Accueil Cabriolet Essai Chevrolet Camaro Cabriolet: Plein la vue

Essai Chevrolet Camaro Cabriolet: Plein la vue

128
9
PARTAGER

Lorsque l’on pense aux véhicules Chevrolet les plus emblématiques de ces dernières décennies, à ceux qui ont le plus l’ADN de la marque américaine, 2 véhicules viennent à l’esprit : la Corvette et celle qui nous intéresse aujourd’hui : la Camaro.

Car si désormais, une importante partie de la gamme actuelle a pour origine la Corée du Sud, ces deux véhicules sont clairement identifiables comme « américains ».

La Camaro, n’est pas totalement inconnue en Europe. La génération actuelle s’est faite connaitre via des placements dans des films, le plus célèbre étant la trilogie « Transformers », mais était aussi disponible à la vente en passant par des importateurs privés. Le prix d’achat s’en ressentait, il n’était pas rare de trouver la Camaro à plus de 60 000€, le prix de l’exclusivité.

Avec son récent restylage (reconnaissable principalement aux feux arrières), Chevrolet a décidé de reprendre les choses en main et de profiter de la bonne image de marque de la voiture, pour la distribuer directement dans son réseau. Cependant, La Camaro ne sera pas disponible chez tous les concessionnaires en France, seuls 61 sur les 160 seront habilités à la distribuer.

Pour l’Europe, pour préserver l’image exclusive et de « muscle car » de la Camaro, seule la version V8 est importée. Pas de V6 donc, mais tout de même deux transmissions au choix : manuelle 6 vitesses ou automatique, et deux types de carrosserie : coupé ou cabriolet. La gamme démarre à 39000€ pour le coupé, et 44000€ pour le cabriolet. Autant dire que la concurrence se fait rare, voire inexistante à ce niveau de prix.

C’est donc par une journée ensoleillée qui nous nous sommes retrouvés en Suisse, pays des berlines allemandes puissantes, pour l’essai de la Camaro. Vous préférez le coupé ou le cabriolet ? Manuelle ou automatique ? Quelle couleur ? Voilà un choix cornélien. Profitons un maximum des rayons de soleil, va pour le cabriolet. Sur ce genre de véhicule, la boite automatique semble le choix logique. Et la couleur ? Quelque chose qui en jette !!!

Et pour en jeter, elle en jette notre Camaro rouge cabriolet à bandes blanches sur le capot. Elle fait partie de ces voitures dont on a envie de faire 3 fois le tour avant de s’installer au volant. Pas la peine de vous décrire ces lignes, les photos parlent pour elle. Personnellement, de la triplette Camaro, Mustang, Challenger, c’est celle que je trouve la plus réussie, dégageant cette agressivité et puissance, sans tomber dans le côté « tuning ». Les lignes sont naturellement agressives, sans avoir besoins d’artifices supplémentaires.  A noter que Chevrolet compte faire vivre sa Camaro par le biais de séries spéciales. Première au programme : la 45th Anniversary qui est déjà en vente.

Un petit reproche tout de même : pourquoi ces pliures sur les ailes arrière qui ne font même pas semblant d’être des entrées d’air ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et mettre des vraies ouvertures ? Mais c’est du détail…

On retrouve un style hors norme à l’intérieur avec les compteurs un peu rétro, et les différents cadrans au bas de la console centrale. Un endroit ou vos yeux n’iront jamais en roulant, ce qui fait penser qu’ils ont plus un rôle esthétique que pratique.

La position de conduite peut être réglée assez basse, et aucun problème pour trouver une position confortable.

Si vous pensez voiture américaine, vous imaginez un intérieur grossier, mal fini, avec des matériaux basiques, des boutons « Playskool » et des ajustements aléatoires. Avec cette Camaro, on réalise combien les américains ont fait des progrès. Certes, il reste quelques détails à peaufiner, comme l’ajustement de la barre en plastique qui parcourt le tableau de bord, certains matériaux trop bas de gamme, mais franchement, il n’y a rien de choquant.

Du côté de l’habitabilité, la place est royale à l’avant, un peu réduite au niveau des jambes à l’arrière, mais la Camaro peut emmener deux adultes à l’arrière sans que ceux-ci ne deviennent des ennemis…

Le coffre permet sans problème de partir en weekend, pour les vacances en camping, ça sera un peu juste.

Allez, il est temps de réveiller le V8 et ses 405 chevaux qui sommeillent sous le capot. A noter que la version à boite manuelle dispose, elle, de 432 chevaux. Hahhh ce son roque, voilà qui met tout de suite dans l’ambiance.

Le pare-brise s’illumine avec un affichage tête haute (HUD) qui affiche sa petite animation style Star Trek. On y va. Le temps de sortir du parking, on peut déjà remarquer deux points : la Camaro est imposante, et le rayon de braquage n’est pas des plus courts.

