en finit pas, associé à une largeur non négligeable de 1m92. Avec une garde au sol amenant à embrasser les dos d’âne, la vocation sportive est indéniable et pour certains un peu exagérée pour une auto qui incite surtout à cruiser tranquillement au soleil, surtout en mode cabriolet. Attention cependant, la pédale de droite n’est quand même pas là pour faire joli.

Bénéficiant d’un couple énorme, la moindre pichenette sur l’accélérateur fait bondir instantanément l’auto en avant. Et malgré la poussée initiale déjà conséquente, c’est vers 4000 tours/minute que l’on prend comme un deuxième souffle et que l’on passe de la vitesse d’un lièvre à celle du guépard. La Corvette délivre alors toute sa puissance et l’accélération semble sans fin. On atteint rapidement des vitesses que seuls les circuits autorisent, sous peine de voir son permis s’envoler plus vite que l’aiguille du compte-tour. La VMax est tout de même indiquée pour 300km/h !

Pour une auto qu’on imagine avant tout avec une boîte auto, la boîte de vitesse mécanique installée ici s’avère précise et très agréable à manipuler. Les passages se font du bout des doigts à la volée L’étagement est bien proportionné et permet de profiter de la puissance du moteur, sans creux ou sans nécessiter de faire s’envoler les tours.

On pourrait par ailleurs craindre une consommation excessive, la sonorité du moteur laissant imaginer un gros débit passant dans le V8 6,2l. En l’occurence nous avons été au contraire agréablement surpris d’avoir affaire à une auto plutôt sobre au vu de sa puissance. Nous aurons flirté avec les 10l/100km avec une conduite typée découverte de l’auto (donc parfois un peu lourde du pied droit), 25l/100km étant plus réaliste lorsque l’on commence à aller sur piste. Nous reconnaîtrons que notre modèle était équipé en pneus typés route d’un âge un peu avancé, et nous n’avons pas voulu trop les solliciter, du moins pas au delà du raisonnable.

Les sportives américaines n’ont pas toujours bonne réputation en terme de tenue de route, et on se souvient de notre comparatif Camaro vs Mustang où cette dernière avait un comportement délicat avec son pont arrière rigide. Cette Corvette Grand Sport amène à réviser ce préjugé. Le châssis est parfaitement sain, même en le titillant un peu. L’électronique embarquée aide bien entendu, tant qu’on le laisse connecté, tout comme la suspension dite Magnetic Selective Ride Control qui équipe cette Corvette. On ne devrait pas être surpris de cette bonne tenue, la Corvette  s’inscrivant depuis longtemps dans la tradition des américaines venant croiser le fer avec les purs sangs européens sur les pistes et y trouvant la gloire, en particulier au Mans.

Les us et coutumes d’Outre-Atlantique ont tout de même leurs petits défauts à l’usage. Ainsi, il ne faudra pas oublier ses clefs à l’intérieur, sous peine de voir l’auto se verrouiller. Et sans double sur soi, il faudra recourir au service d’assistance Chevrolet. On note aussi l’obligation de mettre la marche arrière à l’arrêt, sans quoi le coupe circuit ne s’active pas, avec comme sentence le risque de retrouver une batterie vide à son retour. Enfin, on regrette l’absence d’un coupe vent qui empêcherait la voiture de se transformer en sèche-cheveux V8 à partir de 90km/h.

Sportive dans l’âme, la Corvette Grand Sport l’a sans aucun doute. V8, gros freins, couple énorme, elle n’est jamais avare de bonnes sensations sur route comme sur circuit. Mais son charme ne se limite pas à cela. C’est avant tout une machine à plaisir à savourer lentement. Pas besoin de dépasser les limites légales pour l’apprécier, elle sait pousser fort, enivrer par son bruit, appelle à discuter amicalement avec des inconnus à un feu rouge. Au-delà d’incarner parfaitement la formule classique du « goût de l’Amérique », c’est un dépaysement automobile comme on n’a pas assez souvent l’occasion d’en vivre.

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Crédits photos : leblogauto.com
Remerciements : Grand Maisons

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7 Commentaires sur "Essai Chevrolet Corvette Grand Sport Convertible Centennial Edition : wonderful world"

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axsport92
Invité

Manque une video pour le son !!!!!!!!!

BrainZERO
Invité

Décidément je ne suis vraiment pas fan de la combinaison carrosserie noire+jantes noires, ce n’est pas très élégant. La voiture reste belle ceci dit.

juuhuu
Invité

Fantastique voiture ! Et très agréablement surpris par la conso !!

luxury
Invité

La conso annoncé par cet pub article est meilleurs que celle officiel (COUPÉ/CONVERTIBLE – GRAND SPORT:
Consommation de carburant, combiné (L/100 km): 13.3–13.4 ) trop fort cet essai.

Thibaut Emme
Admin

Comparer une consommation (estimée) sur route et une conso mixte n’a pas vraiment de sens.

La conso extra-urbaine officielle est de 9,3 l/100km donc plutôt cohérente avec une conso réelle d’environ 10l/100km. 😉

luxury
Invité

ce qui n’a pas de sens et un manque d’objectivité est de donner une conso à 90 km/h stable avec cette voiture, et arriver à égaler la conso annoncé avec un v8 américain chapeau vu les conditions d’homologation.

Certainement les sensations que procure de conduire une voiture attachante, sans rancune j’aurai aimé aussi.

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