Nous voilà rapidement libérés de la circulation pour nous retrouver sur les nationales suisses. Il est temps de voir ce qu’il y a sous le capot : Appuis à fond sur l’accélérateur, un temps assez long avant que la boite de rétrograde, et GRRRROOARRR c’est parti, il y a un ours dans le moteur. Dommage que cette boite soit lente, elle masque trop la puissance du moteur. Il existe des palettes au volant, mais n’apporte pas grand-chose en terme de rapidité de changement de vitesse. A noter qu’après utilisation des palettes, la boite reste en mode manuel pendant un certain temps.

C’est dans ces moments-là que l’on apprécie tout particulièrement l’affichage tête haute de la vitesse. C’est que l’on se laisse rapidement enivrer par le bruit du moteur sans porter attention à la vitesse. Et en ce qui concerne les radars et la répression routière, la Suisse n’est pas reconnu pour son laxisme …

Les suspensions, bien qu’ajustées pour l’Europe sont assez souples. Bien pour le confort, mais moins bien pour le comportement sportif. Heureusement, la rigidité du châssis est ici maitrisée, un bon point, moi qui me remémore des ballades « tortillantes » en cabriolet aux US…

Sur route sinueuse, la Camaro s’en sort sans problèmes, disposant d’une très bonne tenue de route et répondant à toutes les sollicitations du conducteur. A noter que pour gagner en sobriété, le moteur est pourvu d’un système qui va couper 4 des 8 cylindres en cas de faible sollicitation du moteur, permettant ainsi, d’après Chevrolet, d’économiser 7,5% de consommation. Au final, cette dernière est annoncée à 13,1l/100km. Pas exagéré pour un véhicule de ce gabarit, capable d’abattre le 0 à 100 en 5,6 secondes.

L’essentiel est ailleurs :

Mais, vous vous en doutez, on n’achète pas une Camaro pour les sensations de conduite sportive. Son atout majeur, c’est sa plastique.  On a beau prétendre, ne pas être du genre m’a-tu-vu, à ne pas aimer se pavaner devant les autres, il faut avouer qu’on éprouve un certain plaisir à voir les regards attirés par la voiture. Car les réactions qu’elle provoque sont un peu similaires à celles de mannequins Victoria Secret débarquant dans les vestiaires de rugbymen…

Et à ce prix, nul autre voiture ne produira cet effet. Et dire qu’au même tarif, vous auriez juste pu prendre une Audi A3 cabriolet….

Caractéristiques :
Dimensions Lxlxh : 4,84 x 1,92 x 1,38
Capacité du coffre : de 287 l à 328 l (capote ouverte ou fermée)
Poids à vide : 1920 kg
Mode de transmission : Propulsion
Moteur : V8 16 soupapes      6,16 cm3
Puissance : 405 ch/298 kW@5900 tr/mn
Couple : 556 Nm@4300 tr/mn
Transmission : automatique séquentielle, 6 rapports
Consommations : urbain : 18,9 l/100km     extra-urbain : 9,7 l/100km     mixte : 13,1 l/100km
Rejets de CO2 : 304 g/km
Accélérations : 0 à 100 km/h en 5,6s
Prix : 46 000€

Galerie Chevrolet Camaro Cabriolet:

[zenphotopress album=13112 sort=latest number=64]

Poster un Commentaire

9 Commentaires sur "Essai Chevrolet Camaro Cabriolet: Plein la vue"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
CABONE
Invité

AU MEME TARIF ON PEUT AVOIR UNE NISSAN 370Z OU UNE HYUNDAI GENESIS TOUTES DEUX PLUS EFFICACE ET MIEUX FINIES

Fun
Invité

Celui qui achète une Camaro n’a que faire d’une Genesis ou d’une 370Z ou d’une quelconque efficacité ou finition.
C’est un achat passion!
Ici on parle d’un bon gros V8 américain et pas d’un V6….

Michel
Invité

Elles ne boxent pas dans la meme categories……..
Un essai de l’aveo, c’est possible ?

Marcel
Invité

un muscle car reste un muscle car,c est sa catégorie et ca c est unique aux poney cars Américains.la sensation est aussi unique.amitié

Hugo-Boff
Invité

La 370Z ne boxe peut-être pas dans la même catégorie, mais reste un coupé sportif, mythique (tout les deux ayant leur histoire)… et à tarif égal avec une Audi A3 cab, la Nissan s’en rapproche beaucoup plus… Et l’A3, en + de son allure « normale », ne fait que 200cv… Comparer avec une Camaro… Bref, tout est dit dans l’article ^^ (Ceci-dit en passant, excellent test, naturel, vrai… ça donne envie avec les beaux jours qui arrive 🙂

titiz
Invité

ca me fait rire les mecs qui compare les muscle car americaine au petrolette européene! au states le but n’est pas le luxe et bling bling ou des v8 au bruit d’un 4cyl! une stang ou une camaro ca n’a rien n’a voir,aucune comparaison a faire c’est tout! c’est juste une question de passion,choses qu’on trouve rarement avec une européene!

Ek3driver
Invité

+1 Titiz. La voiture passion en europe est morte il y a bien longtemps !
Très joli essai en tout cas, et j’aime bien la référence à la pub pour la Golf, si c’est volontaire… 😀

wpDiscuz